Titre du stage : Caractérisation des communautés végétales, de pollinisateurs et/ou de la faune rampante du sol dans les centrales photovoltaïques au sol
Laboratoire ou structure d’accueil : stage basé au CESCO UMR 7204 à Paris au jardin des Plantes
Responsables du stage :
– Gauthier Burckard (ENGIE Lab CRIGEN et CESCO UMR 7204) : gauthier.burckard@engie.com
– Nathalie Machon (CESCO UMR 7204)
Contexte :
Dans le cadre de la transition énergétique et des objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre, le développement d’énergies renouvelables a fait l’objet de gros efforts de déploiement aux niveaux national et international. La loi de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) fixe un objectif 40 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2030 (MTE 2023). La surface totale nécessaire pour assurer la production visée par la PPE représente un risque élevé pour la conservation de la biodiversité. Selon Rehbein et al. (2020), le développement des énergies renouvelables couvre et dégrade de nombreuses aires protégées, et autres zones essentielles pour la préservation de la biodiversité, le nombre de ces zones de nature menacées par les installations allant toujours croissant. Pour l’énergie photovoltaïque, une capacité de production de 20 GW est installée en 2023 (RTE 2024), ce qui représente entre 9000 et 15300 ha de surface au sol (France renouvelables 2024). Cette surface pourrait doubler d’ici 2028 pour atteindre l’objectif d’environ 40 GW de puissance installée ciblé par la PPE (MTE 2023).
Dans ce contexte, le CESCO, en partenariat avec ENGIE Lab Crigen, dirige une thèse visant à comprendre la transformation apportée à la biodiversité par les centrales photovoltaïques au sol.
Le stage proposé ici a pour objectif de répondre à la question scientifique suivante : La biodiversité au sol est-elle perturbée par la présence de panneaux photovoltaïques ?
Objectif et résultats attendus :
Ce stage de M1 visera à aider un doctorant à recueillir des données flore, faune du sol et pollinisateurs entre les rangs de panneaux solaires dans des centrales photovoltaïques et dans des milieux adjacents correspondants à ceux qui préexistaient à l’installation des centrales. Des diversités spécifiques et fonctionnelles seront calculées et comparées par des analyses statistiques sous R.
Le stage inclura une ou deux campagnes de terrain de plusieurs jours consécutifs (pris en charge financièrement par le programme de recherche) en France métropolitaine.
Compétences attendues :
– Des connaissances naturalistes (même imparfaites) sur au moins un des groupes taxonomiques, à la fois de reconnaissance des espèces et de mise en œuvre des protocoles d’inventaires ;
– Une bonne maîtrise de R ;
– Travail en équipe.
Références bibliographiques :
– France renouvelables, 2024, Photovoltaïque & biodiversité – Concilier accélération et préservation, 63 p
– Ministère de la Transition Energétique, 2023, Dossier de presse : Loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelable, 12 p.
– Rehbein J. A., Watson J. E. M., Lane J. L., Sonter L. J., Venter O., Atkinson S. C., Allan J. R., 2020, « Renewable Energy Development Threatens Many Globally Important Biodiversity Areas ». Global Change Biology, 26(5), pp. 3040-51, https://doi.org/10.1111/gcb.15067.
– RTE, 2024, Bilan électrique 2023—Principaux résultats, 35p.
Commentaires récents