Laboratoires : UMR 1114 EMMAH, Environnement méditerranéen et modélisation des agro-hydrosystèmes et UMR 7263 IMBE, Institut Méditerranéen de Biodiversité et Ecologie.
Nom et qualité des responsables du stage : Nora Baron (Doctorat CIFRE INRAE/IMBE – Université d’Avignon/Les Alchimistes Côte d’Azur), Céline Pelosi (DR INRAE-Avignon) et Thierry Dutoit (DR CNRS-IMBE-Avignon).
Emails : nora.baron@inrae.fr, celine.pelosi@inrae.fr
Mots-clés : Compost, fonctionnalités du sol, stockage de carbone, Annélides, restauration écologique, agriculture, écologie du sol, sciences du sol
Contexte :
Les pratiques agricoles intensives développées en France depuis la seconde moitié du 20e siècle ont occasionné des dégradations des sols agricoles et de leurs fonctionnalités biologiques, hydriques et physiques. Ces sols sont par ailleurs soumis de plus en plus fréquemment aux sécheresses, fortes chaleurs et précipitations extrêmes du fait des changements climatiques. L’apport de matières organiques stabilisées, comme le compost de déchets verts ou de fumiers, peut contribuer à restaurer la fertilité des sols. Cependant, certaines régions peu concernées par l’élevage,
comme le Var, sont en déficit de matières organiques agricoles adaptées pour les cultures (dans le Var principalement la viticulture). Une autre source potentielle de matières organiques peut être envisagée via la collecte de déchets de cuisine et de table (DCT). Le tri à la source des DCT est
obligatoire pour les restaurateurs et collectivités depuis 2024, ces biodéchets représentent donc une source pérenne de matière organique pour les sols de ces territoires. Des interrogations demeurent néanmoins sur les effets des composts de DCT sur les caractéristiques chimiques, physiques et biologiques et plus généralement sur le fonctionnement des sols. Par ailleurs, en tant qu’ingénieurs des écosystèmes, les vers de terre pourraient favoriser l’incorporation du compost de DCT dans le sol par leur activité de consommation et de bioturbation. Il y a donc un intérêt à mesurer les effets de l’épandage de compost sur les communautés de vers de terre, mais aussi, à expérimenter l’inoculation de vers de terre pour contribuer à restaurer les sols agricoles en présence de compost de DCT.
Sujet :
Le projet de Master 2 consiste à évaluer les effets du compost de DCT produit par Les Alchimistes CA ainsi que la viabilité et les bénéfices potentiels d’une inoculation de vers de terre dans des sols viticoles du Var.. Les sols étudiés sont considérés comme dégradés et soumis à des contraintes
hydriques importantes Les deux parcelles qui seront suivies ont déjà fait l’objet d’expérimentations d’épandages de composts de DCT au cours des 3 années précédentes. Une partie de ces parcelles sera également inoculée avec deux espèces de vers de terre présentes dans la région(Aporrectodea.nocturna et Aporrectodea caliginosa) . Nos hypothèses sont que la présence d’une communauté diverse de vers de terre permettra l’incorporation du compost, interagissant positivement avec l’apport de compost de DCT pour les fonctionnalités des sols : stabilité structurale des agrégats, capacités de rétention d’eau, taux de matière organique liée, biomasse microbienne. L’incubation de ces mêmes espèces en colonnes de sol sera testée en laboratoire pour évaluer les comportements et effets des vers de terre en présence de compost de DCT en conditions contrôlées.
Tâches :
Expérimentation au laboratoire : mise en place et/ou suivi de colonnes de sol, analyses et descriptions par tomographie, analyses de sols et suivi du développement des vers de terre et de la plante cible testée (Diplotaxis erucoides). Expérimentation sur le terrain : Suivi de parcelles ayant reçu des composts de DCT et présentant des zones inoculées avec des vers de terre; prélèvements de sol, relevés de végétation, abondance et éventuellement identification de vers de terre dans le Var. En fonction des motivations et appétences de l’étudiant.e, participation à une revue systématique en cours sur les effets du compost de déchets alimentaires sur les sols : lecture et relevés d’informations pertinentes, possibilité de mener une méta-analyse.
Profil :
– Cursus Universitaire ou Ingénieur.e en sciences du sol, spécialisation appréciée en faune du sol.
– Motivé.e par le travail de terrain en contexte agricole, en particulier viticole.
– Appétence pour les sujets de restauration agro-écologique ou de changements de pratiques agricoles.
– Bonne maîtrise des méthodes d’analyses statistiques (analyses multivariées, modèles mixtes).
– Expérience en identification de végétaux méditerranéens serait un plus.
– Intérêt pour la recherche appliquée et bonne capacité de travail en équipe.
Conditions de travail :
Stage M2 de 6 mois basé à Avignon (site Agroparc, 10km au sud du centre ville), UMR EMMAH.
Début du stage : janvier/février 2027
Adresse du stage :
– UMR 1114 EMMAH INRAE, 228 route de l’Aérodrome, Domaine Saint Paul – Site Agroparc, CS 40509, 84914 Avignon Cedex 9.
– Terrains additionnels dans le Var (83)
Modalités de candidature :
Merci de faire parvenir un CV, lettre de motivation, résultats M1 et M2 et contacts de personnes
ressources avant le 12/10/2026 à nora.baron@inrae.fr
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