Sous l’autorité du responsable de Maud Mouchet (UMR CESCO), un.e chercheur.e postdoctorant.e recrutée dans le cadre du projet VULPES et les partenaires du projet : Léa Tardieu (UMR TETIS), Johan Oszwald (UMR LETG) et Frida Ben Rais Lasram (UMR LOG).

Cette offre de postdoc se place dans le cadre du projet VULPES (Intégration de la VULnérabilité des services écosystémiques dans la Planification spatiale dans l’Estuaire de la Seine, financé sur la période 2026-2029 par le GIP Sein-Aval). Ce projet propose une approche innovante et intégrée pour la planification spatiale durable de l’estuaire de la Seine, un socio-écosystème essentiel mais fortement contraint. Situé à l’interface entre la terre et la mer, ce territoire complexe est crucial pour des services écosystémiques (SE) fondamentaux, tels que la régulation des aléas naturels, le soutien à la biodiversité et le développement économique. Toutefois, il est exposé à des pressions anthropiques croissantes (pollutions, urbanisation, usages multiples) et aux impacts du changement climatique (montée du niveau de la mer, événements extrêmes), rendant indispensable une gestion relevant d’une démarche adaptative. Le projet VULPES se donne pour mission d’intégrer la vulnérabilité associée aux SE dans une démarche innovante de planification spatiale pour l’estuaire de la Seine, depuis le barrage de Poses jusqu’à la Baie de Seine. Il adopte une approche interdisciplinaire et intégrative, tenant compte des interactions entre habitats, SE, usages multiples, pressions anthropiques et boucles de rétroaction. L’objectif est de développer des outils robustes et adaptés à la planification spatiale, capables de répondre aux défis posés par le changement climatique tout en répondant aux besoins socio-économiques du territoire.

Le projet VULPES ambitionne de fournir des outils de planification robustes et des recommandations pour répondre aux besoins socio-économiques et environnementaux de l’estuaire tout en préservant ses services écosystémiques. Ce postdoc vise à mener l’étude sur la vulnérabilité des SE, depuis le choix des SE et leur spatialisation.

Le projet postdoctoral s’articulera autour de trois objectifs :

1) Inventaire des services écosystémiques (SE) du bassin Seine Aval : réalisation d’un inventaire des SE aquatiques et terrestres pertinents pour la zone étudiée. Cet inventaire sera ensuite présenté à différentes parties prenantes, au cours d’ateliers, afin d’établir et cartographier une sélection de services ou de proxys de services (selon des critères de pertinence et de faisabilité).

2) Spatialisation et évaluation de la vulnérabilité associée aux SE : évaluation des SE et des flux aux interfaces terre-eau, identification des zones les plus vulnérables aux pressions anthropiques et travail cartographique. Les méthodologies de spatialisation seront choisies lorsque la liste des SE sera établie et en fonction des données disponibles, l’idée étant de faire reposer la spatialisation des services sur l’étude de la dynamique des paysages afin de comprendre quelles unités spatiales sont susceptibles de fournir quels services. L’un des défis du postdoc sera de produire des indicateurs pour les zones d’interface pour travailler spécifiquement sur les flux de services entre habitats terrestres et aquatiques.

3) Scénarisation : fourniture en SE sous différents scénarios d’aménagement. Selon l’avancement des deux premiers objectifs, la personne recrutée devra projeter les modèles de SE sur des scénarios établis en concertation avec le GIP Seine-Aval.

La personne recrutée sera soutenue dans son travail par un.e ingénieur.e d’étude, qui sera en charge de gérer et préparer les données fournies par le GIP Seine-aval.

La personne recrutée travaillera en collaboration avec une équipe interdisciplinaire : Maud Mouchet (UMR CESCO), Léa Tardieu (UMR TETIS), Johan Oszwald (UMR LETG) et Frida Ben Rais Lasram (UMR LOG).

Profil/ Expérience :
Nous recherchons une personne autonome, motivée, ayant une bonne maîtrise de l’anglais et de bonnes capacités rédactionnelles (livrables et articles scientifiques).
Compétences ou connaissances particulières souhaitées :
La connaissance des outils SIG et du travail sous forme d’atelier sont des atouts majeurs.
Formation : Les candidats doivent être titulaires d’un doctorat en écologie ou en géographie avec de solides bases en écologie.

Lieux de travail : UMR 7204 CESCO, Paris 5e. Des déplacements en province (Boulogne-sur-Mer, Montpellier, Rennes et Rouen) à prévoir.
Temps plein, contrat de droit public à durée déterminée (24 mois), Rémunération : en fonction de l’expérience du candidat.

Envoyer CV, lettre de motivation et au moins une lettre de recommandation sous la forme d’un PDF unique à maud.mouchet@mnhn.fr

Date limite de candidature : 31 janvier 2026

Prise de fonction souhaitée : mars/avril 2026

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: maud.mouchet@mnhn.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.