Il s’agit d’un stage de Master 2 encadré par Adrien Perrard & Noé Barbier Chabot (institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris), financé dans le cadre du projet européen EPIC-Bee sur le développement des compétences para-taxonomistes sur les abeilles sauvages.
1) Problématique
Il existe plus de 980 espèces d’abeilles en France métropolitaine, et cette diversité s’accompagne d’une forte hétérogénéité morphologique. Compte-tenu de l’importance de la morphologie des abeilles dans le rôle de pollinisatrices des plantes, pouvoir caractériser efficacement cette diversité est un enjeu actuel. Les méthodes actuelles d’analyse des communautés d’abeilles reposent soit sur une simplification très forte, soit sur une approche à l’espèce, parfois très chronophages et peu adaptées à des échantillons de grande taille. Pourtant, la diversité des 980 espèces est structurée en genres et en sous-genres morphologiquement cohérents. Certains peuvent présenter une grande diversité de tailles, mais présentent d’autres caractéristiques plus cohérentes. L’objectif de ce stage est d’améliorer l’accessibilité à l’information de genre des abeilles de France, puis d’évaluer si une caractérisation des communautés d’abeilles au niveau du genre, voire du sous-genre, permet une description similaire à celle d’une approche à l’espèce, en terme d’indices de diversité morphologique. L’hypothèse testée sera qu’en dehors de quelques critères particuliers très variables, comme la coloration, la diversité morphologique d’une communauté d’abeille peut être évaluée correctement par une approche combinant les informations de taille et de genre des individus.
2) Méthodes
Le/la stagiaire travaillera à la finalisation d’une clé d’identification des genres d’abeilles de France et à la base de données morphologique associée des différents genres. Il/elle utilisera ces informations pour établir plusieurs métriques de diversité morphologique entre ces genres, dont une liée aux traits considérés comme importants en pollinisation. Il/elle évaluera la variabilité des différents critères morphologiques au sein de quelques genres, notamment leur évolution au sein du groupe. Enfin, le/la stagiaire utilisera des données de communauté pré-existantes à l’espèce pour évaluer la disparité entre des métriques calculées au niveau spécifique et d’autres au niveau générique.
3) Faisabilité
La clé d’identification des abeilles au genre existe déjà au niveau européen et le stage pourra s’appuyer sur plusieurs bases de données de critères morphologiques déjà existantes (IDMYBEES, BeeFunc, ORBIT).
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