La Société Française d’Ecologie et d’Evolution (SFE2) vous propose ce Regard du géographe Gérard Briane sur les chataigneraies d’Occitanie, rédigé avec le concours d’Anne Teyssèdre pour la SFE2.
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Les châtaigneraies d’Occitanie :
un patrimoine biologique et culturel à sauvegarder
Gérard Briane (1) avec le concours d’Anne Teyssèdre (2)
(1) : Maître de conférences émérite, Département de Géographie, Environnement, Aménagement, laboratoire GEODE UMR 5602, Université Toulouse Jean Jaurès
(2) : Docteure en biologie évolutive, médiatrice scientifique interdisciplinaire (ITE, SFE2)
Regard RO28, édité par Anne Teyssèdre
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Mots clefs : Châtaignier, Occitanie, castanéiculture, agrodiversité, biodiversité, ethnodiversité, préservation
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- Résumé
- Le châtaignier en Occitane : une longue histoire
- Le développement maximal et le déclin
- La préservation de l’agrodiversité du châtaignier
- Les châtaigneraies, des habitats riches en biodiversité
- Conclusion
- Glossaire
- Remerciements
- Bibliographie, filmographie
- Regards connexes
- Forum de discussion
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Résumé
Présente aujourd’hui essentiellement sous forme de taillis, la châtaigneraie de l’Occitanie a constitué par le passé une ressource importante pour les sociétés rurales, comme en témoigne le grand nombre de variétés locales introduites et greffées. Afin de préserver ce patrimoine génétique et culturel, plusieurs initiatives de sauvegarde des variétés locales sont réalisées depuis les années 1990. Les vergers traditionnels de châtaigniers constituent un milieu spécifique du point de vue de leur biodiversité.
Le châtaignier en Occitane : une longue histoire
Le châtaignier (Castanea sativa Miller) a joué en Occitanie un rôle primordial dan s les sociétés rurales, notamment dans les Ségalas* aveyronnais, lotois et tarnais, en Montagne Noire, dans les Monts de Lacaune et le Piémont pyrénéen (Hautes-Pyrénées, Ariège et Haute-Garonne) (Leterme,1995, et voir la carte Fig.1). Le châtaignier constituait souvent dans ces territoires, avec le seigle, une des bases de l’alimentation humaine et des animaux domestiques.
Le châtaignier a largement été utilisé, pour tous ses produits : dans le châtaignier « tout est bon », d’où son nom d’« arbre à pain » ! De nombreuses variétés de châtaigniers ont perduré jusque’à aujourd’hui (voir plus bas) pour leurs qualités alimentaires, gustatives et technologiques (bois) (Breisch, 1986). Son fruit conserve, tout d’abord, une place particulière dans la mémoire collective (INVUFLEC-CTIFL, 1978). Les soupes, farces, sauces, confiseries… à base de châtaignes enchantent encore nos cuisines régionales. On utilisait également son bois pour le chauffage, les charpentes ou les piquets, les jeunes pousses de l’année pour la vannerie, la sève pour la production de tanin, les feuilles servaient de litière, les bogues de matière organique…

Fig.1 : Carte de répartition des variétés locales de châtaignes en Occitanie.
Source : Atelier de conception UT2J, conception G. Briane, 2026.
Sur ses origines, il y a beaucoup d’incertitudes malgré les études paléo-environnementales (palynologie* et anthracologie*) réalisées à ce jour (voir le film : Origines du châtaignier). Car tout dépend du point de vue où l’on se place : celui de l’espèce et son « indigénat » (arbre autochtone en Eurasie depuis des millions d’années) ou celui des variétés locales sélectionnées par les humains au fil du temps. Les paléoécologues tel Didier Galop (2016) ont montré que le châtaignier (Castanea sativa Mill.) est une espèce native en France (i.e. ayant précédé les humains), puisqu’on en trouve des pollens dès le début de l’Holocène, ou des feuilles fossilisées dès l’ère Tertiaire (probablement dès le Miocène), notamment dans les Cévennes et le sud du Massif Central. Mais sa culture à partir du Proche-Orient l’a fortement disséminée et diversifiée en de nombreuses variétés, cultivées dans des vergers à distance variable des châtaigniers sauvages, épars quant à eux dans les forêts. Les points d’origine semblent être la Transcaucasie, l’Arménie, et la Perse d’où elle va gagner le monde grec. C’est avec Théophraste au IVème siècle avant JC que le fruit est clairement cité et parfois nommé « gland de Zeus ».
