Le projet
Les forêts françaises, qui couvrent près d’un tiers du territoire métropolitain, sont confrontées à des bouleversements rapides liés aux changements climatiques, avec des effets majeurs sur leur fonctionnement, leur biodiversité et leur capacité à assurer des services écosystémiques essentiels. Parmi les compartiments les plus sensibles mais encore les moins documentés figure la biodiversité des sols, support de la fertilité des sols, du cycle des nutriments, de la décomposition de la matière organique et de la résilience des peuplements forestiers.
Face à la nécessité de repenser les itinéraires sylvicoles pour assurer l’adaptation et la durabilité des forêts françaises (diversification, mélanges d’essences, renouvellement, densité de peuplement…), les réponses des communautés du sol à ces nouvelles pratiques demeurent largement méconnues. Or, leur structuration et leurs interactions contribuent directement aux services écosystémiques rendus par les écosystèmes forestiers.
Dans ce contexte, le projet de thèse ISYLDUR propose d’analyser comment les pratiques forestières actuelles et émergentes influencent les biocénoses des sols avec une approche multitaxonomique (faune, champignons, microorganismes). Il ambitionne d’évaluer les conséquences des nouvelles pratiques sur la structuration et le fonctionnement des biocénoses des sols. Les travaux reposeront sur une approche intégrée combinant métabarcoding ADNe (bactéries, champignons, micro-méso-macrofaune), inventaires morphologiques (macrofaune, nématodes, collemboles, acariens), approches fonctionnelles (traits biologiques, groupes trophiques) couplées à de la modélisation causale et de l’analyses de réseaux de co-occurrence.
La thèse sera adossée au projet BOSFOR (ANR-25-PEFO-0001) / PEPR Forestt et à des réseaux de sites expérimentaux et de suivis long terme (IN-SYLVA, RENECOFOR, AnaEE France)
Compétences recherchées
– Formation en écologie, sciences du sol, biologie des organismes, écologie des sols ou disciplines proches.
– Intérêt pour la recherche de terrain et les approches intégrées.
– Compétences appréciées : analyses statistiques (R), écologie des communautés, génétique environnementale, modélisation écologique.
– Goût pour le travail interdisciplinaire et collaboratif (réunions nationales BOSFOR, interactions multi-laboratoires).
– Bonnes capacités rédactionnelles et esprit de synthèse.
– Permis de conduire valide
Localisation
– Université de Rouen Normandie (ECODIV – USC INRAE 1499)
– Séjours réguliers prévus à l’UMR INRAE 1202 BIOGECO, Bordeaux
Supervision
Direction
– Pr. Michaël Aubert – USC INRAE 1499 – Ecodiv, Université de Rouen Normandie
– Dr. HDR Heidy Schimann – UMR INRAE 1202 BIOGECO, Université de Bordeaux
Co-Encadrement :
– Dr. Pierre Ganault – USC INRAE 1499 – Ecodiv, Université de Rouen Normandie
Pour candidater
Merci d’envoyer un curriculum vitae, une lettre de motivation (en anglais ou en français) décrivant vos expériences et vos titres universitaires (ou autres), ainsi que les relevés de notes de master disponibles au moment de votre candidature. Merci de fournir également les coordonnées de deux personnes pouvant servir de références.
Envoyer le tout à :
– Michaël Aubert : michael.aubert@univ-rouen.fr
– Heidy Schimann : Heidy.Schimann@inrae.fr
– Pierre Ganault : pierre.ganault@univ-rouen.fr
Calendrier du recrutement
– Début de l’examen des candidatures début mai 2026.
– Appel à candidatures ouvert jusqu’à fin mai 2026.
– Validation du recrutement par l’École doctorale (EDNBise 497) fin juin ou début juillet.
– Possibilité de contacter les directeurs de thèse avant de postuler pour obtenir plus d’informations sur le projet et l’environnement de doctorat.
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