Informations pratiques :
Lieu du stage : UMR EGCE au sein de l’IDEEV – 12 rue 128, 91190 Gif-sur-Yvette (Plateau de
Saclay)
Période – Durée : entre avril et juillet 2026 (2 à 3 mois)
Niveau recherché : Licence à M1 ou équivalent
Encadrement : Léon Koenig et Fabrice Requier
Contexte :
Chez l’abeille mellifère (Apis mellifera), la rencontre des partenaires ne se produit pas à
l’intérieur de la ruche mais en extérieur lors du vol nuptial. Les mâles (aussi appelés faux-
bourdons) issus des colonies aux alentours convergent tous vers des zones géographiques
spécifiques appelées aires de congrégations de drones (DCA) dans lesquelles les reines signalent
leur présence au sein de ces nuages de mâles en émettant des phéromones sexuelles. Elles
réalisent ensuite une série d’accouplements successifs, en moyenne avec une douzaine de mâles
(Tarpy et al., 2004), permettant ainsi une forte diversité génétique.
L’étude des aires de congrégation de mâles s’avère complexe en raison de la fenêtre
temporelle restreinte de ces événements et leur localisation en hauteur. Ces derniers se limitent à
la période de mai à juin et à un créneau horaire spécifique, l’après-midi (Ayup et al., 2021), plus
précisément entre 14h et 17h (Steed et al., 2025). L’étude des DCA repose principalement sur
l’utilisation de ballons remplis d’hélium, pour monter une phéromone de reine à 30-50m
(altitude moyenne des DCA d’après Loper et al., 1992) avant d’être redescendu, pour la capture
des mâles attirés, à l’aide de filets (Galindo-Cardona et al., 2012).
Présentation du sujet et des objectifs :
L’ADN mitochondrial d’un mâle étant entièrement hérité de la reine de sa colonie, l’analyse de
son patrimoine génétique permet de caractériser la génétique de sa reine. Par conséquent
l’échantillonnage de mâles au niveau des aires de congrégations permet d’estimer la diversité
génétique des reines alentours (Moritz et al., 2008). L’objectif de ce stage visera donc à collecter
des mâles d’Apis mellifera au sein de congrégations, dans la forêt domaniale de Loches (Indre-
et-Loire) afin d’étudier la génétique des colonies du site. Ce site d’étude (la forêt domaniale de
Loches) fait également état d’un suivi des populations d’abeilles mellifères vivant à l’état
sauvage. Les analyses génétiques des congrégations de mâles seront comparées à celles des
colonies d’abeilles vivant à l’état sauvage, pour étudier la contribution des populations sauvages
dans les congrégations de mâles (ex.: leurs liens de parenté). Une phéromone de reine artificielle
sera montée à 30-50m sur plusieurs localisations dans le site d’étude, afin de localiser le ou les
congrégations de mâles et capturer des individus. Les individus échantillonnés seront ensuite
analysés génétiquement au laboratoire (IDEEV, Paris-Saclay).
Enfin, le ou la stagiaire participera également à la réalisation d’inventaires plantes-
pollinisateurs et à la prospection de colonies d’abeilles vivant à l’état sauvage par la méthode de
bee lining (Seeley & Visscher, 1989).
Financement :
Ce stage s’inscrit dans le cadre du projet de recherche européen FREE-B (financement
Biodiversa+) ayant pour but d’étudier les colonies d’abeilles mellifères vivant à l’état sauvage en
Europe pour préserver la diversité, assurer la résilience et promouvoir un changement
transformateur dans l’apiculture avec des solutions basées sur la nature.
Qualités et compétences recherchées :
• Appétence pour le travail de terrain
• Rigueur
• Motivation
• Sens relationnel
• Bases en biologie moléculaire
• Compétences en SIG appréciées
Tâches effectuées par le/la stagiaire :
• Travail de terrain
• Analyses génétiques (extraction d’ADN, PCR)
• Traitement de données géographiques (SIG)
• Capture et marquage d’abeilles
• Analyses statistiques (R)
• Bibliographie
Gratification et conditions d’accueil :
Gratification selon réglementations en vigueur. Le ou la stagiaire sera basé·e à l’Institut
Diversité Écologie et Évolution du Vivant (IDEEV) sur le plateau de Saclay (Gif-sur-Yvette).
Des missions de terrain seront organisées vers les sites d’étude. Prise en charge des frais de
déplacement et de logement sur le terrain.
Modalités de candidature :
Pour candidater, merci d’envoyer votre CV, une lettre de motivation, ainsi que vos dates de
disponibilité à leon.koenig@ird.fr et fabrice.requier@ird.fr. Des entretiens seront organisés au fil
de la réception des candidatures, avant la date de clôture du 23 janvier.
Références :
– Ayup, M. M., Gärtner, P., Agosto-Rivera, J. L., Marendy, P., Souza, P. de, & Galindo-Cardona, A.
(2021). Analysis of Honeybee Drone Activity during the Mating Season in Northwestern
Argentina. Insects, 12(6). https://doi.org/10.3390/insects12060566
– Galindo-Cardona, A., Monmany, A. C., Moreno-Jackson, R., Rivera-Rivera, C., Huertas-Dones, C.,
Caicedo-Quiroga, L., & Giray, T. (2012). Landscape Analysis of Drone Congregation Areas of
the Honey Bee, Apis mellifera. Journal of Insect Science, 12(122), 115.
https://doi.org/10.1673/031.012.12201
– Loper, G. M., Wolf, W. W., & Taylor, O. R. (1992). Honey Bee Drone Flyways and Congregation Areas :
Radar Observations. Journal of the Kansas Entomological Society, 65(3), 223230.
– Moritz, R. F. A., Dietemann, V., & Crewe, R. (2008). Determining colony densities in wild honeybee
populations (Apis mellifera) with linked microsatellite DNA markers. Journal of Insect
Conservation, 12(5), 455459. https://doi.org/10.1007/s10841-007-9078-5
– Seeley, T., & Visscher, K. (1989). Bee- Lining as a Research Technique in Ecological Studies of Honey
Bees. American Bee Journal.
– Steed, E. J., Painting, C. J., & Mortensen, A. N. (2025). Global variation in honey bee (Apis mellifera)
mating flight times. New Zealand Journal of Zoology, 52(5), 830843.
https://doi.org/10.1080/03014223.2025.2517577
– Tarpy, D. R., Nielsen, R., & Nielsen, D. I. (2004). A scientific note on the revised estimates of effective
paternity frequency in Apis. Insectes Sociaux, 51(2), 203204. https://doi.org/10.1007/s00040-
004-0734-4
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