Dans le cadre du programme national de recherche FORESTT (programme de recherches
sur la résilience forestière : https://www.pepr-forestt.org/), un des projets ciblés intitulé
REGE-ADAPT porte sur la régénération forestière et l’adaptation des socio-écosystèmes
forestiers aux changements climatiques. Dans ce projet, un des objectifs est d’étudier
l’impact à long terme des anciennes plantations sur la biodiversité forestière actuelle.
Les sources forestières anciennes (enquêtes, visites de bois, calepins de martelage et de
récolement) permettent de reconstituer assez finement l’évolution des peuplements d’une
partie des forêts françaises métropolitaines depuis au moins le XVIe siècle, parfois même
depuis l’époque médiévale. Ces sources permettent à la fois de tracer l’évolution des
itinéraires sylvicoles, en lien avec l’évolution des pratiques forestières (comme le
prélèvement des litières), les régénérations et l’évolution plus globale des socio
écosystèmes forestiers.
L’analyse diachronique de ces phases de régénération naturelle et artificielle, rendue
possible par l’étude détaillée de certains massifs forestiers, permet de replacer les débats
actuels dans le temps long. Parmi les systèmes de renouvellement forestier, la plantation est
largement critiquée par les associations environnementales et est souvent mal perçue par le
public car considérée comme néfaste pour la biodiversité. Évaluer dans quelle mesure les
plantations contribuent à maintenir la biodiversité ou au contraire à la dégrader est donc un
sujet de recherche important, mais il n’existe aucune étude qui ait abordé les effets à long
terme (>100 ans) des plantations sur la biodiversité au moyen d’une approche historique
approfondie.
Objectif :
Dans ce contexte, il est proposé un stage de master 2 portant sur la géohistoire des
plantations en forêt de plaine. L’objectif de ce stage est de fournir un appui à des recherches
en cours, en traitant des données spatialisées portant sur l’âge et la nature des plantations
dans des forêts de plaine du Valois et de l’Orléanais (principalement Chantilly, Retz, Orléans
et Compiègne). Vous aurez pour mission d’organiser et numériser des documents de
gestion forestière anciens et actuels (plans, aménagements, sommiers), de vectoriser les
parcellaires anciens et de réaliser une cartographie des anciennes plantations (XIXe -XXe
siècles). Vous devrez croiser ces données avec des informations plus récentes (structure
des peuplements, sols, stations forestières). Vous serez amené à aller sur le terrain, en
association avec la doctorante, afin de réaliser une étude multi-taxonomique en participant
aux inventaires de flore, relevés pédologiques et stationnels.
Ce stage s’adresse à des étudiants possédant un bon niveau en géomatique (sur QGis ou
ArcGis), essentiellement inscrits dans des filières de Géographie ou d’Écologie. Ainsi qu’une
appétence pour le travail de terrain. Permis B obligatoire.
Structure d’accueil :
L’étudiant-e effectuera son stage au sein de l’UMR 7058 CNRS EDYSAN (Ecologie et
dynamique des systèmes anthropisés), 1 rue des Louvels, 80000 AMIENS. Le/la stagiaire
bénéficiera des moyens de fonctionnement nécessaires à la bonne réalisation de son travail
(poste de travail, ordinateur et logiciels, accès aux personnels d’appui à la recherche,
utilisation des véhicules de service). Le/La stagiaire sera encadré-e par Jérôme Buridant,
enseignant-chercheur à l’UMR EDYSAN et Cécile Fagart, doctorante en écologie historique.
Conditions :
Indemnités selon réglementation en vigueur (le taux horaire de la gratification est égal au
minimum à 4,35 € par heure de stage, soit env. 650 € par mois)
Durée du stage : 6 mois (placés entre février et septembre 2026)
CV et lettre de motivation à envoyer à : jerome.buridant@u-picardie.fr et cecile.fagart@u
picardie.fr
Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: cecile.fagart@u-picardie.fr
Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.
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