Dynamiques de vieillissement des populations de lézards vivipare (Zootoca vivipara) le long du gradient pyrénéen.
Niveau du stage : Licence, césure ou équivalent
Période du stage : 4 Mai au 15 Juin 2026
Candidature : Dépôt des dossiers au fil de l’eau jusqu’au 20 Février 2026
Laboratoire d’accueil : iEES Paris, Sorbonne Université, équipe Variabilité Phénotypique et Adaptation (VPA)
Responsables du stage : Alexis RUTSCHMANN ; Email : alexis.rutschmann@sorbonne-universite.fr
Appui scientifique : Sandrine Meylan, Jean-François Le Galliard, Constant Perry et Olivier Lourdais.
Description du stage :
Résumé –
Notre équipe de recherche étudie les traits fonctionnels d’espèces de reptiles et leur implication dans la vulnérabilité de ces organismes aux changements climatiques. Ces travaux impliquent notamment l’étude des dynamiques de vieillissement des individus en fonction des caractéristiques climatiques de leur environnement. Nous recherchons pour les mois de Mai et Juin 2026 trois étudiants pour participer à la campagne de terrain que nous effectuerons dans les Landes et dans les Pyrénées. Elle aura pour but de comparer les différences de dynamiques de sénescence sur plusieurs populations d’un gradient altitudinal.
Problématique –
Chez les organismes ectothermes, le réchauffement climatique influence de nombreuses caractéristiques du cycle biologique en modifiant la température corporelle et les comportements de thermorégulation. Chez ces espèces, l’activité locomotrice, la digestion et l’assimilation énergétique sont dépendants des températures ambiantes. Ainsi, une augmentation des températures devrait accélérer la croissance des individus et influencer de nombreux aspects de leur écologie comme l’accès à la reproduction. Cependant, cette accélération du rythme de vie peut avoir des conséquences négatives sur le budget énergétique des individus et sur leur niveau de stress métabolique, augmentant leur taux de mortalité. Le but de ce projet est d’étudier des marqueurs du rythme de vie d’individus issus de plusieurs populations aux environnements thermiques, hydriques et anthropiques contrastés le long d’un gradient altitudinal, de la mer (Landes) à la montagne (Pyrénées).
Contribution des étudiants –
Les étudiants participeront quotidiennement aux captures d’individus dans les populations naturelles, à leur mesure in situ et à leur relâcher en fin de journée. Sur place, ils aideront à la logistique des mesures morphométriques (e.g., taille, masse, coloration) et à l’échantillonnage des tissus qui serviront par la suite à des analyses écophysiologiques (e.g., stress oxydatif, longueur des télomères). Ces échantillons seront collectés dans plus de 20 populations de lézard vivipare (Zootoca vivipara) réparties en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées. En parallèle, les étudiants participeront à la caractérisation du microclimat de chacun des sites d’études (e.g., pose de capteurs, photographie thermique), qui servira à situer chaque population le long du gradient climatique. Enfin, les étudiants auront aussi pour tâche d’aider à la préparation de la logistique de terrain au laboratoire (e.g., préparation du matériel, saisie de données, stockage des échantillons, etc.).
Organisation –
Les étudiants seront logés sur le site de la station expérimentale de Moulis pendant toute la durée du stage. Des horaires de travail décalés (travail de terrain certains week-ends et jours fériés) pourront s’appliquer en fonction des conditions météorologiques.
Profil recherché –
Nous recherchons des étudiants motivés, sérieux et appréciant fortement le travail en extérieur. Le terrain dans les Pyrénées sera exigeant car nous évoluerons quotidiennement dans un milieu montagneux. Par ailleurs, toutes les populations ne seront pas accessibles en voiture et il faudra marcher parfois plusieurs heures pour arriver sur place. Un goût pour le travail avec les animaux sauvages sera particulièrement apprécié. Ce stage peut donner lieu à un mémoire de recherche selon les cursus individuels.
Dépôt des candidatures –
Les candidats devront joindre un CV complet et une lettre de motivation avant le 20 février 2025. La sélection des candidats se fera au fil de l’eau.
Bibliographie –
E. Bestion, A. Teyssier, M. Richard, J. Clobert, and J. Cote. Live fast, die young: Experimental evidence of population extinction risk due to climate change. PLOS Biology, 13(10): e1002281, Oct. 2015. ISSN 1545-7885. doi: 10.1371/journal.pbio.1002281.
R. B. Huey and J. G. Kingsolver. Climate warming, resource availability, and the metabolic meltdown of ectotherms. The American Naturalist, 194(6): E140–E150, Dec. 2019. ISSN 0003-0147, 1537-5323. doi: 10.1086/705679.
J. H. Brown, J. R. Burger, C. Hou, and C. A. S. Hall. The pace of life: Metabolic energy, biological time, and life history. Integrative and Comparative Biology, 62(5):1479–1491, Nov. 2022. ISSN 1540-7063. doi: 10.1093/icb/icac058.
A. Dupoué, P. Blaimont, F. Angelier, C. Ribout, D.Rozen-Rechels, M. Richard, D. Miles, P. de Villemereuil, A. Rutschmann, A. Badiane, F. Aubret, O. Lourdais, S. Meylan, J. Cote, J. Clobert, and J.-F. Le Galliard. Lizards from warm and declining populations are born with extremely short telomeres. PNAS, 119 (33), 2022. e2201371119.
C. Chabaud, M. Berroneau, M. Berroneau, A. Dupoué, M. Guillon, R. Viton, R. SB Gavira, J. Clobert, O. Lourdais, and J.-F. Le Galliard. Climate aridity and habitat drive geographical variation in morphology and thermo-hydroregulation strategies of a widespread lizard species. Biological Journal of the Linnean Society, 137 (4): 667-685, 2022. https://doi.org/10.1093/biolinnean/blac114
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