Contexte
Au sein des villes, par leur impact sur la qualité des communautés végétales, les pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes. En visitant les fleurs pour collecter des ressources alimentaires, ils assurent la reproduction de nombreuses plantes par le transport de pollen entre individus. Ce pollen occupe une place centrale : il constitue la principale source de protéines nécessaires au développement des larves.
Depuis quelques années, des installations de ruches se sont multipliées dans les milieux urbains et notamment à Paris et en région parisienne pouvant entrainer des questionnements sur le partage des ressources florales entre les abeilles sauvages et mellifères. Mieux comprendre quelles plantes sont effectivement butinées par les différentes espèces d’abeilles est donc un enjeu majeur pour mieux orienter les actions de gestion des milieux urbains et de conservation des pollinisateurs.
Depuis 2024, plusieurs dispositifs de suivi développés par BeeOdiversity ont été mis en place en Ile de France sur des sites d’entreprises :
– BeeOmonitoring, qui repose sur des collectes de pollen à l’entrée de ruches d’abeilles domestiques installées sur différents sites ;
– BeeÔtel, qui consiste à suivre les abeilles sauvages à travers des hôtels à insectes et l’analyse des pains de pollen constitués dans les cellules de nidification.
Objectifs du stage
L’objectif de ce stage est donc de valoriser les données collectées dans le cadre des dispositifs beeOmonitoring et BeeÔtel afin de caractériser et comparer les ressources polliniques utilisées par les abeilles mellifères et sauvages en Île-de-France.
Il s’agira notamment de :
– structurer et analyser les données issues des collectes de pollen
– réaliser des inventaires floristiques autour des sites où les dispositifs sont installés
– comparer la diversité des ressources florales exploitées par les deux groupes d’abeilles
– analyser le recouvrement des ressources alimentaires entre abeilles domestiques et abeilles sauvages
– produire des synthèses et visualisations permettant d’interpréter ces résultats.
Le stage comportera également une dimension de vulgarisation scientifique, visant à rendre ces résultats accessibles à différents publics (gestionnaires, collectivités, apiculteurs, grand public).
Profil recherché
Master 2 en écologie, biodiversité ou sciences de l’environnement.
Intérêt pour les observations terrains, l’identification de plantes et d’insectes pollinisateurs serait un plus
Compétences analyses de données descriptives R (base à intermédiaire) et si possible d’analyse des réseaux d’interactions
Autonomie, esprit d’initiative et curiosité
Modalités
Il s’agit d’un stage de 6 mois à partir de mai 2026.
Le.la stagiaire travaillera en lien avec les partenaires impliqués du collectif Biosurveillance 93.
Pour candidater, merci d’envoyer un CV et une lettre de motivation avant le 23 avril 2026 à lise.ropars1@mnhn.fr et nathalie.machon@mnhn.fr
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