Selon Jean-Robert Pitte (1986), il ne fait aucun doute que la culture du châtaignier a été développée au Proche-Orient, comme celle de beaucoup d’autres arbres fruitiers, et qu’elle a ensuite été transmise aux Grecs, puis aux Romains qui l’ont diffusée partout où cela était possible en Europe occidentale. Pour étayer cette histoire antique, nous pouvons avancer des arguments botaniques, linguistiques, textuels, mais surtout palynologiques (étude des pollens extraits des couches profondes des tourbières).
On retrouve sa trace dès le début du Moyen Age dans les écrits, (Béteille, 1973) même si à cette époque il était probablement beaucoup plus disséminé dans l’espace. Toutefois, cette trace se perd au cours du Moyen-Age et il semble que ce n’est qu’avec la croissance démographique des XVI et XVIIèmes siècles que sa culture s’est largement répandue en Europe de l’Ouest
On trouvait essentiellement cette culture sous forme de pré-châtaigneraies ou plantades. La place occupée par les vergers peut parfois être considérable; par exemple, la région de Pradinas, au cœur du Ségala aveyronnais, atteint 75% de la superficie de la commune en 1771 (Beteille, 1973). Mais cette période de castanéiculture intense s’éteint avec l’arrivée de la pomme de terre, vers 1820-1830.
Le développement maximal et le déclin
Dès le XVIIème siècle au moins, on a constaté que le châtaignier livré à lui-même ne produit que peu de fruits. Les arbres cultivés sont alors semés, plantés et greffés (Bruneton-Governatori A., 1984). Ils sont parfois même « surgreffés* ». Ensuite, ils sont émondés* tous les 3 à 4 ans, afin d’améliorer leur productivité. Cette culture sera pratiquée jusqu’aux années 1950. Les châtaigneraies étaient, à l’origine, plantées sur les bons terroirs, en versant nord ou ouest pour éviter la gelée de printemps et la trop forte sècheresse estivale, notamment dans les vallées – le versant plus ensoleillé (soulane*) étant laissé prioritairement à la vigne ou aux céréales, souvent cultivées en terrasses.
L’espèce étant acidophile, elle prospère dans les terrains schisteux, gneissiques, gréseux ou granitiques. Cependant, le châtaignier craint le froid et ne dépasse pas 700 m d’altitude en Europe de l’Ouest.
Aujourd’hui, les forêts et châtaigneraies d’Occitanie occupent encore, avec 153 000 hectares (ha) selon l’IFN (2024), le 3ème rang national après la Dordogne et la Corrèze (CRPF, 2014). La production de châtaignes varie cependant largement d’une région à l’autre. Ainsi les Cévennes en produisent annuellement 1700 tonnes (t), soit 7 à 11 fois plus que chacun des autres départements d’Occitanie concernés, à savoir le Lot (220 t), l’Aveyron (200 t.), l’ensemble Tarn – Tarn-et-Garonne (190 t) et les Pyrénées (150 t)!

Forêt cévenole. Cultivés ou non, les châtaigniers sont nombreux dans les forêts d’Occitanie. Cliché A. Teyssèdre, PNR des Cévennes.
De façon a priori étonnante, sachant que les castanéiculteurs n’utilisent que peu ou pas de pesticides ou d’engrais synthétiques, les châtaigneraies cultivées en label bio ne représentent que 0,6% environ de cette surface (soit 914 ha). Que le lecteur se rassure, l’explication est plus administrative qu’écologique ! En effet, les châtaignes bénéficiant d’un « a priori » de qualité et la demande de labellisation bio n’étant pas si simple, peu de producteurs font les démarches requises pour obtenir ce label.
Plusieurs phénomènes conjugués ont favorisé l’abandon progressif de la castanéiculture en Occitanie, au cours des deux derniers siècles :
- l’introduction de la pomme de terre, à la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle,
- l’arrivée de maladies et parasites spécifiques au châtaignier (encre, chancre de l’écorce, cynips…) au milieu du XXème ou au XXIème siècle,
- l’avènement de l’agriculture moderne, notamment l’adoption de nouvelles techniques de fertilisation (chaulage) facilitée par la création de plusieurs voies ferrées (Toulouse/Capdenac, Rodez/Albi, …), pour le transport de la chaux et d’autres matériaux, la mécanisation, les progrès de l’élevage,
- les remembrements et défrichements des années 1960/70, souvent encouragés par les autorités,
- la déprise rurale après les deux guerres mondiales et le manque de main d’œuvre « bon marché » (les brassiers),
- l’abattage des châtaigniers pour la production de tanins* essentiellement au début du XXe siècle, .
