la description complète en français et en anglais est disponible ici : https://eep.univ-lille.fr/wp-content/uploads/2026/02/PhDvacancy_VanBocxlaer_et_al_EEP_divEARS_final.pdf

Description du projet:
Un objectif central de la biologie évolutive moderne est de comprendre comment de nouvelles espèces émergent et comment elles s’adaptent aux changements environnementaux. À l’échelle microévolutive, les recherches se sont essentiellement concentrées sur les mécanismes à l’orignie de l’évoluton des trait et sur la mise en place de l’isolement reproducteur chez des taxons encore existants. À l’échelle macroévolutive, les paléontologues ont accumulé des données sur la manière dont la diversité des espèces a fluctué au fil du temps, tandis que des approches phylogénétiques ont été développées pour inférer les taux de spéciation, d’extinction et d’évolution des traits.
Cependant, des questions essentielles demeurent concernant dans quelle mesure et de quelle manière les mécanismes à l’origine de la variation intraspécifique et de la différenciation des populations contribuent à la macroévolution. Dans le projet divEARS, nous aborderons ces questions par des études intégratives de trois familles de mollusques du Système de Rifts Est Africains (EARS) à des échelles micro et macroévolutives. Nous rassemblerons et analyserons des données sur l’écologie, les traits d’histoire de vie, les stratégies reproductives, les phénotypes et les gènes orthologues à copie unique. Cela nous permettra de documenter la variation intraspécifique, la dynamique de différenciation des populations jusqu’à la spéciation, ainsi que les taux de diversification et d’évolution phénotypique, en tirant parti des récentes avancées en phylogénétique.

Dans cette thèse, nous étudierons comment les différences dans les stratégies d’histoire de vie et l’écologie influencent la variation intraspécifique, la différenciation des populations et, en fin de compte, les dynamiques de spéciation dans six clades de mollusques endémiques du lac Tanganyika. Nous effectuerons des analyses phylogénétiques pour identifier 15 à 20 paires d’espèces à examiner dans le cadre d’analyses comparatives de génomique des populations. Cette approche permettra d’évaluer la diversité génétique et phénotypique au sein des populations, entre populations et entre espèces sœurs, dans différents contextes écologiques. Cela contribuera à mieux comprendre comment les facteurs intrinsèques de la différenciation des populations influencent les dynamiques de spéciation.
Si le temps le permet, nous appliquerons des approches phylogénétiques aux familles de mollusques dont relèvent ces six clades, à une échelle continentale. Cela nous permettra d’examiner comment les différences extrinsèques (comme l’hétérogénéité des habitats et la stabilité environnementale) et intrinsèques (telles que les stratégies d’histoire de vie et l’écologie) influencent la variation des schémas macroévolutifs ainsi que les taux de diversification dans l’EARS.
Sur le plan méthodologique, nous utiliserons un pipeline de séquençage de nouvelle génération récemment développé (Ortiz-Sepulveda et al. 2023) pour obtenir des données sur environ 1500 gènes afin de développer des jeux de données de phylogénomique et de génomique des populations. La diversité morphologique sera documentée par des mesures de traits et de la morphométrie, tandis que les données écologiques seront dérivées de métadonnées collectées lors des localités d’échantillonnage.

Compétences demandées :
– Maîtrise dans un domaine pertinent (écologie, biologie évolutive, bioinformatique ou équivalent)
– Fortes compétences en phylogénétique, génétique des populations, morphométrie, inférence statistique
– Désireux d’acquérir de nouvelles compétences et connaissances
– Maîtrise de l’anglais, une bonne connaissance du français est un plus.
– Capacité à travailler dans un environnement interdisciplinaire et collaboratif (indépendance, fiabilité, intégrité).
– Capacité à rédiger des rapports scientifiques clairs et à diffuser les résultats.
– Avoir de bonnes qualités non académiques (par exemple, maturité, ouverture d’esprit, respect).

Vous êtes intéressé(e) ?
Pour postuler, veuillez envoyer votre dossier de candidature à Bert Van Bocxlaer, Hugo Gante et Anne Duputié (bert.van-bocxlaer|at|univ-lille.fr, hugo.gante|at|kuleuven.be , anne.duputie|at|univ-lille.fr) avec comme sujet ‘PhD in Integrative Evolutionary Biology’ et votre nom. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 5 Avril 2026 mais avec évaluation au fil de l’eau à partir de début Avril 2026. Des candidatures tardives seront évaluées jusqu’à ce que le poste soit pourvu par l’Ecole doctorale.
Le dossier d’application doit contenir les informations suivantes :
• un CV académique complet (avec une liste de publications le cas échéant) ;
• des copies des diplômes académiques (licence, master), ainsi que les relevés de notes associés ;
• une lettre de motivation décrivant brièvement l’experience en recherche, votre intérêt pour cette thèse et vos objectifs futurs ;
• le nom et les coordonnées d’une ou deux personnes référentes (typiquement les directeurs/encadrants des projets de stage M1 et/ou M2) ;
• et si le M2 est déjà obtenu, une copie du rapport de stage M2.
Des demandes informelles concernant ce poste peuvent être envoyées directement à Bert Van Bocxlaer.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: bert.van-bocxlaer@univ-lille.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.