La dispersion de graines est une étape clé dans la régénération forestière, et il est important de mieux appréhender les facteurs pouvant modifier ce processus. Ceci est d’autant plus vrai dans un contexte de changement climatique où le risque d’incendie des écosystèmes forestiers est en constante augmentation et où la dispersion peut être cruciale pour la régénération naturelle et la résilience de ces écosystèmes. L’endozoochorie, c’est-à-dire le transport de graines par le tube digestif des animaux, peut permettre leur dispersion sur de longues distances et peut ainsi favoriser la recolonisation des milieux incendiés, y compris ceux éloignés des zones sources. Ainsi la dispersion de graines par la faune sauvage, notamment les mammifères, peut être envisagée comme un facteur de la résilience des écosystèmes post-perturbation. Un projet de thèse a été initié pour identifier : i) quelles sont les espèces animales et végétales impliquées dans la dispersion endozoochore dans un contexte post-incendie ? et ii) quels sont les traits fonctionnels des espèces (animales et végétales) pouvant jouer un rôle clé dans la dispersion endozoochore ?
Pour répondre à ces questions, un dispositif de suivi a été mis en place entre Juin 2025 et Mai 2026, dans le cadre d’une thèse. Le terrain a consisté en une récolte mensuelle de fèces de mammifères le long de transects situés en zones brûlées et non brûlées, à La Teste-de-Buch et à Hostens (Gironde, 33). Les fèces ont été ensuite tamisées pour extraire les graines, qui ont été mises à germer en serre. Une fois les graines germées et les plantules suffisamment développées, elles sont comptées et identifiées à l’aide de flores, permettant ainsi de constituer une base de données reliant plantes et animaux. Les pots sont restés en serre 6 mois pour favoriser la germination des graines puis le substrat a été récupéré afin de le trier sous loupe binoculaire à la rechercher de graines n’ayant pas germées : ces graines récoltées doivent ensuite être identifiées et leur viabilité testée afin de compléter la base de données.
L’objectif de ce stage sera de comparer les communautés végétales issus de la germination en serre et les communautés végétales qui n’ont pas germées. Il s’agira donc de réaliser l’identification des graines n’ayant pas germées (qui ont été préalablement triées sous loupe binoculaire), grâce à des banques de graines physiques et virtuelles ainsi que d’ouvrages spécialisés (atlas photographiques). Il s’agira également de réaliser des tests de viabilités sur les graines ainsi que de faire des recherches bibliographiques pour extraire les traits fonctionnels associés à ces graines. Le ou la stagiaire participera aussi aux autres tâches associées au projet comme le suivi et l’identification de plantules en serre.
Missions du / de la stagiaire :
– Identification des graines récoltées grâce à des banques de graines physiques et virtuelles ainsi que d’ouvrages spécialisés (atlas photographiques).
– Tri des fèces de carnivores à la recherche de graines.
– Tests de viabilité sur les graines (méthode au Tetrazolium)
– Suivi et identification des plantules en serre
– Extraction et création d’une base de données de traits fonctionnels spécifiques au projet à partir des bases de données en ligne (par exemple ; TRY, LEDA)
– Analyses statistiques des données récoltées
L’étudiant.e sera amené.e à gérer une collection d’échantillons et plusieurs bases de données : organisation, patience et rigueur sont requises.
L’étudiant.e réalisera ses misions parfois en collaboration avec les membres du projet (doctorante et techniciennes de recherche) et parfois en autonomie.
Profil recherché :
– césure, Bac +3 ou +5; Formation en biologie, écologie ou similaire.
– Goût pour le travail en laboratoire
Intérêts: Observation sous loupe binoculaire, utilisation de clé de détermination, botanique
Savoir être: Rigueur scientifique, autonomie, patience, organisation, communication, travail d’équipe
Conditions de travail :
Durée: entre 2-5 mois.
Date de début : entre Septembre et Octobre 2026.
Localisation: Laboratoire BIOGECO, Bâtiment B2, Allée Geoffroy St-Hilaire 33615 Pessac, Laboratoire ISPA, Grande Ferrade ,Villenave d’Ornon et Bordeaux Sciences Agro.
Encadrement: Capucine Bouflet (Doctorante), Soizig Le-Stradic (Chargée de recherche), Irene Castañeda-González (Enseignante-chercheuse) et Maya González (Enseignante-Chercheuse).
Convention de stage obligatoire
Contact :
Les candidatures (CV + lettre de motivation) sont à adresser par mail à :
Capucine.bouflet@u-bordeaux.fr, soizig.le-stradic@inrae.fr, maya.gonzalez@agro-bordeaux.fr, irene.castaneda-gonzalez@u-bordeaux.fr
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