- la chute de la consommation de châtaignes et marrons et la baisse consécutive des prix de vente après la 2ème moitié du XXe siècle,
- etc…
En toute logique, l’abandon progressif de la castanéiculture en Occitane a causé une érosion du patrimoine génétique et culturel associé. Pour enrayer cette perte, vers la fin du XXème siècle, il est apparu nécessaire à quelques scientifiques, gestionnaires et bénévoles (voir plus bas) de préserver les variétés locales, en soulignant leurs multiples intérêts : intérêt gustatif, adaptation au terroir local, diversité des productions (fruit frais, transformation, farine, confiture et crème de marron, alimentation animale…), intérêt génétique… (Sauvezon et coll., 2000).
Le patrimoine culturel castanéicole quant à lui était encore abondant au début du XXème siècle : sécadous et claies pour faire sécher les châtaignes, fourches et râteaux, paniers en châtaigniers, le Burgaire, bâton fourchu, les gadafas, pinces pour extraire les châtaignes des bogues, etc…, ainsi que toutes les pratiques associées à ces objets. Ce riche patrimoine aussi pourrait être pris en compte et préservé!
La préservation de l’agrodiversité du châtaignier
Dans les années 1980, les menaces qui pesaient sur le patrimoine biologique et culturel associé à la castanéiculture ont fait prendre conscience à une poignées de passionnés de la nécessité et de l’urgence de le préserver et le sauvegarder, notamment avec la création d’un verger conservatoire en Aveyron à partir de 1992 (Briane G., 1998). Celle-ci a fait l’objet d’une première campagne de prospection des variétés locales de châtaignier sur le terrain après enquête et à l’initiative d’une poignée de bénévoles.

Fig.2 : Verger conservatoire de Rignac. Cliché G. Briane
Les premières études de description botanique, en collaboration avec l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique, La Grande Ferrade, 33 883 Villenave d’Ornon), le CNRS (Université de Toulouse Jean Jaurès, GEODE (Géographie de l’Environnement)), UMR 5602 CNRS et le CTIFL (Centre Technique des Fruits et Légumes, Lanxade) sont réalisées à partir de 1993, ainsi que la mise en place des premiers porte-greffes sur le site de La Croix Blanche, à la prospection des variétés sur le terrain est très importante et il est nécessaire de rechercher des propriétaires connaissant encore bien leurs châtaigneraies (variétés, usages, emplacements…) (Briane, Chapa, 1993). Une enquête ethnobotanique est réalisée (localisation et marquage des arbres « in-situ », usages, mode d’exploitation, description de l’arbres, etc…). Ces différentes variétés sont d’abord étudiées in-situ pendant trois ans avant d’être introduites dans le verger conservatoire (Fig. 2).
Ces études visent à une description « pomologique* » des différentes appellations. Ceci consiste en la description botaniques des tiges, des feuilles et des chatons au printemps, puis l’analyse des fruits et de leur qualité à l’automne. Ce type d’étude est répété pendant trois campagnes successives, de 1993 à 1995, afin d’avoir une meilleure représentativité de l’échantillon (variabilité interannuelle). (fig. 3).

Fig.3 Exemple de fiche variétale.
Enfin, à partir de 1996, les premières greffes de variétés locales de châtaigniers dans le verger-conservatoire sont réalisées. A ce jour, plus de 70 variétés locales sont préservées (Vincent, 2021). Le Site du conservatoire est localisé à Rignac en Aveyron (ferme de la Croix Blanche). Il permet de regrouper et d’étudier les variétés précédemment déterminées après attribution d’un numéro d’introduction dans le verger pour chaque variété (UPOV, 1989). Une étude génétique a également été réalisée (Bouffartigue C., 2020). Le greffage des variétés retenues est effectué après élimination des doublons ou des variétés trop proches sur quatre porte-greffes différents (marsol, maraval, marigoule et sativa) afin de faire face à de nombreux problèmes d’incompatibilités entre greffon et porte-greffe.
