Sujet de Thèse :
A ce jour, la gestion des pêcheries à La Réunion ne prend pas en compte l’impact des pêches récréatives et informelles, pourtant reconnues comme pression majeure pour certaines espèces. Il est donc urgent d’avoir des outils pour proposer des mesures de gestion intégrant ces pêches non professionnelles. En 2023, on comptait 323 pêcheurs professionnels et près de dix fois plus de pêcheurs récréatifs pratiquant depuis un bateau ou à partir du rivage. De plus, les enquêtes cadres indiquent que la pêche récréative continue de se développer et exerce une pression au moins comparable à celle de la pêche commerciale sur les écosystèmes marins côtiers et pélagiques de l’île. Malgré cela, seules les activités de pêche professionnelle font actuellement l’objet d’un suivi et d’une réglementation et sont utilisées pour évaluer l’état des stocks halieutiques et définir des mesures de gestion. Par ailleurs, si certaines pratiques illégales persistent, leur impact sur le socio-écosystème reste incertain, en particulier dans le contexte de la dégradation progressive des récifs coralliens induite par le changement climatique et de multiples facteurs de stress locaux. Les axes de travail de cette thèse seront : 1) une description des pratiques et une quantification des captures des pêches récréatives et informelles à La Réunion à partir de l’ensemble des observations et enquêtes disponibles; 2) l’analyse de leurs impacts sur les écosystèmes marins, ainsi que sur d’autres usages maritimes – en particulier la pêche commerciale – et sur les services rendus à la société en utilisant un outil de modélisation de dynamique de pêcherie; 3) co-concevoir avec les acteurs des scénarios de gestion réalistes et les évaluer afin de garantir la durabilité des pêcheries et la résilience du socio-écosystème marin de La Réunion.
Compétences attendues :
halieutique ou en écologie quantitative ou statistiques/mathématiques appliquées avec un fort intérêt pour les applications en sciences de l’environnement. Expérience des approches de modélisation statistique (GLMM/GAM/RandomForest/Réseaux de neurones…) et mécaniste (par ex. modèles d’évaluation des ressources, ISIS-Fish…). Programmation en R, JAVA, Git. Une bonne maîtrise de l’anglais. La connaissance du créole réunionnais serait un plus.
Encadrement :
Mahévas Stéphanie, Modélisation – IFREMER, MARBEC Sète (HDR, Directrice et PI PC3),
Thomas Claverie, Ecologue, biologiste, université de La Réunion, EMR SANTECO, UMR ENTROPIE
Erwann Lagabrielle, Géographe; université de La Réunion
Emmanuel Tessier, Biologiste – IFREMER, MARBEC Sète
Pour postuler :
Envoyer CV et lettre de motivation à :
stephanie.mahevas@ifremer.fr et thomas.claverie@univ-reunion.fr
Plus d’information ici :
https://umr-entropie.ird.nc/application/files/8717/7726/7823/2026-FishRun-Mahevas-Claverie-SujetDetaille.pdf
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