L’agroécologie s’est développée dans l’objectif de répondre aux différents enjeux environnementaux et sociétaux actuels (e.g. changements climatiques, déclin de la biodiversité) portés par les systèmes agricoles. Cette approche repose sur la mobilisation de services écosystémiques, tels que la pollinisation, la régulation des ravageurs ou le recyclage de la matière organiques, qui supportent directement ou
indirectement la production agricole (Duru et al., 2015). Un des objectifs de l’agroécologie est ainsi de limiter l’impact négatif des pratiques locales sur la biodiversité et de valoriser les dynamiques spatiales entre habitats afin de favoriser le maintien de la biodiversité et des services associés au sein des paysages agricoles (Bommarco et al., 2013 ; Doré et al., 2011). Si les effets de l’adoption de pratiques agroécologiques à l’échelle locale ont été étudiés, peu de connaissances existent sur les effets de l’expansion de ces pratiques dans les paysages sur les communautés ou les fonctions qu’elles soutendent (Jacquet et al., 2022).

Ce stage se déroule dans le cadre du projet MAIA , « MAssification et Intensification Agroécologique des systèmes agri-alimentaires en Nouvelle-Aquitaine », qui explore les freins et leviers à l’adoption de pratiques agroécologiques ainsi que leurs bénéfices à différentes échelles. L’objectif de ce stage sera d’évaluer les effets de l’agriculture biologique, à l’échelle parcellaire et du paysage, sur la diversité végétale de parcelles agricoles. Le ou la stagiaire aura pour mission d’analyser des données déjà collectées caractérisant la composition des communautés végétales dans deux territoires en Nouvelle Aquitaine : l’un dominé par les grandes cultures, l’autre par les vignobles. Dans chacun de ces territoires, des données sur les communautés végétales ont été collectées dans des parcelles conventionnelles et conduites en agriculture biologique, réparties le long d’un gradient paysager de proportion d’agriculture biologique. Le stage débutera par un travail d’analyse bibliographique sur l’impact de l’agriculture biologique sur la diversité végétale des parcelles. Le ou la stagiaire conduira ensuite des analyses statistiques pour déterminer l’effet de l’agriculture biologique sur la diversité végétale à l’échelle de la parcelle, son expansion dans le paysage, et leurs potentiels effets en interaction. Le ou la stagiaire pourra ponctuellement participer aux missions de terrain réalisées par l’équipe au cours de la saison.
Formation en écologie ou agroécologie avec un intérêt pour l’écologie des communautés et du paysage et une bonne maitrise de R et des analyses statistiques. Connaissances/compétences en botanique appréciées. Références bienvenues.
Vous serez accueilli.e dans l’équipe « Biodiversité et services écosystémiques » de l’UMR SAVE à l’INRAE de la Grande Ferrade à Villenave d’Ornon (33), encadré.e par Raphaëlle de Coquereaumont (INRAE), Gaëtane Le Provost (INRAE), Brice Giffard (INRAE – BSA) et Adrien Rusch (INRAE). Gratification selon la réglementation en vigueur (environ 650€/mois).
Durée : 6 mois (démarrage flexible à partir de janvier à mars 2027).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: raphaelle.de-caudron-de coquereaumont@inrae.fr

Pour toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.