De nombreuses variétés ont ainsi pu être décrites comme la paquette, la canourguel, le marron de pays, le marron fin dans le nord du département et la vallée du Lot. On peut aussi citer le marron de Laguépie (ou Rousse) (Fig. 3), la tounibe, la savoye, la rousse del Bar, la teillette, la dardalassela sauvage de l’Amic ou la corne de bœuf dans les ségalas et le bassin houiller ou bien la gène, l’abourive de Montjaux, la Cévenole d’Ornoye dans la vallée du Tarn ou les contreforts des Cévennes. Un inventaire et une description des variétés des Hautes-Pyrénées et de l’Ariège ont été réalisées en partenariat avec les associations locales. Il s’agit de l’association RENOVA à Daumazan/Arize pour l’Ariège et la Haute-Garonne et de l’association Pour le Renouveau de la Châtaigne à Sarlabous dans les Hautes Pyrénées. Parmi les variétés recensées, on peut citer la Rousse de Nay, la Pato de loup, la fine de Montpla, la belle ou la Castéranne (voir la carte, fig.1).
En fait, le verger devrait permettre, non seulement de préserver un patrimoine local menacé, mais aussi d’offrir aux castanéiculteurs des variétés de grandes qualités gustatives adaptées à leur terroir, ou bien des pollinisateurs adaptés aux nouvelles variétés. Un travail est actuellement en cours et réalisé par le laboratoire CEFE du CNRS (projet Résilience, 2025/28, CEFE CNRS Montpellier), au niveau du sud de la France, afin de mieux connaître le comportement des variétés locales face au changement climatique. Toutefois, il ne faut pas espérer de miracles : si quatre ou cinq variétés reprennent place sur nos marchés, ce sera probablement tout ce qui pourra revivre de nos 70 variétés locales recensées !
La châtaigne va-t-elle renaître de ses cendres tout comme le phoenix ? Actuellement, en Occitanie, des plantations sont réalisées avec des variétés locales ou des variétés commerciales hybrides. Encore faut-il que les pouvoirs publics aident ce renouveau. Pourquoi ne pas reconvertir ou rénover les vieux vergers ? Pourquoi verser seulement des aides aux productions animales et aux grandes cultures ? La prise de conscience d’un riche potentiel demande du temps, mais elle semble être en cours.
Notons que les anciennes pratiques de culture sont en partie reprises -notamment dans les Cévennes-, mais aussi en partie modernisées. Pratiques, outils et objets dédiées à la casténéiculture au XVIIIème et XIXème siècle sont par ailleurs répertoriés et ‘immortalisés’ dans les archives et scénographies de plusieurs musées régionaux (cf. fig.4, a et b).

Fig.4a : Technique de décorticage des châtaignes au XIXe siècle (scénographie), Musée des Vallées cévenoles (Maison Rouge).Cliché A. Teyssèdre

Fig.4b : Exposition de techniques castanéicoles, d’outils anciens et autres objets en bois de châtaignier, au Musée des Vallées cévenoles (Maison Rouge). Cliché A. Teyssèdre
Les châtaigneraies, des habitats riches en biodiversité
En complément à la préservation de l’agrodiversité castanéicole, on se rend également compte de la grande diversité d’espèces (diversité spécifique) que comportent les vergers traditionnels de châtaigniers (Fig. 5). Il s’agit même d’un des rares milieux d’origine anthropique (car agricole) à être intégré dans les habitats naturels Corine biotope dans le cadre de Natura 2000, notamment dans les Cévennes méditerranéennes (habitat 41.9) (Gégout J.C., Rameau J.C. et coll., R. 2007, Bardat J. et Coll. 2004).

Fig.5 : Verger traditionnel en terrasse. Cliché G. Briane
Ces vieux vergers de châtaigniers constituent en effet des habitats importants pour plusieurs espèces d’insectes saproxyliques (lucane cerf-volant), de nombreuses espèces d’oiseaux (sitelle torchepot, pic épeiche, chouette hulotte…), de mammifères comme les chiroptères (Noctule de Leisler, Murin de Daubenton), martres, genettes, fouines…, de reptiles (couleuvre d’Esculape, orvet…).
