Les écosystèmes prairiaux fournissent un ensemble de services environnementaux (biodiversité, régulation des cycles biogéochimiques, fertilité des sols), économiques et sociétaux. Au cours des 30 dernières années, on assiste à une augmentation de la fréquence et de la sévérité des pullulations de campagnols terrestres (le rongeur Arvicola terrestris) dans les zones herbagères d’altitude, ce qui entraîne des dégâts très importants sur les prairies (pertes de fourrages en quantité et en qualité, avec des répercussions sur la qualité des produits animaux et l’équilibre floristique des prairies). La mise au point de pratiques efficaces qui renforcent la résilience des prairies face aux perturbations de ces rongeurs apparait comme essentielle afin d’assurer la durabilité de la production fourragère, ainsi que la multifonctionnalité des systèmes prairiaux en zone de moyenne montagne.

En principe, le semis direct d’espèces annuelles en prairie permanente permet de i) maintenir un couvert végétal et réduire les risques d’envahissement par des adventices en zones de sol nu, ii) assurer une production de fourrage, iii) ne pas compromettre la reprise des espèces prairiales sur place, soit à partir de la banque de graines, soit à partir de bourgeons. Cependant, les performances agroenvironnementales du sursemis sont assez variables, parfois décevantes, et leur efficacité reste peu documentée. L’objectif principal de ce stage est d’évaluer les effets de pratiques de semis (intensité de perturbation du sol lors de l’implantation, composition/complexité de mélanges de semences) sur le maintien de la production (quantité et qualité) et la capacité de restauration de la flore de prairies ayant subi de forts dégâts suite à une pullulation de campagnols terrestres. Le stage s’appuie sur un dispositif expérimental mis en place sur le domaine INRAE de Marcenat en 2021 (13 modalités en prairie permanente de moyenne montagne).

Missions : 1) bibliographie sur les techniques de semis direct et leurs impacts sur la structure et le fonctionnement des prairies ; (2) mesures plante/sol ; (3) analyses statistiques sur les relations gestion-diversité et gestion-fonctionnement (données 2021 et 2022). Ce travail sera réalisé en collaboration avec l’équipe technique et scientifique impliquée sur le dispositif.

Mots clés : Biodiversité – Production – Modalités de gestion – Sursemis – Prairies

Profil souhaité : Nous recherchons une personne motivée par l’écologie expérimentale. Des connaissances du milieu prairial sont souhaitables, ainsi que des compétences en analyses statistiques (connaissance du logiciel R ou autres logiciels de statistiques). Le/la candidat(e) devra faire preuve d’adaptabilité, avoir des qualités rédactionnelles, un esprit critique, mais aussi une rigueur scientifique et faire preuve d’autonomie.

Rémunération : gratification légale

Encadrement : Ce stage de 6 mois sera effectué à partir de mars 2022 (dates précises à convenir avec l’étudiant) au sein du L’Unité Mixte de Recherche sur l’Ecosystème Prairial (UREP) à Clermont Ferrand (centre INRAE de Crouël). Les parcelles expérimentales sont situées sur le site INRAE de Marcenat (Cantal). L’encadrement sera assuré par Juliette Bloor (CR) en collaboration avec Frédérique Louault (IR) et Nathalie Vassal (MCF)

Contact : juliette.bloor@inrae.fr

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Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.