La pollution marine est un enjeu majeur, notamment à cause de la quantité de macro-déchets générés par les activités humaines, dont une part significative provient du matériel de pêche. Sur les façades atlantiques françaises, 20 à 35 % des déchets marins sont issus de la pêche ou de la conchyliculture. Le matériel de pêche est perdu en raison de multiples facteurs comme les mauvaises conditions météorologiques, les conflits d’usage, ou encore le déficit de sensibilisation. À court terme, les engins perdus représentent un danger pour la navigation, la faune marine et les habitats. À long terme, ces équipements, majoritairement en plastique, posent un risque sanitaire et environnemental important.
Le sujet de doctorat vise à étudier le phénomène de pêche fantôme, à savoir la capture d’animaux alors que l’engin est perdu. Il s’appuiera sur une base de données photographiques collectée sur la période 2020-2025 grâce au programme de sciences participatives Fish&Click (https://fishandclick.ifremer.fr/), des analyses en laboratoire sur du matériel de pêche retrouvé en mer (le/la doctorant.e complètera la collecte déjà bien avancée) et des tests en conditions réelles.
La pêche fantôme sera étudiée selon trois volets : la composition des espèces piégées en fonction du type d’engin, les quantités capturées au cours du temps (via des expérimentations sur filets et casiers) et le potentiel pêchant des engins retrouvés. Ces résultats permettront d’évaluer les impacts dus aux engins perdus sur différentes espèces et sur la zone d’étude.
Candidature avant le 20 avril 2026 sur : https://amethis.doctorat.org/amethis-client/prd/consulter/offre/2678
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