Contexte scientifique :
L’intensification des activités humaines sur les littoraux est l’un des principaux facteurs anthropiques pesant sur la biodiversité marine. Les usages nautiques récréatifs (pêche de loisir, plaisance, sports motorisés) exercent des pressions probablement significatives sur les écosystèmes : prélèvements de biomasse, dérangement de la faune, dégradation des habitats. Pourtant, ces activités ne sont pas quantifiées à grande échelle en France, ce qui limite leur prise en compte dans la gestion des socio-écosystèmes côtiers.
Ce stage vise à développer une méthode robuste et reproductible de cartographie de la distribution spatio-temporelle des activités nautiques sur les façades métropolitaines.
Missions :
Au cours de son travail, le ou la stagiaire construira les trois volets suivants :
• Détection des embarcations et transfert d’échelle. Développer une méthodologie d’apprentissage sur des images PlanetScope (3 m/px) afin de détecter aussi finement que possible les embarcations par imagerie satellitaire. Pour cela, le ou la stagiaire pourra bénéficier d’images satellites très haute résolution (Pléiades, 50 cm/px) déjà annotées. Les performances seront évaluées par classe de taille, avec une attention particulière aux embarcations de moins de 10 m.
• Validation et appariement AIS. Dans un second temps, le ou la stagiaire devra associer ces détections aux positions AIS pour les navires équipés (validation et constitution d’une banque d’images d’embarcations de type connu). Pour les petites unités non équipées, diverses approches complémentaires pourront être explorées afin de quantifier la prévalence des activités nautiques non déclarées.
• Classification et déterminants environnementaux. Classer les embarcations en catégories fonctionnelles (navires de commerce, chalutiers, grande plaisance motorisée, voiliers/catamarans, petites embarcations) dans la mesure où la résolution le permet. Appliquer ensuite le modèle aux séries PlanetScope 2017-2025 et analyser les variations de densité selon la saison, le jour et les conditions socio-environnementales, afin de comprendre les déterminants et l’importance quantitative des activités nautiques le long des littoraux français.
Profil recherché :
Étudiant·e en Master 2 ou en dernière année d’école d’ingénieur, dans l’un des domaines suivants : télédétection, géomatique, science des données / intelligence artificielle, informatique appliquée à l’environnement, ou écologie avec une solide formation quantitative. Une appétence pour les sciences environnementales sera appréciée.
Compétences techniques requises
• Programmation en Python (et R) : manipulation de données géospatiales, apprentissage profond.
• Pratique des systèmes d’information géographique (par ex. QGIS) et connaissances de base en télédétection (résolution, géoréférencement, images optiques multispectrales).
Compétences appréciées :
• Expérience avec des architectures de détection d’objets (YOLO ou équivalent) et leurs métriques d’évaluation.
• Familiarité avec les images satellites haute résolution et/ou les données AIS.
• Connaissances en écologie marine ou en gestion des milieux littoraux.
• Usage de Linux et de Git, calcul sur GPU ou sur cluster.
Le laboratoire d’accueil :
Centre de géoécologie littorale (CGEL), EPHE-PSL – Dinard (35800)
Le Centre de géoécologie littorale (Coastal GeoEcology Lab, CGEL) est l’équipe de recherche et d’enseignement supérieur de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE, Université PSL) installée à Dinard, en Bretagne. Il travaille à l’interface entre la terre et la mer, sur les thématiques de la géomatique et de la télédétection appliquées à l’écologie des littoraux.
Comment candidater :
Envoyer par e-mail à ulysse.flandrin@ephe.psl.eu : un CV, une lettre de motivation et, si possible, les relevés de notes de M1 (ou d’ingénieur 2e année) ainsi qu’un lien vers un projet ou un code illustrant vos compétences.
Date limite de candidature : vendredi 20 novembre, 18 h (UTC+1).
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