Contexte et objectif
Les forêts tropicales xérophiles et semi-xérophiles (couramment regroupées sous le terme « forêts sèches ») abritent une grande diversité d’espèces endémiques (restreintes à un territoire donné) et bien souvent menacées d’extinction. Sur bon nombre d’îles tropicales (e.g. Maurice, Hawaii, Nouvelle-Calédonie), cette formation végétale n’existe plus qu’à l’état de reliques très fragmentées et dégradées par les espèces exotiques envahissantes qui réduisent voire stoppent la régénération naturelle des plantes endémiques menacées. Dans ce contexte, la mise en place d’actions de conservation in situ dans les derniers fragments de forêts sèches apparaît urgente afin de limiter les extinctions locales. Néanmoins, compte tenu d’un important déficit de connaissance, un certain nombre de prérequis doivent être étudiés, notamment l’impact précis des espèces envahissantes sur la régénération. Ce travail vise à identifier des pratiques de restauration écologiques favorisant la régénération de deux arbres endémiques en danger critique d’extinction inféodés aux forêts sèches de l’île de La Réunion, qui représenteraient aujourd’hui moins de 1 % de leur superficie originelle. Les modèles d’études envisagés sont deux arbres en danger critique d’extinction : Terminalia bentzoe subsp. bentzoe et Volkameria heterophylla.
Déroulé du stage
Ce stage s’inscrit dans le cadre du Plan national d’actions (PNA) en faveur des espèces ligneuses des reliques de la bande adlittorale xérophile de La Réunion et du projet ANR EDENE (https://sites.google.com/view/edene). Concrètement, il consistera en la mise en place d’une expérimentation en conditions contrôlées (sous ombrière) croisant plusieurs modalités d’invasion (sol collecté in natura sous l’influence de plantes envahissantes, d’individus conspécifiques et de plantes indigènes, avec et sans amendement de charbon actif) et de prétraitement (avec et sans extraction des fruits, trempage, etc.). Les taux de levée des lots de graines semées dans ces conditions contrastées seront alors comparés. L’étudiant.e sera en charge de la mise en place de l’expérimentation, de son suivi, de la collecte et de l’analyse des résultats ainsi que de la rédaction d’un rapport d’étude.
Profil recherché
Étudiant.e en M2 d’écologie ou ingénieur agronome (stage de M1 en césure envisageable)
Compétences requises :
– Intérêt prononcé pour la conservation
– Rigueur scientifique, minutie, honnêteté intellectuelle, autonomie, sens du travail en équipe, bonnes capacités relationnelles
– Analyse de données sous R
– Qualités rédactionnelles
– Permis B exigé
Autres caractéristiques du stage
Durée : 5 à 6 mois à partir de janvier 2026
Laboratoire d’accueil : IRD-UMR AMAP, Pôle de Protection des Plantes, Agrocampus Ligne Paradis, Saint-Pierre, La Réunion. Stage indemnisé selon la règlementation en vigueur. Billet d’avion à la charge de l’étudiant.e.
Encadrement : Robin Pouteau (IRD-UMR AMAP), Arnaud Rhumeur (CBN-CPIE Mascarin) et Caroline Brunel (CIRAD-HortSys)
Modalités de candidature : Adresser par email une lettre de motivation et un CV à robin.pouteau@ird.fr, arhumeur@cbnm.org et caroline.brunel@cirad.fr avant le 10 novembre 2025 inclus. Préciser « Candidature stage restauration » en objet du mail.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: robin.pouteau@ird.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.