L’année 2026 est marquée par une triple attribution sur le thème de l’écologie et biologie marines. La complémentarité et contribution des différentes approches ont rendu difficiles une unique sélection.
Lauréat 2026 – Didier Gascuel (PR émérite, Institut Agro, Rennes) pour souligner l’importance de ses recherches ayant permis le développement d’une approche et d’une gestion écosystémiques des pêches en Europe, intégrant le fonctionnement global des écosystèmes plutôt que la seule dynamique des stocks exploités. Le développement du modèle de flux de biomasse EcoTroph, référence internationale pour l’analyse du fonctionnement des réseaux trophiques marins à l’échelle des océans en est une production notable comme l’est également l’utilisation plus générale de ses travaux pour éclairer les politiques publiques nationale et européennes, orienter les transitions vers une gestion écosystémique des pêcheries, et élaborer de critères de durabilité des produits de la mer.
Lauréate 2026 – Frédérique Viard (DR CNRS, ISEM, Montpellier) pour souligner l’importance de ses recherches sur la structure génétique des populations et les forces et processus qui la modifient ainsi que son rôle leader dans l’introduction des outils de génomique pour des modèles marins divers (gastéropodes, ciones, algues …), en particulier pour comprendre les processus d’invasions biologiques en milieu marin. Ce prix nous permet également de mettre en évidence sa participation marquée dans des cénacles régionaux à internationaux qui promeuvent notamment le lien entre la recherche et les différentes parties prenantes (pouvoirs publics, associations …) impliquées dans des questions de conservation.
Lauréat 2026 – Henri Weimerskirch (DR émérite CNRS, CEBC, Chizé) pour souligner l’importance de ses recherches portant sur la dynamique des populations d’oiseaux marins et l’influence de l’abondance et de la distribution des ressources sur les stratégies de reproduction de ces animaux longévifs. Ses travaux ont notamment permis de démontrer, grâce à des systèmes télémétriques innovants posés sur des albatros, l’étendue de la pêche illégale et non déclarée dans les océans. Également ce prix reconnaît son implication dans de grandes opérations d’intérêt collectif, y compris en termes de retour vers la société autour de la lutte contre la pêche illégale et de l’établissement d’un réseau d’aires protégées dans l’océan austral.
Lauréat 2025 – Jérôme Chave (DR CNRS, CRBE, Toulouse) pour souligner l’importance de ses recherches alliant recherche sur le terrain, biologie moléculaire et modélisation mathématique et visant la compréhension du fonctionnement des forêts tropicales et leur réponse, au niveau écologique et évolutif, aux changements climatiques. Egalement, ce prix vise à reconnaître son fort investissement pour le collectif à travers, sans les lister de manière exhaustive, des responsabilités en France métropolitaine (direction et direction-ajointe d’UMRs), en Guyane (les Nouragues) et à l’interface (Laboratoire d’Excellence CEBA).
Lauréat 2024 – Luc Abbadie (PR émérite, Sorbonne Université, Paris) pour souligner l’importance de ses recherches sur les interactions entre biodiversité, cycles biogéochimiques et fonctionnement des écosystèmes. Ce prix permet de mettre également en évidence son rôle initiateur, en France, des recherches en écologie urbaine et sur l’ingénierie écologique, recherches qui préfigurent le développement actuel des Solutions Fondées sur la nature. En tant qu’enseignant, Luc a participé à la formation en écologie de très nombreux citoyens et futurs professionnels. Finalement, ce prix vise à reconnaître les diverses actions de promotion de la recherche pour et avec la société que Luc a mises en œuvre et son influence positive forte sur l’ensemble du système de recherche français en écologie et notamment sur sa capacité à interagir avec la société afin de résoudre la crise environnementale. Un exemple d’actualité est son co-portage de la formation des fonctionnaires à la transition environnementale.
Lauréate 2023 – Anne Charmantier (DR CNRS, CEFE, Montpellier) pour souligner l’importance de ses recherches en écologie évolutive des populations naturelles de vertébrés en milieu naturel et urbain, recherches mises en œuvre à l’aide approches innovantes en génétique. Ce prix salue également son implication très significative au sein de la communauté scientifique, sous des formes très variées, et promouvant l’égalité des chances ainsi que sa passion commutative pour la science.
Lauréat 2023 – Franck Courchamp (DR CNRS, ESE, Gif-sur-Yvette) pour mettre en avant l’importance de ses travaux couplant terrain, expérimentation et modélisation sur la conservation de la biodiversité et à la gestion des invasions biologiques, travaux qui ont notamment impacté significativement les mesures et politiques de protection de la biodiversité dans de nombreuses régions du monde. À cela s’ajoute son engagement remarquable pour l’éducation et la transmission des connaissances à toutes et tous, sans distinction aucune.
Lauréat 2022 – Sylvain Dolédec (LEHNA) pour souligner l’importance de ses recherches en écologie des milieux aquatiques dulcicoles, son implication collective tant au niveau de l’ UMR 5023 – LEHNA qu’à l’Université, et son impact majeur sur les méthodes statistiques utilisées aujourd’hui en écologie, notamment via la librairie ade4 (logiciel R).
Ses apports à l’étude des communautés écologiques via les statistiques multivariées ont acquis une notoriété internationale qui bénéficie plus généralement à tout la communauté française des écologues statisticiens.
Lauréate 2021 – Sandra Lavorel (LECA), pour pour souligner l’importance de ses travaux de recherche en écologie fonctionnelle et notamment son apport majeur sur le concept des services écosystémiques; ces travaux ayant ouvert une voie vers des approches pluridisciplinaires entre écologie et société.
Son investissement international (e.g. membre de l’IPBES) a également été souligné ainsi que son soutien aux nombreux étudiants qu’elle a pu former dans ces domaines
Lauréat 2020 – Philippe Jarne (CEFE-CNRS), pour ses recherches en biologie évolutive et des populations, ainsi qu’en biologie des invasions et en écologie. Il s’intéresse plus particulièrement à l’évolution de la reproduction et à la sélection sexuelle chez les animaux, avec un focus sur des espèces hermaphrodites.
Primer P. Jarne, c’est également reconnaître son rôle et son implication dans la vie et les actions de la SFE².
Lauréats 2019 – Michel Loreau (DR UMR 5321, CNRS Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale (SETE), Moulis et à Jean Clobert, CR CNRS SETE, Moulis.

Lauréat 2017 – Patrick Lavelle (UPMC)

Lauréat 2016 – Pierre-Henry Gouyon (ISYEB, Museum National d’Histoire Naturelle)

Lauréate 2015 – Françoise Burel (ECOBIO, Rennes)

Lauréat 2014 – Doyle McKey (CEFE, Montpellier)

Lauréat 2013 – Claude Combes (Université de Perpignan)

Lauréate 2012 – Isabelle Olivieri (Université de Montpellier)

Lauréat 2011 – Daniel Pauly (University of British Columbia, Vancouver, Canada)

Lauréats 2010 – Robert Barbault (Université Paris VI) et Bernard Delay (Directeur de Recherche émérite au CNRS)

Lauréat 2009 – Jacques Blondel (Directeur de Recherche émérite au CNRS)

Lauréat 2018 – Jean-Dominique Lebreton (Directeur de Recherche émérite au CNRS)



