Durée du stage :
8 semaines entre avril et juin (selon calendrier de formation)
Rémunération :
Non rémunéré
Lieu du stage :
Université Paris-Est Créteil – Faculté des Sciences et Technologies
61 Avenue du Général de gaulle, 94000, Créteil
Institut d’écologie et des sciences de l’environnement (iEES)
Équipe EcoPhyS, département Eco-SP.
Encadrement :
Maîtres de stage : Ruben PUGA FREITAS et Luis LEITAO
Encadrant : Jonas PETARD (doctorant)
Contact :
Envoyer C.V. et lettre de motivation à : jonas.petard@u-pec.fr
Contexte
La réduction de l’usage d’engrais minéraux constitue un enjeu majeur, en raison de leurs impacts environnementaux (Krein et al. 2023). Dans cette perspective, l’utilisation de résidus de culture comme amendement vert représente une alternative prometteuse. Les Fabacées, telles que les haricots, sont particulièrement intéressantes grâce à leurs teneurs élevées en azote (Schneider et al. 2017), macronutriment essentiel à la croissance des végétaux. Cependant, dans un contexte de changements globaux, les cultures sont de plus en plus exposées à des contraintes environnementales telles que les sécheresses (IPCC 2023) ou à des concentrations élevées d’ozone troposphérique (Lu et al. 2019). Ces contraintes ont des conséquences néfastes sur la physiologie des plantes en modifiant leur fonctionnement photosynthétique, leurs métabolismes primaires, secondaires et leur croissance (Chaves et al. 2003; Ainsworth 2017; Fàbregas and Fernie 2019). Ainsi, ces contraintes pourraient affecter le potentiel de fertilisation des résidus de cultures issus de ces plantes.
Objectifs du stage
Ce stage s’inscrit dans un projet de thèse, portant sur l’impact des contraintes environnementales sur la qualité des résidus de haricots utilisés comme amendements. Des haricots ont été cultivés en chambre de culture sous différentes contraintes environnementales (sécheresse, ozone et combinaison ozone et sécheresse). Les résidus issus de ces plants ont été broyés et seront incorporés à du sol sur lequel seront cultivées des plants de laitues.
L’objectif principal de ce stage est d’étudier l’effet des contraintes environnementales (sécheresse, combinaison sécheresse et ozone) sur la physiologie, la croissance et le rendement des laitues cultivées sur sol amendé ou non avec ces résidus. Ces effets seront à mettre en lien avec l’effet des contraintes environnementales subies lors de la culture des haricots dont sont issus les résidus utilisés pour fertiliser la culture de laitue.
Déroulé du stage :
Le stage débutera par une phase d’intégration, de prise en main du sujet et de présentation des méthodes utilisées. Durant les cinq premières semaines, le ou la stagiaire assurera le suivi quotidien de la culture des laitues en chambres climatiques, notamment l’arrosage et la surveillance des conditions de croissance. Il ou elle réalisera plusieurs mesures physiologiques, dont la conductance stomatique, la fluorescence chlorophyllienne et l’analyse des pigments, et participera aux prélèvements réalisés en fin de culture.
Les semaines suivantes seront consacrées au traitement des données obtenues, à leur mise en forme et à leur interprétation. La dernière partie du stage sera dédiée à la rédaction du rapport et à la préparation de la soutenance orale.
Planning du stage :
Semaine 1 : Accueil, intégration et prise en main du sujet de stage, présentation des méthodes.
Semaines 1 à 5 : Suivi de culture, arrosage, mesures physiologiques.
Semaines 6-7 : Traitement des données
Semaines 6-8 : Rédaction du rapport et préparation de la soutenance
Compétences requises :
Le stage s’adresse à un ou une étudiante de Master 1 en physiologie végétale, écophysiologie ou disciplines voisines. Une bonne compréhension des réponses des plantes aux contraintes environnementales est souhaitée, ainsi que des compétences en analyse de données et en traitement statistique, idéalement avec le logiciel R.
Références
Ainsworth EA (2017) Understanding and improving global crop response to ozone pollution. The Plant Journal 90:886–897. https://doi.org/10.1111/tpj.13298
Chaves MM, Maroco JP, Pereira JS (2003) Understanding plant responses to drought — from genes to the whole plant. Functional Plant Biol 30:239. https://doi.org/10.1071/FP02076
Fàbregas N, Fernie AR (2019) The metabolic response to drought. J Exp Bot 70:1077–1085. https://doi.org/10.1093/jxb/ery437
IPCC (ed) (2023) Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate. In: Climate Change 2021 – The Physical Science Basis: Working Group I Contribution to the Sixth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change. Cambridge University Press, Cambridge, pp 1513–1766
Krein DDC, Rosseto M, Cemin F, et al (2023) Recent trends and technologies for reduced environmental impacts of fertilizers: a review. Int J Environ Sci Technol 20:12903–12918. https://doi.org/10.1007/s13762-023-04929-2
Lu X, Zhang L, Shen L (2019) Meteorology and Climate Influences on Tropospheric Ozone: a Review of Natural Sources, Chemistry, and Transport Patterns. Curr Pollution Rep 5:238–260. https://doi.org/10.1007/s40726-019-00118-3
Schneider A, Huyghe C, Voisin A-S, et al (2017) Insertion des légumineuses dans les systèmes de culture : source d’azote symbiotique et de diversification des assolements. In: Guide de la fertilisation raisonnée. Editions France Agricole
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