Titre du stage : : Évaluation quantitative des communautés benthiques des habitats sédimentaires grossiers au large de Fécamp : comparaison de la drague Rallier du Baty et de la benne Hamon
Encadrant principal :
Nom, prénom : PEZY Jean-Philippe, chargé de recherches CNRS
Laboratoire : UMR Morphodynamique Continentale et Côtière (M2C)
Mél. / tel : jean-philippe.pezy@unicaen.fr / 06 23 80 68 21
Co-encadrant :
Nom, prénom : VAN PAEMELEN Robin
Laboratoire : UMR Morphodynamique Continentale et Côtière (M2C)
Mél. / tel : robin.vanpaemelen@unicaen.fr
Lieu(x) du stage :
Laboratoire d’accueil : Laboratoire M2C, (Morphodynamique Continentale et Côtière, UMR CNRS, 24 rue des Tilleuls, F-14000 CAEN)
Localisation : Normandie Université UNICAEN, Esplanade de la Paix, 14032 Caen, France
Période du stage : Premier semestre 2027
Durée du stage : 6 mois
Contexte
La Manche constitue un écosystème soumis à de nombreuses perturbations, d’origine à la fois anthropique et naturelle. Le développement des énergies marines renouvelables, l’extraction de granulats et la pêche aux engins traînants exercent notamment des pressions sur les habitats benthiques. Ces perturbations s’inscrivent par ailleurs dans un contexte de changement climatique susceptible de modifier la structure et le fonctionnement des communautés benthiques.
Les fonds de la Manche sont majoritairement constitués de sédiments grossiers, qui représentent plus de 80 % des substrats de la région. Malgré leur importance écologique, ces habitats restent encore relativement peu étudiés de manière quantitative. Ils sont généralement considérés comme des habitats présentant une certaine résilience face aux perturbations, mais leur réponse fonctionnelle aux pressions naturelles et anthropiques demeure encore insuffisamment documentée.
Traditionnellement, l’étude de ces habitats repose principalement sur des approches descriptives et semi-quantitatives, notamment à partir de prélèvements réalisés à la drague Rallier du Baty. L’acquisition de données quantitatives permettrait cependant d’améliorer l’évaluation de la structure et de la biodiversité des communautés benthiques ainsi que leur réponse aux différentes pressions environnementales.
Zone d’étude et problématique
La zone Fécamp Grand Large, située au large de la baie de Seine, est caractérisée par une mosaïque d’habitats constitués de sédiments grossiers et hétérogènes : graviers ensablés, cailloutis et dalles rocheuses partiellement colonisées. Elle abrite notamment des bancs d’Ophiothrix fragilis, particulièrement riches en biodiversité.
Un échantillonnage initial de 60 stations à l’aide d’une benne Hamon avait été envisagé afin d’obtenir des données quantitatives. Cependant, des contraintes météorologiques et techniques ont conduit à réaliser l’ensemble des prélèvements à l’aide de la drague Rallier du Baty. Ces données étant principalement semi-quantitatives, une expérimentation comparative est mise en place afin d’évaluer dans quelle mesure les prélèvements réalisés à la drague peuvent être rapprochés de données quantitatives obtenues à l’aide d’une benne Hamon.
Dispositif expérimental
L’expérimentation sera menée sur les trois principaux habitats de la zone d’étude : cailloutis, graviers ensablés et zones à Ophiothrix fragilis.
Au total, 15 stations seront échantillonnées au cours de chacune des deux campagnes, réalisées en octobre 2026 et en février 2027, soit 30 stations au total.
Pour chaque station, les prélèvements seront réalisés à l’aide :
• d’une benne Hamon, avec deux réplicats par station, afin d’obtenir des données quantitatives sur les communautés benthiques ;
• d’une drague Rallier du Baty, afin de disposer de données semi-quantitatives comparables.
Une caméra GoPro sera installée sur la drague Rallier du Baty afin de suivre visuellement le fonctionnement de l’engin, notamment sa profondeur de pénétration dans le sédiment et la durée effective du prélèvement. Ces observations permettront d’estimer la surface réellement échantillonnée par la drague et d’évaluer la possibilité de convertir les données obtenues en données quantitatives.
Objectifs du stage
L’objectif principal du stage sera de caractériser les communautés benthiques associées aux habitats sédimentaires grossiers au large de Fécamp et d’évaluer la possibilité de quantifier les données obtenues à l’aide de la drague Rallier du Baty.
Plusieurs questions scientifiques seront abordées :
1. Dans quelle mesure les données obtenues à la drague Rallier du Baty peuvent-elles être converties en données quantitatives, notamment à partir de l’estimation de la surface réellement échantillonnée par l’engin ?
2. Quelle est la comparabilité des communautés benthiques observées avec la drague Rallier du Baty et la benne Hamon, et dans quelle mesure ces deux méthodes d’échantillonnage permettent-elles de caractériser de manière comparable la biodiversité benthique ?
3. Les différences entre les deux méthodes d’échantillonnage varient-elles selon les types d’habitats étudiés, notamment entre les cailloutis, les graviers ensablés et les zones à Ophiothrix fragilis ?
4. Les données acquises permettent-elles de mettre en évidence une variabilité saisonnière des communautés benthiques entre les campagnes d’octobre 2026 et de février 2027 ?
Les résultats obtenus contribueront à améliorer l’utilisation et l’interprétation des données semi-quantitatives acquises à la drague Rallier du Baty, notamment dans le contexte du suivi et de l’évaluation des impacts potentiels du développement des parcs éoliens en Manche.
Profil du candidat recherché
Ce sujet s’adresse à un(e) étudiant(e) ayant le goût de la zoologie, du terrain et possédant des connaissances du milieu marin et de l’écologie ainsi que des compétences en statistiques et analyses de données. Un des critères principaux est d’être autonome en termes de réflexion scientifiques.
Références bibliographiques
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Candidature
Envoyer un CV et une lettre de motivation avant le 16 Novembre 2026 à : jean-philippe.pezy@unicaen.fr, robin.vanpaemelen@unicaen.fr
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