Contexte :
Les écosystèmes côtiers sont naturellement exposés à des fluctuations spatiotemporelles de salinité causées par le transport des embruns marins, les mouvements d’eaux souterrains, la topographie, la distance à la mer ainsi que les conditions climatiques comme la température, les précipitations et les régimes de vent. Cependant, les changements climatiques actuels exacerbent ces dynamiques et entraînent une salinisation croissante des zones côtières, avec des conséquences majeures sur ces écosystèmes et les organismes qui y vivent. Chez les vertébrés ectothermes, l’impact de la salinisation a été principalement quantifié chez les amphibiens – dont les communautés, la reproduction et les traits d’histoire de vie sont fortement impactés par la salinité -mais les reptiles terrestres restent relativement peu étudiés dans ce contexte. La salinisation peut avoir des effets directs sur les organismes en induisant un stress osmotique, via l’absorption d’ions et la déshydratation, ou indirect en modifiant les réseaux trophiques comme par exemple l’abondance et la diversité des proies. Comprendre comment la salinité affecte le régime alimentaire et les traits écophysiologiques devient essentielle pour comprendre la résilience de ces espèces face aux perturbations climatiques en cours et orienter les stratégies de conservation dans les écosystèmes côtiers.
Dans ce contexte, nous recherchons un(e) stagiaire du mois de juin jusqu’au début du mois d’août pour participer à une étude transversale sur le lézard des murailles le long d’un gradient de salinité.
Les missions du ou de la stagiaire seront de participer :
1) Aux captures des lézards en milieu naturel
2) Aux mesures morphologiques et physiologiques sur les animaux en suivant des protocoles dédiés.
3) A la gestion des échantillons et des bases de données
4) Aux mesures de salinité dans le sol
Organisation du stage :
Ce stage sera mené en collaboration avec François BRISCHOUX (DR – CNRS) et Théo Gicquel De Menou (Ingénieur d’étude) au Centre d’Études Biologiques de Chizé et non gratifié. Des logements sont disponibles au laboratoire à la charge du ou de la stagiaire (environ 150 à 230 euros par mois).
Profil recherché :
Nous recherchons un(e) étudiant(e) motivé(e), sérieux(se) et appréciant à la fois le travail sur le terrain et en laboratoire. Ce projet nécessitera une implication importante du ou de la stagiaire. Des horaires de travail décalés s’appliqueront en fonction de la météo. Pour candidater, merci d’envoyer votre CV et une lettre de motivation en précisant si un rapport et/ou une soutenance sont à prévoir à Théo BODINEAU (theo.bodineau@cebc.cnrs.fr) postdoctorant CNRS-CEBC.
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