LE POSTE :
Contexte scientifique
Dans le cadre de la Directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM), l’évaluation du « bon état écologique » (BEE) est réalisé pour le descripteur D1 « oiseaux marins ». Ce descripteur inclut à la fois des espèces essentiellement marines et d’autres espèces plus côtières, notamment celles inféodées à l’estran comme les limicoles côtiers.
Elle totalise 70 taxons (espèces et sous-espèces) subdivisées en cinq groupes d’espèces, définis par la décision 2017/848/UE : échassiers, oiseaux herbivores, oiseaux marins de surface, oiseaux plongeurs pélagiques et oiseaux plongeurs benthiques.
Suivant leur pertinence et représentativité, ces espèces sont évaluées en fonction de leur caractère « nicheur » et/ou « non nicheur », à l’échelle de l’ensemble des sous-régions marines (SRM) évaluées, à savoir Manche-Mer du Nord (MMN), Mers Celtiques (MC), Golfe de Gascogne (UMR Nord-SRM GdG et UMR Sud-SRM GdG) et Méditerranée Occidentale (MO).
Dans le cadre de l’évaluation du BEE cycle 3, il a été mis en évidence que certains indicateurs n’ont pu être évalués :
en l’absence de données disponibles pour certaines espèces,
en l’absence de dispositifs de suivis opérationnels,
en l’absence d’une méthodologie opérationnelle d’évaluation de l’indicateur à partir de données existantes
Dans la perspective d’évaluation du BEE pour le cycle 2024-2030, l’enjeu est de travailler dès à présent sur les lacunes du cycle écoulé afin de pouvoir mener à bien la prochaine évaluation attendue pour fin 2027.
Porté par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN, UMR CESCO) en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche à finalité opérationnelle, combinant développement méthodologique, analyse de données et appui aux politiques publiques. Il poursuit une finalité prioritairement scientifique, orientée vers la production de connaissances et d’outils transférables pour la surveillance de la biodiversité.
Objectifs du projet
Le présent projet vise à élaborer et à consolider des stratégies de surveillance des oiseaux marins et côtiers, en appui à l’évaluation du Bon État Écologique (BEE) prévue en 2027 au titre de la Directive-cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM). Il s’inscrit dans une perspective d’amélioration des dispositifs de suivi, de renforcement de la robustesse des indicateurs écologiques et de structuration des connaissances mobilisables pour l’évaluation nationale.
Le projet s’appuie sur l’hypothèse centrale que l’intégration de données hétérogènes issues de dispositifs de suivi multiples permet d’améliorer l’évaluation de l’état des populations.
Trois axes de travail ont été identifiés :
– Action 1 : Définition d’une stratégie de surveillance des oiseaux côtiers hivernants
– Action 2 : Élaboration de stratégies de suivi des limicoles nicheurs, accompagnée d’un état des lieux des dispositifs existants et des connaissances disponibles sur les populations reproductrices ;
– Action 3 : Appuis scientifiques et techniques à l’évaluation du BEE 2027.
Missions
Le/la post-doctorant·e contribuera à ce programme, à l’interface entre écologie des populations, biostatistiques et appui aux politiques publiques, via la production de résultats scientifiques et opérationnels.
1. Analyse critique des dispositifs et des données
• Contribuer à l’inventaire et à la structuration des jeux de données existants
• Participer à l’évaluation de leur capacité à renseigner les indicateurs DCSMM
• Identifier les principales lacunes, biais et incertitudes
2. Intégration et analyse de données
• Mettre en œuvre et adapter des approches statistiques pour l’analyse de données hétérogènes
• Contribuer à la caractérisation des populations (abondance, distribution, reproduction)
• Produire des analyses à l’échelle des sous-régions marines
3. Appui aux développements méthodologiques
• Participer à la définition et au test de cadres méthodologiques pour le calcul des indicateurs
• Contribuer à la réflexion sur les valeurs de référence et seuils écologiques
• Documenter les méthodes développées et leurs limites
4. Participation à la dynamique collective
• Participer aux groupes de travail scientifiques et techniques
• Interagir avec les partenaires nationaux et européens
• Contribuer à la structuration des stratégies de surveillance
5. Contribution aux livrables DCSMM (échéance 2027)
En lien avec les responsables du projet, le/la post-doctorant·e contribuera à :
• l’élaboration des fiches d’indicateurs BEE
• la production des éléments du rapport d’évaluation
• la formalisation de recommandations méthodologiques
• la structuration des stratégies de suivi
Le/la post-doctorant·e interviendra principalement sur les phases d’analyse, de consolidation scientifique et de formalisation des résultats.
6. Valorisation scientifique
• Contribution à une production scientifique (article, note méthodologique ou communication)
• Présentation des résultats dans des séminaires, ateliers ou conférences
Livrables attendus (contributions)
Le/la post-doctorant·e contribuera à la production des éléments suivants :
• état des lieux structuré des dispositifs de suivi et des données disponibles
• analyses contribuant au renseignement des indicateurs DCSMM
• documentation des méthodes d’analyse et de traitement des données
• participation aux fiches de rapportage BEE
PROFIL RECHERCHE:
• Doctorat en écologie, biostatistiques, modélisation ou discipline connexe
• Expérience en écologie des populations et/ou biologie de la conservation
• Intérêt pour les interfaces entre recherche scientifique et politiques publiques
COMPETENCES:
Indispensables
• Analyse statistique de données écologiques (R), modélisation
• Rigueur scientifique et capacité de synthèse
• Rédaction scientifique
Appréciées
• Expérience sur l’analyse de données de biodiversité ou dispositifs de suivi
• Intégration de données hétérogènes
• Connaissances en ornithologie
• Analyse spatiale (SIG)
ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL :
Le poste est basé au MNHN (UMR CESCO), avec un ancrage à la station marine de Concarneau. Le/la post-doctorant·e sera encadré·e par une équipe de recherche incluant notamment : Antoine Chabrolle, Isabelle Le Viol.
Le projet sera mené en collaboration avec l’Office Français de la Biodiversité (coordinateur du rapportage du BEE) et s’appuie sur un réseau national d’acteurs (GISOM, observatoires, associations naturalistes). Il s’inscrit dans des dynamiques scientifiques européennes liées à la DCSMM.
DUREE DU CONTRAT :
18 mois, Date de début 01/10/2026, fin de contrat 31/03/2028
HORAIRES ET CONDITIONS DE TRAVAIL :
• Temps plein, contrat de droit public à durée déterminée
• Horaire spécifique aux activités de recherche. (35h35 par semaine et 44 jours de congés annuels)
• Le/la candidat-e retenu-e sera basé-e au MNHN à la station marine de Concarneau (29)
• Rémunération selon expérience et grille
CONTACT CANDIDATURES:
Postuler sur :
https://recrutement.mnhn.fr/front-jobs-detail.html?id_job=1553&id_origin=0
Date limite de candidature « 12/07/2026 ».
Commentaires récents