annonce sur le site web de l’INRAE à consulter pour le salaire et la condition (durée) du poste – https://jobs.inrae.fr/ot-14566

Les pratiques agroécologiques permettraient une production agricole plus respectueuse des écosystèmes et des paysages, et présenteraient de grands avantages pour l’environnement et la société. Leur innovation et leur utilisation dans l’agriculture ne progressent que très lentement, et peut-être trop lentement pour atteindre les objectifs de la société. La question posée dans le projet FRESHH, financé par Biodiversa dans cinq pays de l’UE, est de savoir pourquoi les agriculteurs décident d’adopter ou non des pratiques agroécologiques. Notre objectif est de développer des méthodes pour soutenir l’innovation et l’adoption de pratiques agroécologiques qui ont du sens sur le plan économique, agronomique et environnemental pour une meilleure conservation et restauration du paysage agricole.
Notre étude de cas porte sur l’utilisation des herbicides. Les agriculteurs utilisent des herbicides car ils permettent un contrôle fiable et (relativement) sans risque des mauvaises herbes. L’adoption d’approches agroécologiques, telles que les carabes agents de biocontrôle qui mangent les graines des adventices, ne peut qu’augmenter le risque de problèmes d’adventices et de perte de rendement. En dehors de l’échelle de la parcelle, cependant, l’équation n’est pas aussi simple. Si l’on considère la pollution par les herbicides dans les eaux douces adjacentes, les coûts des effets des herbicides sur la biodiversité et l’environnement des biomes terrestres et aquatiques peuvent être marqués. L’augmentation des habitats semi-naturels (SNH) qui entourent les parcelles peut également avoir des effets bénéfiques en augmentant l’abondance des carabes dans les parcelles cultivées et en empêchant les herbicides de pénétrer dans les eaux douces, mais au prix pour les agriculteurs d’une augmentation du temps du travail et de la gestion des SNH. Cela signifie qu’il y a des avantages et aussi des coûts lorsque les agriculteurs prennent leurs décisions en tenant compte du paysage des eaux douces et du SNH en dehors de leurs parcelles. Ces avantages et ces coûts pourraient renforcer la prise de décision des agriculteurs pour l’utilisation d’herbicides, mais il est également concevable qu’ils puissent rééquilibrer la prise de décision en faveur de l’adoption d’approches agroécologiques, telles que le contrôle biologique fourni par les carabes.
Le projet FRESHH étudie la prise de décision socio-économique/agronomique des agriculteurs pour l’adoption de pratiques agroécologiques, à l’échelle de trois éléments du paysage (la parcelle, les habitats semi-naturels et les milieux d’eau douce). Ce travail socio-économique sera réalisé en France, en Autriche, en République tchèque, aux Pays-Bas et en Suède. Il utilisera des méthodes mixtes (enquêtes quantitatives et qualitatives) pour évaluer la prise de décision des agriculteurs, notamment des Discrete Choice Experiments et des questionnaires complémentaires. Il est prévu que ce travail soit réalisé en grande partie en ligne avec des groupes de discussion d’agriculteurs dans chaque pays pour vérifier les résultats.

Le financement du projet de post-doctorat est assuré par le projet FRESHH de Biodiversa BiodivRestore. Le post-doctorat sera supervisé par David A. Bohan (DR, INRAE Bourgogne-Franche-Comté), le coordinateur du projet FRESHH, Maia David (Pr., AgroParisTech) et Bruno Chauvel (DR, INRAE Bourgogne-Franche-Comté).

Vous serez accueilli-e au sein de l’UMR Agroécologie à l’INRAE Bourgogne-Franche-Comté à Dijon, (France), au sein de l’UMR Agroécologie (Pôle GestAd, équipe ComPaRe).

Vous serez plus particulièrement en charge (environnement de travail et missions) :
• Du développement d’un Discrete Choice Experiment pour étudier les critères de décision des agriculteurs qui influencent l’adoption de pratiques agroécologiques, telles que favoriser les coléoptères carabes pour le contrôle des adventices ; Cette enquête, réalisée en Français, sera ensuite traduite pour être appliquée dans les autres pays partenaires ;
• De l’organisation des groupes de discussion avec les agriculteurs pour discuter et prioriser les pratiques de soutien aux carabes ;
• De l’analyse statistiques et économétriques des données écologiques et socio-économiques ;
• De la publication et communication des résultats du projet.
• Le travail avec les agriculteurs implique l’organisation de réunions et de missions associées ;
• Le poste est supervisé conjointement par INRAE Bourgogne-Franche-Comté et AgroParisTech et les réunions scientifiques se feront sur les deux sites ;
• Le projet FRESHH implique plusieurs partenaires de l’UE et des réunions régulières dans les pays partenaires.

Formations et compétences recherchées
Doctorat/Ingénieur grandes écoles
Formation recommandée : niveau Doctorant. Le candidat devra maîtriser les concepts et les méthodes nécessaires à l’analyse des données (sous R ou Stata). La capacité de communiquer en anglais écrit et parlé est obligatoire.

Connaissances souhaitées
Une formation en agronomie ou écologie appliqué ou économie écologique. La connaissance des carabes et écologie communautaire sera considérée comme très utile. Des connaissances en statistiques et/ou économétrie sont souhaitables. Le candidat sera également motivé par l’interdisciplinarité et le travail d’équipe international, comme l’exige le projet FRESHH. Autonomie, sens de l’organisation et rigueur méthodologique sont essentiels.
Expérience appréciée : Volonté et expérience de travailler avec des groupes d’utilisateurs, tels que les agriculteurs. Une expérience d’enquêtes type Discrete Choice Experiments est un plus.

Aptitudes recherchées :
Français (communication avec les agriculteurs, article de vulgarisation)
Anglais écrit et parlé
Econométrie
Permis de conduire obligatoire

Présentation INRAE
L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec268 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

Votre qualité de vie à INRAE
En rejoignant INRAE, vous bénéficiez (selon le type de contrat et sa durée) :
– jusqu’à 30 jours de congés + 15 RTT par an (pour un temps plein)
– d’un soutien à la parentalité : CESU garde d’enfants, prestations pour les loisirs ;
– de dispositifs de développement des compétences : formation, conseil en orientation professionnelle ;
– d’un accompagnement social : conseil et écoute, aides et prêts sociaux ;
– de prestations vacances et loisirs : chèque-vacances, hébergements à tarif préférentiel ;
– d’activités sportives et culturelles ;
– d’une restauration collective.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: David.Bohan@inrae.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.