Le contexte des changements globaux amène les politiques publiques à repenser l’aménagement urbain et à considérer les solutions fondées sur la nature (SfN) comme un moyen de remédier à certaines conséquences de ces changements : vague et îlots de chaleur urbains, pollution, sécheresse, gestion de l’eau,… Une de ses SfN mobilisées est l’arbre en ville (Escobedo et al., 2019; Rötzer et al., 2021). En effet, l’arbre présente de nombreux services écosystémiques permettant notamment d’améliorer notre qualité de vie en ville via l’ombrage qu’il procure, l’évapotranspiration qui permet aussi un flux rafraichissant. Si ces fonctions et processus écologiques sont bien connus en milieux dits naturels, leur évaluation en contexte urbain reste encore très flou. Pour remédier à cela la modélisation est un moyen efficace d’estimer certaines fonctions écologiques comme l’évapotranspiration afin d’éclairer les politiques publiques. C’est l’objectif du projet URBIS 3.0 développé par l’INSA de Lyon, en partenariat avec le LEHNA. Toutefois, pour calibrer ces modèles et les rendre crédibles, il est nécessaire de pouvoir les paramétrer avec des estimations les plus proches de la réalité possible. La forte diversité spécifique des arbres plantés en ville incite donc à l’utilisation de plusieurs valeurs d’évapotranspiration afin de pouvoir modéliser le fonctionnement de plusieurs espèces utilisables en ville. Si la bibliographie regorge de données, celles-ci sont encore réparties de manière assez disparates et nécessitent un travail de synthèse pour ce type de modélisation (Rahman et al., 2015; Sjöman et al., 2024). Une approche expérimentale, de mesure directe sur les arbres urbains permettrait également de tester et d’éprouver le modèle via des mesures empirique de conductance stomatique par exemple, en lien avec la réponse des arbres aux contraintes urbaines, notamment en termes de croissance (Zweifel et al., 2016). C’est à ce croisement entre données issues de la littérature et données empiriques que port cette offre de stage. L’objectif global est double :
– Constituer une base de données permettant de connaitre les performances fonctionnelles potentielles des arbres urbains en termes d’évapotranspiration et d’ombrage à des fins de modélisation mais aussi d’aide à la décision
– Eprouver les modèles grâce à des données empiriques et évaluer le rôle des conditions environnementales sur les performances fonctionnelles des arbres urbains lors d’une saison de végétation.
Les missions du stagiaire
Ce stage propose donc à l’étudiant·e de participer au projet de recherche Urbis 3.0 pour répondre à cette problématique. Ses missions seront, au cours des 6 mois de stage :
– Réaliser une synthèse bibliographique
– Mettre en place et suivre l’expérimentation sur le terrain
– Participer activement aux campagnes de terrain
– Récolter et analyser les données sous R afin de répondre à la problématique.

Profil recherché
Les qualités requises pour ce stage sont une appétence forte pour le travail de terrain et les expérimentations ainsi que des compétences de base sur R pour les analyses statistiques. Une bonne maitrise de l’anglais est nécessaire notamment pour l’étude bibliographique et la rédaction du rapport final. Enfin l’étudiant·e devra s’intégrer au sein de l’équipe du laboratoire, participer à la vie collective et donc faire preuve de dynamisme et d’implication.

Lieu de stage : Bâtiment Forel, 3ème étage, 66 rue Raphaël Dubois 69100 Villeurbanne

Rémunération : selon tarif en vigueur au 1er janvier 2027 (~600-700€/mois)

Durée : 6 mois

Date de début : mars 2027

Contacts et documents à fournir : pour votre candidature, veuillez faire suivre CV, lettre de motivation, bulletins de note de L3 et M1 à antoine.vernay@univ-lyon1.fr. Les candidatures sont ouvertes jusqu’à sélection d’un·e candidat·e après entretien.

Références :
– Escobedo, F. J., Giannico, V., Jim, C. Y., Sanesi, G., & Lafortezza, R. (2019). Urban forests, ecosystem services, green infrastructure and nature-based solutions: Nexus or evolving metaphors? Urban Forestry & Urban Greening, Green Infrastructures: Nature Based Solutions for Sustainable and Resilient Cities, 37, 3–12. https://doi.org/10.1016/j.ufug.2018.02.011
– Rahman, M. A., Armson, D., & Ennos, A. R. (2015). A comparison of the growth and cooling effectiveness of five commonly planted urban tree species. Urban Ecosystems, 18(2), 371–389. https://doi.org/10.1007/s11252-014-0407-7
– Rötzer, T., Moser-Reischl, A., Rahman, M. A., Hartmann, C., Paeth, H., Pauleit, S., & Pretzsch, H. (2021). Urban tree growth and ecosystem services under extreme drought. Agricultural and Forest Meteorology, 308–309, 108532. https://doi.org/10.1016/j.agrformet.2021.108532
– Sjöman, H., Watkins, H., Kelly, L. J., Hirons, A., Kainulainen, K., Martin, K. W. E., & Antonelli, A. (2024). Resilient trees for urban environments: The importance of intraspecific variation. PLANTS, PEOPLE, PLANET, 6(6), 1180–1189. https://doi.org/10.1002/ppp3.10518
– Zweifel, R., Haeni, M., Buchmann, N., & Eugster, W. (2016). Are trees able to grow in periods of stem shrinkage? New Phytologist, 211(3), 839–849. https://doi.org/10.1111/nph.13995

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: antoine.vernay@univ-lyon1.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.