Descriptif du stage :
Dans le contexte actuel de changements globaux et de pressions anthropiques croissantes sur les écosystèmes marins, comprendre la dynamique et la réponse des communautés face à ces changements devient primordial. Les programmes de surveillance à long terme sont donc fondamentaux afin de détecter, quantifier ou prédire des changements dans la biodiversité (Buckley et al., 2021).
La plupart du temps, les changements dans les communautés écologiques sont explorés au niveau de leur structure taxonomique, cependant la diversité fonctionnelle peut s’avérer un estimateur plus fin pour déterminer les mécanismes structurant les communautés et les changements dans les fonctions de celles-ci (Mouillot et al., 2013). Étudier conjointement les changements dans la diversité taxonomique et fonctionnelle permettrait une meilleure description de la dynamique des communautés puisque des changements dans la diversité des espèces n’induisent pas obligatoirement des changements dans la diversité des traits fonctionnels et inversement.
Ce stage de Master 2 se base sur les données issues du REBENT (Réseau Benthique) : programme de surveillance des habitats et biocénoses benthiques de la zone côtière en Bretagne, effectif depuis 2003. Ce stage s’intéressera particulièrement aux assemblages de Polychètes (classe exhibant une large gamme de stratégies écologiques et jouant un rôle clé dans les écosystèmes (Boyé et al., 2019)) présents dans quatre habitats distincts suivis dans le cadre du REBENT.
Le/La stagiaire utilisera une méthode statistique innovante (De Cáceres et al., 2019) afin de quantifier les changements dans les trajectoires temporelles des communautés de Polychètes d’un point de vue taxonomique d’une part et fonctionnel d’autre part (à partir d’une matrice de traits fonctionnels préalablement recensés). Différentes questions pourront alors être abordées :
– Les communautés de Polychètes peuvent-elles être utilisées pour décrire la dynamique de la communauté globale au niveau taxonomique ?
– Observe-t-on une dynamique similaire entre les structures taxonomiques et fonctionnelles des communautés ?
– Y-a-t-il une influence de l’habitat sur les différentes dynamiques observées ou existe-t-il une dynamique globale à l’échelle régionale ?
– Les trajectoires observées sont-elles influencées par des paramètres environnementaux ?

Qualifications et compétences requises : étudiant.e en Master 2 spécialité écologie / écologie statistique / écologie marine. Maîtrise de R et des analyses multidimensionnelles, capacité rédactionnelle, autonomie et rigueur.

Accueil : LEMAR UMR6539 – Laboratoire des sciences de l’environnement marin, Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM), Université de Bretagne Occidentale (UBO), Brest, France (https://www-iuem.univ-brest.fr/lemar/).
IUEM UMS 3113 – L’Observatoire marin, Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) (https://www-iuem.univ-brest.fr/observatoire).

Encadrement :
Dr. Olivier Gauthier (MCF), olivier.gauthier@univ-brest.fr
Chirine Toumi (Doctorante), chirine.toumi@univ-brest.fr
Dr. Jacques Grall (IR), jacques.grall@univ-brest.fr

Durée : 5 à 6 mois à compter de janvier/février 2022

Candidature : envoyer cv et lettre de motivation à chirine.toumi@univ-brest.fr et olivier.gauthier@univ-brest.fr

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: chirine.toumi@univ-brest.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.