Offre de stage – projet PARSADA Mobacclim
Élaboration d’une stratégie de communication, dissémination et formation pour un projet de recherche en lutte biologique par acclimatation
Offre de stage également disponible ici : https://filesender.renater.fr/?s=download&token=2e42d427-0c55-47ff-b082-78c74f309b86 et à venir sur le site d’INRAE.
Contexte générique
La crise de production agricole devient visible au-delà du cercle des agriculteurs. Tant les conditions de travail, les niveaux de rémunération que les contraintes internationales amènent à repenser l’agriculture. Par ailleurs, les travaux d’évaluation de l’évolution du climat par le GIEC (IPCC, 2023) ainsi que ceux sur l’évolution de la biodiversité par l’IPBES (IPBES, 2019) identifient l’agriculture comme un secteur important à réformer.
Le domaine de la lutte biologique, (utilisation d’agents biologiques (insectes, microorganismes, etc.) pour lutter contre les ravageurs) a été, à ce titre, identifié comme stratégique pour le développement de modalités de cultures qui combinent les problématiques de production agricole avec les contraintes environnementales. Ces techniques, en sus de leurs propriétés écologiques, sont aussi plus rentables pour les exploitants agricoles (Bale et al., 2007; Naranjo et al., 2015, 2019).
Le programme PARSADA (Plan d’Action pour la Retrait des Substances Actives et le Développement d’Alternatives) est un plan d’action national d’ampleur sur les modalités alternatives pour l’agriculture. Ce plan n’a pas d’équivalence dans l’histoire récente et amène l’ensemble de la communauté de recherche à partager plus avant les innovations techniques avec et pour les praticiens, avec un enjeu majeur de transfert de connaissances et de savoir-faire pour la production et le lâcher d’auxiliaires par les filières, et de transfert de matériel biologique aux acteurs des territoires.
Contexte du stage
La lutte biologique constitue un des axes de recherche dans le cadre du développement d’un cadre de recherche en vue du développement d’une agriculture zero-pesticide (Jacquet et al., 2022). La lutte biologique, (Eilenberg, 2006), constitue un des axes de la protection intégrée des cultures (PIC), et s’inscrit dans ce qui est appelé ‘solutions fondées sur la nature’.
Le projet MOBACCLIM est financé dans le cadre du PARSADA de 2025 à 2030 et vise l’ouverture partielle de la Lutte Biologique par Acclimatation (LBA). Cette stratégie de lutte consiste en l’introduction d’un auxiliaire des cultures d‘origine exotique pour une installation durable et un contrôle à long terme d’un ravageur (souvent exotique lui aussi). Cette stratégie était jusqu’à présent portée par INRAE qui la mettait en œuvre comme un service public ponctuel, sans appui des bénéficiaires des programmes.
Le projet comporte un important volet sur la communication, la dissémination et la formation au sein de MOBACCLIM. Comme pour beaucoup de projets de recherche, ce volet vise à communiquer les objectifs et les résultats du projet, mais également à créer de l’engagement pour la LBA avec les partenaires, présents ou futurs. Pour cela, nos objectifs sont de (i) visibiliser l’ouverture des activités de LBA à d’autres acteurs, (ii) informer sur la LBA (principe, méthodes, gestion des risques, etc.), (iii) capitaliser sur les exemples de collaborations passées et en cours et (iv) favoriser l’engagement et l’institutionnalisation de la LBA.
Objectif et missions du stage
La/le stagiaire travaillera sous la direction de l’ingénieure en LBA, responsable du volet de communication sur le projet, avec un suivi et un appui de la responsable du service de communication d’INRAE en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Iel sera intégré.e à l’équipe Recherche et Développement en Lutte Biologique (RDLB) de l’unité mixte de recherche « Institut Sophia Agrobiotech » (ISA), qui met en place la LBA, et contribuera à la première phase qu’est la structuration, la construction et la planification des objectifs de communication, de dissémination et de formation du projet MOBACCLIM. Pour cela, iel sera chargé d’identifier les stratégies de communication déjà utilisées par les différents partenaires du projet et les parties prenantes. Iel sera ensuite chargé d’identifier comment le projet peut mobiliser ces stratégies déjà existantes et concevoir une programmation dans une approche dynamique et collaborative. L’étudiant.e contribuera ainsi à la rédaction du Plan d’Exploitation et de Diffusion des Résultats du projet.
