Contexte du projet :
L’utilisation d’azote minéral, bien que maîtrisée, est de plus en plus remise en question en raison de la quantité importante d’énergie, souvent d’origine fossile, requise pour sa production industrielle. Cette forte dépendance énergétique pose en effet plusieurs problèmes : non seulement elle impacte l’environnement en contribuant aux émissions de gaz à effet de serre, mais elle rend aussi l’azote minéral vulnérable aux fluctuations des prix de l’énergie et aux risques liés à l’approvisionnement.
Face à ces défis, l’agriculture s’oriente vers des solutions plus durables et moins énergivores. Les légumineuses, par exemple, présentent de nombreux atouts pour répondre aux grands enjeux actuels de l’agriculture, notamment en ce qui concerne la gestion de la fertilité des sols. En plus de leur capacité à fixer naturellement l’azote atmosphérique grâce à la symbiose entre leurs racines et des bactéries spécialisées, elles contribuent à l’autonomie protéique des exploitations agricoles et à la diversification des systèmes de culture.
Cependant, l’introduction des légumineuses dans les rotations culturales n’est pas sans difficultés. Leur intégration est souvent freinée par la gestion des maladies et les incertitudes liées aux débouchés économiques, ce qui explique que les surfaces cultivées en légumineuses restent encore limitées. Malgré ces obstacles, ces plantes représentent des candidates prometteuses pour renforcer les services écosystémiques, notamment la pollinisation et la régulation naturelle des ravageurs, grâce à leur fourniture de nectar et de pollen. Cependant, ces aspects sont encore peu documentés.
C’est dans ce cadre que notre étude vise à évaluer l’impact de l’ajout de légumineuses (pois, féverole, soja, lentille) sur les agroécosystèmes agricoles du Nord de la France, notamment en analysant les communautés d’insectes, tant auxiliaires que ravageurs, qui leur sont associées. Le stage servira ainsi à renforcer les connaissances scientifiques sur les intérêts écologiques des légumineuses, en particulier leur rôle dans les dynamiques agro-écosystémiques.
Objectif du stage :
Un premier stage de 6 mois, réalisé en 2025, a permis de constituer une base de données sur les communautés d’insectes associées à des parcelles cultivées en légumineuses.
Un second stage de 6 mois (niveau Master 2) est prévu en 2026 pour poursuivre ce travail sur d’autres parcelles et enrichir les données.
Dans ce cadre, un stage de trois mois (niveau Licence 3 ou Master 1) est proposé pour venir en soutien au second stage, notamment pour la collecte de terrain et le traitement des échantillons entomologiques.
Missions :
1. Collecte de terrain : Participation aux relevés d’entomofaune sur les parcelles expérimentales à l’aide de piégeages passifs (pots Barber, tentes Malaise).
2. Tri et traitement des échantillons : Identification à l’espèce des individus de la famille des Carabidae. Conditionnement et envoi des autres taxons au Laboratoire d’Éco-Entomologie d’Orléans, partenaire du projet.
3. Premières analyses des données : Participation à une analyse descriptive des communautés d’insectes (auxiliaires et ravageurs) selon les parcelles et contextes agricoles. Appui à la préparation des données pour analyse statistique (selon profil et temps disponible).
Profil recherché :
– Étudiant.e en Licence 3 ou Master 1, en écologie, biologie des organismes, entomologie ou agronomie.
– Intérêt marqué pour l’écologie des communautés, les insectes, le travail de terrain et l’identification.
– Rigueur, autonomie, sens de l’observation et capacité à travailler en binôme avec un.e stagiaire M2.
– Une première expérience avec les logiciels R / RStudio et QGIS ou ArcGIS serait un atout (non obligatoire mais souhaité).
Lieu du stage : Institut Polytechnique UniLaSalle (campus de Beauvais), Oise (60)
Durée du stage : 3 mois
Période de stage : Juin – août 2026
Gratification : selon la base légale en vigueur
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