Ce post-doctorat d’un an s’inscrit dans le contexte de la transition agroécologique, où la diversification des cultures, notamment via les mélanges variétaux, constitue un levier majeur pour améliorer les performances des couverts, mais reste encore difficile à maîtriser. La complexité des interactions entre plantes et leur forte dépendance au contexte de croissance limitent aujourd’hui la capacité à prédire les performances agronomiques. En s’appuyant sur l’écologie fonctionnelle comparative basée sur les traits, le projet vise à tester dans quelle mesure les traits mesurés en conditions contrôlées permettent d’anticiper les interactions plante–plante et la performance des cultures au champ. L’objectif est ainsi de comprendre la robustesse des relations entre traits, interactions et performance lors du passage « du pot au champ », et d’identifier des combinaisons de traits utiles pour concevoir des mélanges variétaux performants.
Le projet repose sur l’analyse de deux dispositifs expérimentaux complémentaires portant sur dix-neuf génotypes de blé dur, cultivés en mélanges binaires et en culture pure, en conditions contrôlées en pot et au champ selon des protocoles comparables. Ces dispositifs incluent des mesures de traits aériens, racinaires et phénologiques réalisées dans les deux conditions, ainsi que des variables de performance telles que le rendement en grain et la biomasse totale produite. Cette base de données unique permettra d’analyser simultanément les relations entre traits, interactions inter-génotypiques et leurs conséquences agronomiques le long d’un gradient de complexité expérimentale croissante. Ce travail permettra ainsi de tester de manière rigoureuse la robustesse des relations établies en conditions simplifiées et leur pouvoir explicatif.
Les résultats attendus porteront sur l’évaluation quantitative du pouvoir prédictif des traits pour le fonctionnement des cultures diversifiées en conditions réelles. Le projet vise à identifier les dimensions phénotypiques réellement informatives pour comprendre et prédire les interactions plante–plante et la performance des mélanges variétaux, ainsi qu’à formaliser un cadre méthodologique transférable du pot aux systèmes cultivés. Les travaux donneront lieu à la production d’un article scientifique destiné à une revue internationale de référence à l’interface entre écologie et agronomie.

Profil recherché :
• Doctorat en écologie, agronomie ou domaine connexe
• Solides compétences en : analyse statistique (modèles mixtes, multivarié) sous R
• Intérêt pour : interactions biologiques, l’écologie des plantes cultivées
• Qualités attendues : autonomie scientifique, capacité à travailler en interdisciplinarité, rigueur dans la gestion et reproductibilité des données

Information pratiques :
• Contrat postdoctoral de 12 mois
• Localisation : CEFE, Montpellier
• Activités : analyse de données et rédaction scientifique (travail de bureau)
• Pas de travail expérimental requis
• Prise de fonction : entre le 1er juin et le 1er juillet 2026

Contact :
Florian Fort (florian.fort@cefe.cnrs.fr) et Cyrille Violle (cyrille.violle@cefe.cnrs.fr )
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