Concernant la flore, les vielles châtaigneraies sont des milieux favorables à de nombreuses espèces de plantes à fleurs (angiospermes) caractéristiques des pelouses et landes acidophiles. Plusieurs espèces de bruyères (Erica sp., Calluna vulgaris), de genêts (Cytisus scoparius), ajoncs (Ulex europaeus), adénocarpes (Adenocarpus complicatus), Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius) se développent dans leurs sous-bois. Au niveau des espèces herbacées, on peut citer de nombreuses espèces comme des fétuques, des fougères, des brunelles (Brunella sp.), centaurées (Centaurea sp.), des rumex (Rumex sp.), des orpins (Sedum sp.), Germandré scorodoine (Teucrium scorodonia), Epervière des murs (Hieracium murorum), Pâturin des bois (Poa nemoralis)…
Il en est de même pour les champignons, dont de nombreuses espèces affectionnent les châtaigneraies. Le lichen Lobaria pulmonaria, dit « pulmonaire », constitue pour sa part l’une des rares espèces de lichen indicatrices d’un milieu non pollué et peu perturbé.
Conclusion
Le châtaignier est un arbre aux multiples ressources… En plus de nous fournir des fruits et du bois, cet arbre cultivé depuis des centaines d’années présente une multitude de variétés locales et donc un patrimoine génétique considérable (agrobiodiversité). Enfin, sa culture traditionnelle a généré un patrimoine culturel (ethnodiversité) très diversifié et les châtaigneraies constituent un patrimoine biologique (biodiversité) d’une grande richesse, reconnue au niveau européen par les habitats naturels Natura 2000.

Vieux châtaignier cévenol à l’orée d’une forêt, Parc Naturel Régional des Cévennes. Cliché A. Teyssèdre,
Glossaire
- Anthracologie : étude des charbons de bois.
- Emondage : taille sévère des arbres.
- Palynologie : étude des pollens.
- Pomologie : étude et description des variétés fruitières.
- Ségala : territoire géographique de l’ouest de l’Aveyron, du nord du Tarn et du nord est du Lot. Il est caractérisé par l’acidité des sols.
- Soulane : versant exposé au sud.
- Surgreffe : permet de changer une variété, par greffe, sur un arbre déjà greffé.
- Tanins : composants de la sève toxiques pour les vertébrés, à fonction défensive contre les prédateurs.
Remerciements:
Je remercie chaleureusement Loïc Vincent et Laetitia Falliez, salariés du verger conservatoire de Rignac, Joseph Buosi de l’atelier de cartographie du département de géographie, aménagement et environnement de l’Université de Toulouse Jean Jaurès, et Jean Jimenez, réalisateur de l’Université Toulouse. Grand merci également à Anne Teyssèdre pour son aide à l’écriture et à la mise en forme de ce ‘Regard’.
Bibliographie, filmographie
- BARDAT J., BIORET F., BOTINEAU M. et coll., 2004. Prodrome des végétations de France, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. 171 p. Patrimoines naturels, 61p.
- BETEILLE R., 1973, La vie quotidienne en Rouergue avant 1914, Hachette, 254 p
- BOUFFARTIGUE C., 2020, Importance de la re-domestication pour la conservation de l’agrobiodiversité : le cas du châtaignier. Sciences agricoles. Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France, 2020. Français. 278 p. ⟨NNT : 2020IAVF0016⟩. ⟨tel-03439538⟩
- BREISCH H., 1995, Châtaignes et marrons, CTIFL, 239 p.
- BRIANE G., 1993, La ressource mellifère en moyenne montagne, analyse floristique et cartographique, Thèse Université Toulouse Le Mirail, t 1 : 395 p, t 2 : 425 p
- BRIANE G., 1998, Un verger conservatoire châtaignier en Aveyron : pour quoi faire ? Fruits oubliés, revue de pomologie vivante n°3/98, p 9 à 12
- BRIANE G., CHAPA J., 1995, Description des variétés de châtaignes et de marrons de l’Aveyron. Bilan de 3 années d’observations, AACVL/INRA/GEODE, 237 p.
- BRIANE G., 2010, Le châtaignier, un arbre à tout faire, Midi-Pyrénées Patrimoine, n° spécial « Terroirs, fruits de l’homme », n°22, p 24 à 31.
- BRUNETON – GOVERNATORI A., 1984, Le pain de bois, Eché, 500 p.
- C.R.P.F., 1995, Produire du bois de châtaignier, sud Massif Central : Aveyron, Lot et Tarn, C.R.P.F. Midi-Pyrénées, 42 p.
