Offre de thèse –2026-2029
Financement : Contrat doctoral établissement – Université de Caen Normandie
Démarrage prévu en octobre 2026

« Ecologie du paysage et photovoltaïque »

Direction : Servane Lemauviel-Lavenant (Pr)
Encadrant : Quentin Lambert (MCU)
servane.lavenant@unicaen.fr ; quentin.lambert@unicaen.fr

Mots-clés : Biodiversité ; Invertébrés ; Communautés végétales ; Connectivité ; Réseaux d’interactions

Contexte et objectifs :
Depuis le début des années 2000, en réponse à l’urgence climatique, les différentes politiques nationales et internationales ont entraîné le développement massif des énergies renouvelables (EnR). L’énergie solaire est considérée comme une alternative aux énergies fossiles prometteuse pour une production électrique durable. Le développement des centrales photovoltaïques (CPV) transforme les paysages et soulève des questions cruciales concernant leur impact sur la biodiversité et le fonctionnement, tant à l’échelle écosystémique que paysagère. Si les effets des panneaux sur la biodiversité au sein même des parcs commencent à être documentés, les impacts des CPV à l’échelle du paysage restent largement sous-étudiés. Le projet de thèse PVECO vient en appui du projet ECOPAYV, APRED financé par l’ADEME et piloté par Quentin Lambert de l’équipe EcoPEPS de l’UMR EVA, qui a pour finalité de concilier la production d’énergie durable avec la conservation de la biodiversité.
L’objectif de la thèse est d’évaluer la structuration de la biodiversité et le fonctionnement de ces milieux anthropisés en fonction de la configuration des CPV et du paysage. Pour répondre à ces objectifs, la thèse s’articulera en 2 axes :
– Axe 1 : Interaction matrice paysagère & centrales photovoltaïque : connectivité et biodiversité
– Axe 2 : Dimensionnement des centrales & biodiversité
Le premier axe consistera en l’étude de l’influence des paysages sur la composition et la configuration de la biodiversité (invertébrés, flore), ainsi que sur la connectivité des habitats, à l’échelle des CPV et du paysage. Le second axe identifiera les aménagements (taille des parcs, hauteur des panneaux, disposition des rangs) les plus favorables à la biodiversité, grâce à des outils de télédétection haute résolution pour la végétation et des suivis faunistiques classiques.
Missions principales :
La thèse sera composée (i) d’une approche de terrain sur un ensemble de CPV comportant des relevés de végétation, des piégeages d’invertébrés du sol et de pollinisateurs (et de la détermination sur site et en labo), des prélèvements de biomasse végétale et de sol et de la cartographie (ii) d’analyses statistiques et spatiales (iii) de communication et de diffusion auprès des acteurs de l’énergie solaire, des partenaires du projet ECOPAYV et de la communauté scientifique. Les résultats de la thèse doivent aboutir à :

• L’analyse de la connectivité écologique entre les CPV et leur matrice paysagère (naturelle, semi-naturelle, agricole).
• L’étude de l’impact du dimensionnement des CPV (surface, hauteur des panneaux, espaces inter-rangs) sur la biodiversité et le fonctionnement écologique.
• La proposition d’indicateurs pour évaluer la fragmentation des paysages et proposer des solutions d’intégration paysagère (écovoltaïsme).

Profil du.de la candidat.e
– Formation :
• Master 2 en écologie ou équivalent (au plus tard le 1er octobre 2026)
– Connaissances et compétences scientifiques :
• Travail de terrain.
• Ecologie des communautés, écologie du paysage
• Botanique et/ou entomologie.
• Statistiques et SIG : maîtrise des logiciels R et QGIS.
• Communication : bonnes capacités rédactionnelles et orales en français et en anglais (Participation à des réunions et séminaires nationaux/internationaux).
• Permis de conduire B.
Environnement de travail & modalité d’accueil :
– Localisation de la thèse :
Le.la doctorant.e sera accueilli.e au sein de l’équipe EcoPEPS « Ecologie des Prairies : des Services Ecosystémiques aux Processus » de l’UMR INRAE / UCN 950 EVA « Ecophysiologie Végétale Agronomie » et Nutritions NCS de l’Université de Caen Normandie (http://www.rennes.inra.fr/umreva) .Les travaux s’appuieront sur des sites répartis du Nord-Ouest au Sud-Est de la France et en collaboration avec des acteurs (académiques, aménageurs, industriels) nationaux et internationaux. Le.la doctorant.e sera inscrit.e à l’Ecole doctorale Normande de Biologie Intégrative, Santé, Environnement (ED 497 NBISE).
– Contrat :
• Contrat doctoral de 36 mois commençant le 01/10/2026
• Employeur : Université de Caen Normandie (Bourse établissement)
• Rémunération minimale selon l’Arrêté du 22 décembre 2022 : 2 300 € brut/mois en 2026.
Comment candidater
Envoyer un CV et une lettre de motivation avant le 04/05/26 par mail à :
• Servane Lemauviel-Lavenant : servane.lavenant@unicaen.fr
• Quentin Lambert : quentin.lambert@unicaen.fr

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: servane.lavenant@unicaen.fr quentin.lambert@unicaen.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.