Comprendre la sensibilité des espèces au dérangement pour une meilleure CO-existence Humains–Avifaune littorale (COHAB)
Problématique
La fréquentation croissante de nos littoraux exerce une pression majeure sur la biodiversité dont les oiseaux côtiers (marins et limicoles). Quels sont les effets de cette fréquentation ? Comment ces espèces perçoivent-elles le dérangement humain et quels mécanismes inter- et intraspécifiques — traits d’histoire de vie, phénologie, expérience individuelle, exposition aux pressions — modulent leur sensibilité ? Quelles conséquences alors en termes de recommandations pour la conservation, la gestion des espaces littoraux ?
Cette thèse se propose de répondre à ces questions en combinant différentes approches :
(1) analyse des facteurs de variabilité de la sensibilité au dérangement, à partir d’une base de données bibliographiques de distance de fuite (35 000 observations couvrant 94 espèces d’oiseaux d’eau, marins, côtiers);
(2) études empiriques, croisant i) d’une part observations comportementales multi-espèces, multi-saisons et multi-sites des distances de réaction au dérangement et exposition des oiseaux pour évaluer l’efficacité des mesures de protection espèces-espaces ; et ii) d’autre part données de bio-logging (positionnement, vitesse) et de fréquentation humaine (bases de données externes) pour évaluer les impacts sur l’occupation spatiale, les déplacements et donc la sensibilité des zones fonctionnelles;
(3) analyse prospective, selon des scénarios d’évolution de la fréquentation et des enjeux de conservation des espèces et des espaces sous l’effet du changement climatique pour anticiper les adaptations.
Articulant écologie comportementale, spatiale et conservation, la thèse contribuera à la structuration d’un cadre scientifique pour l’adaptation des stratégies de gestion de manière à concilier au mieux usages humains et conservation de la biodiversité littorale et accompagner les transitions futures.
Mots clés : Co-existence humains-autres qu’humains, conservation (gestion), écologie spatiale et comportementale, oiseaux côtiers (marins et limicoles), espaces littoraux, zones fonctionnelles.
Conditions de réalisation :
Contexte : La thèse est en lien avec le programme LIFE « Espèces Marines Mobiles » , en particulier le WP qui vise – en concertation avec les acteurs de la gestion et de la conservation – à réduire les dérangements et les autres pressions affectant les habitats fonctionnels d’importance pour les espèces marines en complétant le réseau d’aires marines protégées et de protections fortes.
Financement : Le sujet est proposé au concours ED DIVONA 227 (juillet 2026) pour l’obtention d’une bourse doctorale et un démarrage de contrat espéré en octobre-novembre 2026. Le financement environné (fonctionnement, missions) est acquis. D’autres financements sont recherchés.
Modalités d’encadrement : Intégration au sein d’une équipe projet investie sur le sujet. Co-encadrement par Isabelle Le Viol (HDR), Clément Jourdan, Antoine Chabrolle du CESCO, (MNHN) en collaboration avec Martin Thibault (IRD) de l’UMR Entropie.
Localisation : CESCO – UMR7204 – Station marine de Concarneau.
Compétences recherchées : Profil M2 en écologie, en conservation, avec forte appétence pour la recherche et l’analyse de données. (Des compétences en ornithologie, des expériences en lien avec les acteurs de la conservation seraient un plus).
Candidatures et informations complémentaires : sur la plateforme ADUM – ED Divona (thèse COHAB); idéalement avant le 29 avril, clôture le 8 mai.
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