- CTIFL, 2023, La châtaigne, Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes, 334 p.
- GÉGOUT J.C., RAMEAU J.C., RENAUX B., JABIOL B., BAR M. 2007. Les habitats forestiers de la France tempérée. Typologie et caractérisation phytoécologique. AgroParisTech, ENGREF, Nancy. 716 p, 6 annexes.
- Filmographie, BRIANE G. et JIMENEZ J., 2016, Des châtaigniers et des hommes dans le SW Méditérranéen, film UVED
- GALOP D., Des châtaigniers et des hommes dans le SW Méditérranéen, film UVED BRIANE G. et JIMENEZ J., 2016
- INVUFLEC-CTIFL, 1978, (BERGOUGNOUX.F et VERLHAC.A) INVUFLEC BREISCH (CNICM) CHAPA (INRA), Le châtaignier, production et culture, INVUFLEC, 191 p.
- LETERME E. (BRIANE G. coll.) , 1995, Les fruits retrouvés, histoire et diversité des espèces anciennes du Sud-Ouest, Editions du Rouergue, 288 p.
- PITTE JR.,1986, Terres de castanides, Fayard, 480 p.
- SAUVEZON R., SUNT C., BRIANE G. et coll, 2000, Châtaignes châtaigniers en régions méditerranéennes françaises, Edisud, 167 p.
- VINCENT L., 2021, Description des variétés de châtaignes et de marrons de l’Aveyron. Bilan de 3 années d’observations AACVL/INRA/GEODE, 237 p.
- UPOV (Union Internationale pour la Protection des Obtentions Végétales), 1989, Principes directeurs pour la conduite de l’examen des caractères distinctifs, de l’homogénéité et de la stabilité des variétés de châtaigniers (Castanea sativa Mill.) Genève, 23 p.FilmographieBriane G et J. Jimenez, 2016. Des châtaigniers et des hommes dans le sud-ouest européen, 18 Films UVED/DTICE/GEODE https://www.uved.fr/fiche/ressource/des-chataigniers-et-des-hommes-le-renouveau-de-la-castaneiculture-dans-le-sud-europeen1. Les quatre temps des châtaignes (film de 20 min.)
2. Les origines du châtaignier (11 min.)
3. La civilisation du châtaignier (15 min.)
4. Le châtaignier, arbre du paysage (15 min.)
5. L’écologie du châtaignier (15 min.)
6. Les ennemis du châtaignier (20 mn.)
7. La châtaigne, un produit bio ? (15 min.)
8. Le châtaignier, un atout pour l’agro diversité ? (15 min.)
9. L’économie du châtaignier (26 min.)
10. Foresterie du châtaignier (15 min.)
11. La filière châtaigne : farine, marrons glacés, confitures… (15 min.)
12. Mise en valeur de la châtaigneraie à travers les espaces protégés (15 min.)
13. Le châtaignier, pays et terroirs européens : Espagne (20 min.)
14. Le châtaignier, pays et terroirs européens : Portugal (20 min.)
15. Le châtaignier, pays et terroirs européens : Italie (20 min.)
16. Le renouveau de la castanéiculture : quel avenir pour la châtaigne ? (20 min.)
17. L’évolution des paysages de la châtaigneraie en vallée du Viaur (Aveyron/Tarn) (7 mn.)
18. L’évolution des paysages de la châtaigneraie en Cévennes (10 mn.)
Regards connexes :
- Regards sur l’agriculture : https://sfecologie.org/tag/agriculture/
- Regards sur les habitats : https://sfecologie.org/tag/habitats/
- Regards sur la culture : https://sfecologie.org/tag/culture/
- Regards sur la préservation de la biodiversité : https://sfecologie.org/tag/preservation-biodiversite/
- Regard sur les forêts : https://sfecologie.org/tag/foret/
- sur les sociétés : https://sfecologie.org/tag/societes/
- sur les écosystèmes : https://sfecologie.org/tag/ecosystemes/
- sur les socioécosystèmes : https://sfecologie.org/tag/socioecosysteme/
- sur les changements globaux : https://sfecologie.org/tag/changements-globaux/
- sur gestion gestion et gouvernance : https://sfecologie.org/tag/gestion-et-gouvernance/
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Article rédigé avec le concours d’Anne Teyssèdre. Mise en ligne: AT.
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