Effets d’apports de digestat et de matières végétales affinées sur les propriétés du sol et la biodiversité du sol en contexte viticole méditerranéen

Mots clés : digestat, matières végétales affinées (MVA), méthanisation, sol, biodiversité du sol, faune du sol, viticulture, fertilité des sols, agroécologie, analyse de données.

Contexte
De nombreux sols agricoles méditerranéens, soumis à des pratiques culturales intensives et à des restitutions organiques limitées, présentent des signes de fatigue : appauvrissement en matière organique, dégradation de la structure et de la fertilité, affaiblissement de la biodiversité du sol. Face à ce constat, l’apport de matières organiques exogènes est une voie privilégiée pour améliorer leur fertilité et restaurer leurs fonctions. Parmi ces produits, les digestats issus de la méthanisation agricole et les matières végétales affinées (MVA) connaissent un développement croissant, mais leurs effets sur les paramètres physico-chimiques et sur la biodiversité des sols agricoles restent encore insuffisamment documentés dans la durée, en particulier en contexte viticole méditerranéen. Depuis 2024, un dispositif expérimental est conduit sur le site de Valabre (Bouches-du-Rhône), sur une parcelle de vigne (AOC Côtes de Provence), en partenariat entre l’UMR EMMAH (INRAE-Avignon Université), le Geres et l’EPLEFPA Aix-Valabre/LEGTA Aix-Valabre. Il vise à évaluer si différents apports organiques modifient les propriétés du sol et sa fertilité. Le dispositif compare, selon un plan en trois blocs, quatre modalités : un témoin sans produit résiduaire organique ni fertilisation (T0), un apport de matières végétales affinées fraîches (T1, MVA), un apport de compost de déchets verts (T2) et un
apport de digestat solide issu d’une unité de méthanisation locale (T3, MéthaVal’Or). Depuis 2024, plusieurs campagnes de mesures ont été réalisées par les partenaires du dispositif, portant notamment sur les paramètres physico-chimiques et biologiques du sol. Ces trois années de suivi n’ont cependant pas encore fait l’objet d’une synthèse et d’une analyse croisée permettant de tester statistiquement les différences entre modalités et de caractériser dans quelle mesure le digestat et la MVA modifient effectivement les paramètres du sol et contribuent à en restaurer la fertilité. Le volet biodiversité du sol, en particulier, reste à renforcer par des mesures de terrain dédiées. Une restitution des résultats est prévue à l’issue du stage lors d’un évènement à visée régionale organisé sur site. L’objectif de ce stage est d’évaluer les effets à moyen terme de différents apports organiques (digestat et matières végétales affinées) sur les propriétés physico-chimiques et biologiques du sol dans un contexte viticole méditerranéen. Le stage s’appuiera sur le suivi d’un essai pluriannuel afin de caractériser les effets cumulés des apports et d’analyser leur évolution au cours du temps.

Missions
Le stage comportera deux volets complémentaires :
● Volet terrain : réaliser une campagne de mesures sur le site de Valabre afin d’évaluer les effets des quatre modalités (T0, T1-MVA, T2-compost, T3-digestat) sur des indicateurs de biodiversité du sol (faune du sol, notamment macrofaune et/ou mésofaune selon les protocoles retenus).
● Volet analyse de données : rassembler, mettre en forme et analyser statistiquement l’ensemble des données acquises sur le dispositif entre 2024 et 2027 par les différents partenaires, afin de tester l’existence de différences significatives entre modalités et de caractériser l’impact du digestat et de la MVA sur la fertilité et la biodiversité du sol.
● Contribuer à la rédaction d’un rapport de synthèse et d’un document de restitution destinés aux partenaires du dispositif, et participer à la présentation des résultats lors de l’évènement de restitution en fin de stage.
Profil souhaité
● Cursus universitaire ou ingénieur/e en sciences du sol, agroécologie ou écologie, spécialisation appréciée en faune du sol / biodiversité des sols.
● Bonnes capacités d’analyses statistiques (ex. modèles mixtes) à partir de jeux de données multiples et pluriannuels ; la pratique du logiciel R est appréciée.
● Intérêt pour une approche intégrée du fonctionnement des sols agricoles.
● Motivation pour le travail de terrain (milieu méditerranéen, viticulture) et pour l’analyse de données.
● Curiosité, autonomie, goût du travail en équipe et en partenariat.

Structure d’accueil :
UMR 1114 EMMAH, Environnement méditerranéen et modélisation des agro-hydrosystèmes (INRAE – Avignon Université), en lien avec le Geres (pôle biomasse énergie agriculture et territoire) et les partenaires du dispositif expérimental de Valabre (EPLEFPA Aix-Valabre/LEGTA Aix-Valabre).

Nom et qualité des responsables de stage :
Céline Pelosi, DR INRAE, Directrice de l’UMR 1114 EMMAH (INRAE-Avignon Université).
Appui du Geres et du Lycée agricole de Valabre

Adresse du stage :
Stage basé à l’UMR 1114 EMMAH INRAE Avignon Université, 228 route de l’Aérodrome, Domaine Saint Paul – Site Agroparc, CS 40509, 84914 Avignon Cedex 9

Conditions de travail
● Début du stage : janvier/février pour 6 mois.
● Gratification : ~650 €/mois.

Modalités de candidature
Merci de faire parvenir un CV, une lettre de motivation, les résultats de M1 et M2 et les contacts de personnes ressources ou lettres de recommandation à celine.pelosi@inrae.fr.
Les dossiers seront évalués au fil de l’eau et des entretiens seront proposés aux profils présélectionnés.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: celine.pelosi@inrae.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.