L’éco-pâturage consiste à faire paître des animaux herbivores comme mode d’entretien écologique d’espaces verts. Cette pratique est très en vue actuellement pour ses nombreux avantages au regard des tontes ou fauches périodiques. En effet, si l’éco-pâturage est bien entrepris et adapté au terrain, la gestion des espaces verts en sera moins artificialisante, améliorée du point de vue du bilan carbone, ne produira pas de déchets verts et développera ou entretiendra la biodiversité locale.
EDF possède de nombreux terrains gérés actuellement en l’éco-pâturage. L’objectif de cette gestion est complètement engagé pour l’écologie et la biodiversité, autant donc en développer toutes les potentialités. C’est pourquoi l’entreprise souhaite encore l’améliorer en l’adaptant du mieux possible au type de terrain et à la biodiversité locale.

MISSIONS DU STAGE :
Nous souhaiterions progresser d’un point de vue des connaissances scientifiques sur les impacts sur la faune et la flore de l’éco-pâturage. Qu’existe-t-il sur l’évaluation des impacts positifs de cette pratique sur la biodiversité ? Il semble que des résultats positifs ont été observés et sont souvent repris, comme la réduction d’espèces végétales envahissantes, la génération d’une hétérogénéité végétale ou encore la génération de micro-habitats via les déjections ; mais qu’en est-il vraiment ? Existe-t-il des retours d’expériences et de la bibliographie sur ces impacts ?
Nous espérons, grâce à ce travail de capitalisation d’études et d’expérience scientifique, avoir une vision la plus exhaustive possible des travaux déjà menés et publiés. L’étudiant(e) aura pour mission de collecter tous les travaux et retours d’expériences scientifiques existants. Il/elle élaborera un rapport de synthèse des :
1- Différentes pratiques d’éco-pâturage existantes (e.g. : type de bétail, races) associées aux avantages et « spécificités » de chacune ;
2- Règles de « bonnes pratiques » pour que cet éco-pâturage soit bénéfique à la biodiversité (ex : limitation des médicaments, la protection des berges) ;
3- Expériences scientifiques rapportées sur les intérêts de l’éco-pâturage (indicateurs, inter-comparaisons, expérimentations, etc.). Ce travail fournira une première base pour définir les mesures de terrain et les analyses à conduire pour caractériser les gains écologiques apportés par l’éco-pâturage.

Le stage sera effectué sur 3 mois, préférentiellement de juin à août/septembre, à UniLaSalle à Beauvais (60). Le rapport de stage sera soutenu début septembre.

QUALITES REQUISES POUR CE STAGE :
– Etudiant en niveau Master 1, préférentiellement dans les domaines de l’écologie, agronomie et/ou biologie.
– Intérêt pour la recherche bibliographique : recherche et traitement de l’information, organisation, esprit d’analyse et de synthèse
– Bon niveau d’anglais
– Aptitude à la rédaction d’un rapport de stage scientifique : clair, efficace et référencé
– Capacités d’organisation

CO-ENCADREMENT UniLaSalle-EDF :
– Mélanie LORTHIOY, Ingénieur-Chercheur au Laboratoire National Hydraulique et Environnement, EDF R&D, Chatou. Email : melanie.lorthioy@edf.fr
– Léa Kervroëdan, Enseignant-Chercheur en écologie végétale au sein de l’unité de recherche AGHYLE, UniLaSalle (Beauvais). Email : lea.kervroedan@unilasalle.fr
– Anne-Maïmiti Dulaurent, Enseignant-Chercheur en écologie animale au sein de l’unité de recherche AGHYLE, UniLaSalle (Beauvais). Email : anne-maimiti.dulaurent@unilasalle.fr

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: lea.kervroedan@unilasalle.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.