Pour cet objectif, le stage pourra se structurer en trois phases successives dont (i) une revue de l’existant avec la construction d’une cartographie des acteurs et de leurs rôles en matière de communication, diffusion et formation, et une analyse des canaux et des supports existants, (ii) la construction d’une stratégie de diffusion des connaissances scientifiques et techniques et l’identification des leviers et freins de déploiement, et (iii) la construction d’une expérimentation d’un prototype de communication sur un sujet donné avec quelques acteurs (design, processus de co-construction et de validation, déclinaisons, déploiement, enquêtes, évaluation). Une attention particulière sera portée à l’intégration d’acteurs locaux représentatifs, identifiés lors de la première phase d’analyse de l’existant, pour la phase de prototypage, pour favoriser la pertinence, l’appropriation et la diffusion desdits résultats.
L’étudiant.e sera accompagné.e par l’équipe de projet MOBACCLIM, en lien avec le service de communication du centre.
Profil
De niveau Master (professionnel ou recherche) de préférence en Information-Communication, Médiation Scientifique et Technique, ou Communication Institutionnelle, vous souhaitez contribuer au déploiement de nouvelles techniques pour les transitions. Vous avez un intérêt pour les questions de communication que pose la redirection écologique. Sérieux.se, rigoureux.se et organisé.e, vous avez aussi le sens de l’initiative et du travail en équipe. Votre profil répond idéalement aux critères suivants :
– Capacité de travail en autonomie
– Intérêt prononcé pour les problématiques environnementales et écologiques,
– Capacité d’analyse et de synthèse d’information
– Capacité de communication orale et écrite
– Aisance relationnelle et communicationnelle
– Maitrise de l’écocommunication
– Infographie dans le cadre de chartes graphique et des règles syntaxique et typographique
– Cadre légal et déontologique, RGPD, fonctionnement des administrations publiques
– Expérience en événementiel
– Bonne aisance en anglais : capacité à lire en langue anglaise (est un plus)
– Aisance avec les moyens numériques de communication (est un plus)
Ce stage vous permettra d’intégrer des connaissances relatives à la communication dans le contexte de la recherche publique et du monde agricole, de découvrir le fonctionnement d’une équipe de recherche et le milieu de la recherche universitaire sur des problématiques écologiques.
Modalités
Le stage de 4 à 6 mois pourra débuter entre mars et avril 2026. Vous serez accueilli.e par INRAE et le stage s’effectuera dans les locaux de l’Institut Sophia Agrobiotech (INRAE, 400 Route des Chappes, 06903 Sophia Antipolis). Occasionnellement, des déplacements pour accompagner les chercheurs dans le cadre de mise en œuvre de programme d’acclimatation pourront avoir lieu.
La rémunération suivra le taux légal en vigueur (soit 4,50 €/heure, environ 680€/mois à temps plein), subvention transports en commun, subvention cantine.
Encadrement
– Perrine Decoeur, ingénieure en LBA et responsable de la communication sur MOBACCLIM
Expertise Métier/Suivi
– Armelle Favery, responsable du service communication d’INRAE Provence-Alpes-Côte d’Azur
Procédure pour les candidatures
Envoyer un curriculum vitae et une lettre de motivation à l’adresse suivante : perrine.decoeur@inrae.fr ; armelle.favery@inrae.fr ;
Délai des candidatures : 20/
Présentation d’INRAE
INRAE, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est un organisme public de recherche qui réunit 12 000 collaborateurs au sein de 272 unités réparties sur 18 centres en France. Premier organisme mondial spécialisé sur l’ensemble agriculture – alimentation – environnement, INRAE joue un rôle clé pour accompagner les transitions nécessaires face aux grands défis planétaires.
Face à l’augmentation de la population, aux enjeux de sécurité alimentaire, au changement climatique, à la raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité, INRAE s’engage à développer des solutions scientifiques et à accompagner l’évolution des pratiques agricoles, alimentaires et environnementales
https://www.inrae.fr/
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