INFORMATIONS GENERALES
Encadrant.es : Emmanuelle Porcher et Antoine Gardarin, en collaboration avec d’autres chercheur.e.s.
Lieu de travail : CESCO, 43 rue Buffon 75005 Paris
Contrat : CDD 12 mois à temps complet
Niveau de qualification : doctorat
Date d’embauche prévue : à partir du 01/07/2026
Rémunération : selon les grilles salariales pour un·e ingénieur.e de recherche et l’expérience du ou de la candidate.
Modalité de candidature : un CV détaillé, une lettre de motivation et les coordonnées d’une ou 2 personnes de référence sont à envoyer à emmanuelle.porcher@mnhn.fr et antoine.gardarin@inrae.fr avant le 09 mai 2026.
CONTEXTE ET OBJECTIF :
Le Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (Muséum National d’Histoire Naturelle) recherche un·e ingénieur.e de recherche afin de développer d’une routine de production de l’Indicateur de Pollinisation Réalisée, mesurant la contribution des animaux à la pollinisation des cultures agricoles, en vue de sa publication sur le site de l’Observatoire National de la Biodiversité.
La pollinisation animale, centrale pour la majorité des espèces cultivées, est susceptible de devenir limitante du fait du déclin des pollinisateurs sauvages comme domestiqués. Cependant, les méthodes existantes pour quantifier la contribution des pollinisateurs sont soit difficilement transposables à de grandes surfaces (exclusion de pollinisateurs), soit très indirectes (estimation à partir du mode d’occupation des sols). L’indicateur de pollinisation réalisé, récemment développé par les porteurs de cette offre, dépasse ces limites en mesurant directement la contribution des pollinisateurs au rendement des cultures. Il est fondé sur la comparaison des rendements de cultures selon leur degré de dépendance aux pollinisateurs pour leur production, données actuellement disponibles et mises à jour annuellement par la statistique agricole Agreste. Deux publications démontrent la pertinence de l’indicateur, permettant par exemple d’examiner l’effet de pressions telles que l’usage des pesticides et la perte d’habitats (Gandara & al. 2025) ou le climat (Martin & al. 2019) aux échelles territoriale et nationale.
L’ingénieur.e de recherche travaillera en étroite collaboration avec les chercheur.e.s impliqué.e.s dans le projet afin (i) de produire une pipeline d’analyse permettant de produire et d’actualiser l’indicateur dans ses version spatiale et temporelle en vue de sa publication sur le site de l’Observatoire National de la Biodiversité, (ii) d’évaluer la sensibilité de l’indicateur à la qualité et la quantité des données, (iii) de proposer une déclinaison internationale de l’indicateur permettant de positionner la France par rapport à d’autres pays.
RESPONSABILITES – La personne recrutée assurera les missions suivantes :
– Production de l’indicateur : produire des scripts d’analyse permettant de calculer en routine l’indicateur de Pollinisation Réalisée dans ses versions spatiale et temporelle
– Évaluation de la robustesse de l’indicateur : Analyser comment la quantité et la nature des données utilisées influencent les valeurs de l’indicateur
– Rédaction d’une note méthodologique : Publication d’une note décrivant les principales étapes du processus de construction de l’indicateur, une aide à l’interprétation, et des perspectives d’évolution de l’indicateur
– Appui pour la rédaction d’articles scientifiques : Participation à l’effort collectif de valorisation des résultats sous la forme d’articles scientifiques
– Communication : Participer avec les membres du projet, et les partenaires pour présenter les avancées du projet, les résultats des analyses et les actions de conservation recommandées.
– Animation : Contribuer à la vie scientifique et quotidienne de l’unité hébergeante.
COMPETENCES REQUISES
– Maîtrise des outils statistiques et logiciels de modélisation (R, Python, etc.).
– Compétences en écologie ou agronomie. Des connaissances en biologie de la conservation, entomologie ou disciplines connexes seront un plus.
– Expérience dans l’analyse de bases de données spatiales (SIG, QGIS).
– Autonomie et esprit d’initiative.
– Capacité à interagir avec des partenaires multidisciplinaires.
– Compétences en rédaction scientifique et de communication.
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