Lieu : Basé à l’Université de La Réunion – site de Saint-Denis
Disponibilité : mi-août 2026
Durée : 24 mois
Rémunération : 2 822 € brut mensuel
Date limite d’envoi des candidatures : 25 mai
Le programme de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité avec le soutien, sous forme de mécénat, de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale vise à fournir un panorama général et scientifiquement documenté sur les liens entre les pêcheries, les espèces de la mégafaune marine non-cibles, les services écosystémiques associés à ces espèces, et les externalités exprimées en termes économiques, sociaux ou encore de santé pour les sociétés humaines.
Ce programme s’articule autour d’une synthèse de connaissances réalisée sur la littérature académique et grise à l’échelle mondiale, et sur un projet de recherche dans le Sud-Ouest de l’océan Indien, région reconnue d’intérêt écologique et sociopolitique.
La ou le post-doctorant·e aura la charge de mener le projet de recherche dans la région du Sud-Ouest de l’océan Indien.
Le projet se déclinera en deux phases :
* Phase 1 :
Cette phase consiste en un état des lieux des différentes chaînes causales existant entre les pêcheries dans la zone Sud-Ouest océan Indien, la mégafaune marine, les services écosystémiques et les indicateurs pertinents pour les sociétés humaines associés. Cette phase est conçue comme un panorama large.
À ce titre :
– Les types de pêcheries sont à déterminer, en gardant la focale sur des pêcheries professionnelles ;
– Il est prévu d’étudier aussi bien les mammifères marins (notamment cétacés), Chondrichtyens (requins et raies), tortues marines, oiseaux marins, selon la pertinence de chacun des groupes taxonomiques au regard de la pression de pêche ;
– Il s’agira de caractériser les impacts des pêcheries sur les groupes non-cibles dans leur diversité : captures accidentelles et enchevêtrements, interactions de déprédation, baisse de la disponibilité des ressources, et autres à définir ;
– Les services écosystémiques associés à la biodiversité peuvent être de tous types ;
– Les indicateurs sociétaux pourront être autant économiques que de type social, en lien encore avec la santé ou le bien-être humain.
* Phase 2 :
À partir des résultats obtenus et des données disponibles identifiées lors de la première phase, il s’agira d’approfondir une des relations de causalité sur un groupe taxonomique choisi pour sa pertinence. Cette étude analysera en détails, et chiffrera, les conséquences de la diminution ou de la perte d’un groupe sur les sociétés humaines. Cette étude aura également vocation à mettre en avant des solutions d’atténuation des impacts pour informer les professionnels de la pêche sur les actions possibles pour les diminuer et les bénéfices sociétaux associés.
Ainsi, la ou le post-doctorant·e sera chargé·e de :
– Établir une cartographie des initiatives existantes dans la zone et pouvant assurer la transmission de données ;
– Identifier les lacunes de connaissances et les besoins de recherche ;
– Collecter les données sur les chaines de causalité lacunaires ;
– Dresser un panorama des différentes interactions entre pêcheries, mégafaune marine et services écosystémiques ;
– Fournir des livrables scientifiques mais aussi destinés au grand public ;
– Mener les études de la phase 2 : celle-ci pourra inclure une composante d’analyse qualitative par le biais d’outils de sciences humaines et sociales ainsi qu’un volet de sciences comportementales ;
– Assurer le lien avec les pilotes du programme à la FRB.
Profil recherché
– Doctorat en écologie, avec des connaissances en écologie et biologie marines, idéalement une expertise en sciences halieutiques ;
– Expérience avérée dans la recherche et connaissance des services écosystémiques ;
– Maîtrise des techniques d’analyses statistiques et de R ;
– Connaissance des approches et outils des sciences humaines et sociales appréciée ;
– Compétences d’économétrie appréciées ;
– Capacité démontrée à travailler en équipe et à collaborer avec diverses parties prenantes ;
– Maîtrise de la rédaction et de la publication d’articles scientifiques évalués par des pairs ;
– Autonomie et sens de l’organisation ;
– Excellentes compétences en communication interpersonnelle en français verbal et écrit ;
– Appétence pour la vulgarisation.
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