Contexte : Les vieilles forêts boréales sont reconnues autant pour la biodiversité distincte qu’elles abritent que pour l’importante quantité de carbone qu’elles stockent. Le concept de « vieille forêt » regroupe toutefois des peuplements particulièrement hétérogènes en termes d’historique, structure et composition, ce qui implique aussi une hétérogénéité et termes de biodiversité et de stocks de carbone. Les principaux agents de perturbation des forêts boréales que sont les coupes forestières et les feux naturels ont eux aussi un impact qui varie en fonction de la structure et de la composition des vieilles forêts. Il est dans ce contexte difficile d’établir des cibles de conservation pouvant garantir le maintien de l’ensemble des habitats associés aux vieilles forêts ainsi que de leurs stocks de carbone accumulés au cours des siècles. Ce projet va donc se baser sur un réseau de suivi de plus d’une cinquantaine de placettes de suivi des vieilles forêts boréales au Québec pour répondre aux objectifs suivants : 1) évaluer la corrélation des stocks de carbone des vieilles forêts avec des indicateurs indirects de biodiversité (dendromicrohabitats et bois mort), 2) évaluer l’association entre communautés de bryophytes (inventaire réalisé par un projet de doctorat associé) et de champignons du sol, ici identifiés par metabarcoding, et 3) déterminer dans quelle mesure des forêts issues de vieilles coupes totales (>50 ans) retrouvent des caractéristiques de carbone et de biodiversité s’approchant de celles des vieilles forêts. Les résultats de ces analyses seront valorisés et diffusés sous la forme de publication scientifiques, de présentations dans des conférences et d’activités de vulgarisation.
Dates de début du projet : Sessions d’hiver 2027 (Janvier – Avril) ou d’automne 2027 (Septembre – Décembre)
Profil recherché : Nous recherchons une personne passionnée par les enjeux liés à l’écologie des écosystèmes forestiers, de la biodiversité, des perturbations naturelles, botanique et/ou mycologie. Un diplôme de Maîtrise/Master en biologie, écologie, sciences forestières ou dans un domaine connexe est requis. La qualité du dossier académique et la démonstration d’un haut potentiel en recherche seront parmi les critères pris en compte pour l’évaluation des dossiers. Nous accordons toutefois une importance équivalente aux qualités que sont la curiosité, la créativité, l’autonomie et la capacité en travailler en équipe. Une expérience en bryologie ou en biologie moléculaire sont un plus. En raison du caractère isolé des sites d’étude, une capacité à travailler sur le terrain en milieu éloigné et un permis de conduire sont nécessaire. Les personnes candidates présélectionnées à partir de leur dossier seront ensuite contactés pour un entretien.
Bourse : Une bourse de recherche de 24 500 $CAD/an pour quatre ans sera octroyée à la personne sélectionnée.
Localisation et direction: La personne sélectionnée sera basée à l’Institut de recherche sur les forêts (IRF) au campus de Rouyn-Noranda de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Elle sera supervisée par Maxence Martin (IRF-UQAT), spécialiste des vieilles forêts boréales et Xavier Cavard (IRF-UQAT), experte du carbone forestier.
Documents à fournir: Pour manifester votre intérêt, veuillez envoyer un CV, une lettre de motivation, les copies de vos relevés de notes (qui peuvent être non officiels) et le contact de deux personnes référentes à Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca) et Xavier Cavard (xavier.cavard2@uqat.ca).
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