Les espèces introduites dans les écosystèmes aquatiques d’eau douce sont de plus en plus nombreuses, augmentant alors la probabilité de co-introduction au sein d’un même milieu. Ces espèces interagissent entre-elles et modifient leurs effets sur les écosystèmes dans lesquels elles sont introduites. Les interactions proie-prédateur, par exemple, se traduisent par un effet direct lié à la consommation de la proie par le prédateur, et un effet indirect, où la simple présence du prédateur va modifier les traits fonctionnels de la proie. Ces changements peuvent engendrer des conséquences sur le reste des espèces de l’écosystème, mécanisme appelé interaction indirecte médiée par les traits (TMII). De ce fait, il est important d’étudier ces interactions et leurs impacts pour une gestion adaptée de ces espèces introduites. Ce contexte s’applique notamment dans les lacs d’altitude en Europe originellement apiscicoles, où des Salmonidés et leurs proies, comme les vairons (Phoxinus sp.), y sont introduits pour la pêche. Ces espèces impactant le fonctionnement de ces écosystèmes, il est important de comprendre comment sont modulés ces impacts lorsque ces espèces co-occurent dans un même milieu. Ces effets seront testés en réalisant une étude en mésocosme entre septembre et octobre 2026, où des vairons seront exposés ou non à un signal d’alarme (signal chimique relargué lorsqu’un individu est blessé). Différents compartiments biologiques de la chaîne trophique comme les producteurs primaires, le zooplancton et les macroinvertébrés seront prélevés à intervalles réguliers pendant l’expérimentation. Dans ce cadre, l’objectif du stage sera de caractériser les communautés de zooplancton et de macroinvertébrés aquatiques sur les différents prélèvements, afin de comparer les effets sur ces communautés des vairons exposés ou non au signal d’alarme.
Missions :
– Identification du zooplancton prélevé lors de l’expérimentation sur photographie avec l’aide d’une base de données OU identification sous loupe binoculaire des macroinvertébrés aquatiques prélevés
– Analyses statistiques des résultats sur R à mettre en lien avec les autres mesures réalisées lors de l’expérimentation
Prérequis : niveau M1 ou équivalent en biologie/écologie, bases d’utilisation du logiciel R, intérêt/connaissances dans la détermination de zooplancton ou des macroinvertébrés aquatiques
Période : 2 mois à placer entre février et mai 2027
Responsables : Andréa-Marie Lambert (doctorante), Allan Raffard (CR), Victor Frossard (MC)
Lieu de stage : UMR CARRTEL (INRAE – Université Savoie Mont Blanc) – Thonon-les-Bains (France, 74)
Commodités : un logement en colocation est fourni sur place.
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