Les sols représentent l’un des plus grands réservoirs de carbone terrestre, avec un stock estimé à environ 1 580 Gt, et jouent ainsi un rôle central dans la régulation du cycle global du carbone. Les flux de carbone du sol résultent d’un équilibre dynamique entre les processus de stockage et de minéralisation, fortement influencés par l’activité des organismes du sol, et en particulier des vers de terre (Garnier et al., 2022). Les vers de terre sont reconnus comme des ingénieurs de l’écosystème. En effet, par leurs activités de bioturbation, de fragmentation de la matière organique et de modification de la structure du sol, ils influencent l’aération, l’hydrologie et l’organisation des micro-habitats microbiens (Blouin et al., 2013). Ces modifications ont des conséquences directes sur la décomposition de la matière organique et sur la dynamique du carbone du sol, pouvant conduire soit à une accélération de la minéralisation, soit à une stabilisation accrue du carbone sous des formes plus persistantes. Dans ce contexte, l’effet net des vers de terre sur le cycle du carbone du sol reste dépendant de plusieurs facteurs clés, notamment la densité et la taille des individus, la qualité de la matière organique et les conditions expérimentales (Lubbers et al., 2013).

Ce projet de stage vise donc à étudier l’effet de la densité et de la taille des vers de terre (espèce Aporrectodea caliginosa) sur la minéralisation du carbone du sol, à travers la mesure de la production de CO₂ en microcosmes contrôlés. Ces expériences permettront de mieux comprendre comment les caractéristiques biologiques des vers influencent les flux de carbone du sol. Elles fourniront également des bases expérimentales solides pour des études ultérieures, notamment dans une perspective de partitionnement isotopique des sources de CO₂. L’étudiant·e participera à l’entretien de l’élevage et aux mesures de minéralisation au laboratoire. Il/elle suivra des protocoles établis au sein du laboratoire.

Nous recherchons un·e étudiant·e motivé·e, à l’aise avec le travail de manipulation en laboratoire. Le stage se déroulera à l’UMR EcoSys (INRAE-AgroParisTech), à Palaiseau (France) du 04/05/2026 au 31/07/2026. L’étudiant·e sera encadré·e étroitement par Léa Dasque, Juliette Faburé et Raphaël Royauté et pourra bénéficier de l’appui du personnel technique travaillant dans le laboratoire. Des entretiens pourront être organisés la semaine du 03 mars.

Si vous êtes intéressé·e, merci d’envoyer un CV et une lettre de motivation à : lea.dasque@inrae.fr

Références:
Blouin, Manuel, Mark E. Hodson, E. Aranda Delgado, et al. « A review of earthworm impact on soil function and ecosystem services ». European journal of soil science 64, no 2 (2013): 161 82.
Garnier, Patricia, David Makowski, Mickael Hedde, et Michel Bertrand. « Changes in soil carbon mineralization related to earthworm activity depend on the time since inoculation and their density in soil ». Scientific Reports 12, no 1 (2022): 13616.
Lubbers, Ingrid M., Kees Jan van Groenigen, Steven J. Fonte, Johan Six, Lijbert Brussaard, et Jan Willem van Groenigen. « Greenhouse-gas emissions from soils increased by earthworms ». Nature Climate Change 3, no 3 (2013): 187 94.

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