DESCRIPTION DE LA THESE
Objectifs du projet de thèse
En utilisant une approche intégrative et mécaniste combinant des expérimentations in natura et en conditions contrôlées, ce projet de thèse a pour objectif d’évaluer les impacts du changement climatique en région méditerranéenne sur la biodiversité du sol et la dynamique du C associée dans les sols forestiers méditerranéennes. Plus précisément, les principaux objectifs seront d’étudier les 1) la décomposition de la litière, les émissions de CO2 et de COVB liées à l’activité biologique, et 2) la séquestration du carbone du sol en réponse aux effets isolés et interactifs de la sécheresse et du réchauffement dans les nouveaux dispositifs expérimentaux.
Le projet de thèse s’organisera autour de 3 axes complémentaires : i) découplage in situ des effets des deux composantes du changement climatique sur le processus de décomposition des litières, 2) découplage in situ des effets des deux composantes du changement climatique sur les émissions de CO2 et de COVB, et sur la séquestration du carbone, 3) découplage in vitro des effets des deux composantes du changement climatique sur le réseau trophique du sol et les effets en cascade sur la dynamique du carbone

Sites expérimentaux
Ce projet de thèse se focalisera sur la région méditerranéenne, où l’impact du changement climatique en cours est déjà observable sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers. Le projet se concentrera sur deux écosystèmes forestiers d’importance majeure en zone méditerranéenne, à savoir les forêts de chêne pubescent (Quercus pubescens) et de chêne vert (Quercus ilex) qui représentent plus de 4 millions d’hectares à l’échelle du bassin méditerranéen dont 750 000 ha en France.
Le projet de thèse s’appuiera sur deux plateformes instrumentalisées et expérimentales in situ du réseau national AnaEE-France, ayant pour objectif d’étudier la dynamique, le fonctionnement et la biodiversité des deux écosystèmes forestiers méditerranéens soumis au changement climatique : le site expérimental de Puéchabon (forêt de Quercus ilex) et le site expérimental de l’O3HP (forêt de Quercus pubescens). Ces installations de recherche expérimentale ont déjà permis d’éclairer de nombreux changements dans le fonctionnement des écosystèmes forestiers soumis à un stress hydrique aggravé sur le fonctionnement des arbres (e.g. évapotranspiration, production de biomasse, fixation de CO2) ou le processus de décomposition des litières. L’utilisation simultanée de ces deux plateformes permettra 1) d’étudier et de comparer des forêts de chênes sempervirents et de chênes décidus, et 2) d’accéder à des connaissances sur l’impact pluriannuel des augmentations récurrentes de la durée et de l’intensité des épisodes de sécheresse estivale sur le compartiment sol.

CONTEXTE DU TRAVAIL
Le sujet de thèse proposé s’inscrit dans le cadre du projet de recherche PEPR FairCarboN Drought ForC avec un démarrage de la thèse prévu à l’automne 2025.
La thèse de déroulera au sein de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) sous la supervision de Virginie Baldy (Professeur, Aix-Marseille Université), Elena Ormeño (Directrice de recherche, CNRS) et Mathieu Santonja (Maitre de conférences, Aix-Marseille Université). L’équipe encadrante est spécialisée dans l’étude du fonctionnement des écosystèmes forestiers et dans la compréhension du rôle des organismes du sol dans la dynamique de la matière organique. L’ensemble des frais de fonctionnement de la thèse (e.g. missions, fonctionnement) seront couverts par des crédits déjà acquis par l’équipe encadrante dans le cadre du projet PEPR Drought ForC.
Le doctorant aura à mener des expérimentations en laboratoire et sur le terrain sur différents sites forestiers français. Il bénéficiera de l’environnement scientifique et technique du consortium du projet PEPR Drought ForC pour mettre en place ses expérimentations (e.g. collaborations, aide technique, infrastructures expérimentales). Le doctorant aura par ailleurs l’opportunité d’encadrer les travaux de recherche d’au moins un stagiaire de Master 2.

PROFIL RECHERCHE
– Etudiant.e de niveau M2 ou équivalent, en écologie, biologie ou sciences environnementales
– Intérêt pour l’écologie fonctionnelle et l’écologie du sol
– Motivation vis à vis des approches expérimentales in situ
– Bonnes connaissances du logiciel R
– Permis B

Un dossier constitué d’un CV, d’une lettre de motivation, des notes académiques du Master 1 et du Master 2, et des contacts de deux personnes référentes, est à envoyer à virginie.baldy@imbe.fr avant le 16 juillet 2025. Les candidats correspondant le mieux au profil recherché seront conviés à un entretien avec l’équipe encadrante et une personne des ressources humaines de l’IMBE la semaine du 21 juillet.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: virginie.baldy@imbe.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.