Contexte
Près de 90 % des plantes à fleurs dépendent des pollinisateurs pour leur reproduction. Ces derniers jouent un rôle essentiel dans la stabilité des écosystèmes et dans la production agricole. Malgré cette importance, les pollinisateurs connaissent aujourd’hui un déclin alarmant, principalement dû aux activités humaines telles que l’usage de pesticides, la fragmentation des habitats, l’introduction d’espèces invasives ou encore le dérèglement climatique. L’urbanisation contribue également à ce déclin en isolant les populations et en réduisant les ressources disponibles. Cependant, les milieux urbains peuvent aussi offrir de nouvelles opportunités. Leurs parcs et jardins abritent de nombreuses plantes ornementales, majoritairement exotiques, qui constituent autant de nouvelles sources de nourriture. Ces plantes exotiques varient toutefois fortement dans leur attractivité. Mieux comprendre quels traits floraux favorisent les visites de pollinisateurs permettrait d’orienter les choix d’espèces afin d’améliorer la qualité de ces milieux pour les pollinisateurs.
Objectif du stage
Les plantes exotiques présentent une grande diversité de traits floraux (taille, couleur, symétrie, type d’inflorescence, etc.). L’objectif de ce stage est d’identifier lesquels de ces traits favorisent les interactions avec différents groupes de pollinisateurs (abeilles, papillons, syrphes, etc.). Durant ce stage, le stagiaire travaillera dans l’un des plus grands parcs zoologiques d’Europe et sera chargé : (i) de mesurer les traits floraux des espèces exotiques sélectionnées ; (ii) de collecter les pollinisateurs visitant ces plantes exotiques ; (iii) d’identifier en laboratoire les spécimens collectés et (iv) d’établir une liste d’espèces exotiques et de traits floraux à privilégier dans les parcs urbains pour soutenir ces communautés de pollinisateurs.
Structure d’accueil
Le stage se déroulera à l’Université de Mons (Belgique), au sein du Laboratoire de Zoologie, reconnu internationalement pour ses travaux sur les pollinisateurs, particulièrement sur les abeilles. Il s’inscrit dans le cadre du projet de thèse SOBIS, consacré à l’étude de l’impact des plantes exotiques et invasives sur les pollinisateurs et leurs interactions. L’environnement collaboratif et familial du projet SOBIS offrira au stagiaire l’opportunité de participer à d’autres travaux en cours et de développer un large éventail de compétences au sein d’une équipe dynamique et soudée.
Profil et compétences recherchés
• Stage de 5 à 6 mois, début à partir de mars (flexible selon disponibilité).
• Étudiant de Master 1 ou 2 en biologie, écologie ou équivalent.
• Intérêt marqué pour l’entomologie, l’écologie, la pollinisation et le travail de terrain.
• Permis B et véhicule personnel indispensables en raison des déplacements sur le terrain.
Candidature
Les candidatures (CV + lettre de motivation) doivent être soumises au plus tard le 30 novembre, par mail à Clément Tourbez (Doctorant FNRS, Laboratoire de Zoologie, Université de Mons, clement.tourbez@umons.ac.be). Les entretiens éventuels auront lieu au plus tard début décembre.
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