Contexte :
Les systèmes agricoles font face à d’importantes pertes de fonctionnalités écologiques en lien avec l’utilisation massive d’intrants d’origine chimique. Les produits phytosanitaires, utilisés pour lutter contre les bioagresseurs des cultures et augmenter la production, sont aujourd’hui décriés pour les effets néfastes qu’ils provoquent sur l’environnement, et en particulier sur la biodiversité. Cette diversité menacée comprend des espèces utiles pour la production agricole, appelées auxiliaires de culture, puisqu’elles fournissent des services dit écosystémiques, telle que la régulation naturelle des ravageurs et adventices (contrôle biologique), la pollinisation ou encore la fertilisation des sols. Des pratiques agricoles plus durables, basées sur la préservation des services plutôt que les intrants chimiques, sont aujourd’hui testées, encouragées et de plus en plus adoptées. Afin d’accompagner les agriculteurs dans la mise en place de ces solutions alternatives, la Recherche et les filières cherchent à mettre au point des itinéraires techniques robustes basés sur des combinaisons de pratiques culturales agroéocologiques et innovantes. La conception et l’expérimentation de ces ITK représentent un défi agronomique important puisqu’ils doivent être intégrés dans des systèmes de cultures cohérents et multifonctionnels capables de répondre à des enjeux à la fois environnementaux, sociaux et économiques.
Le projet Biodiversystem est conduit depuis 2018 par l’UMR IGEPP et l’UE la Motte, et a pour objectif d’expérimenter des systèmes de culture à très faibles niveaux d’intrants en valorisant la biodiversité sauvage et cultivée. Une rotation intégrant des pommes de terre, des choux, du maïs, du blé et des mélanges céréales/légumineuses a été définie et mise en place dès 2018 dans un système avec labour et dans un système avec travail du sol réduit. En 2022, des suivis de biodiversité seront menés sur cette plateforme d’expérimentation système, afin de comprendre l’effet des pratiques culturales sur un large cortège d’espèces associées à la fourniture de différents services écosystémiques.

Objectifs du stage :
● Mettre en œuvre différents protocoles d’observation des communautés d’arthropodes dans les micro-parcelles de la plateforme (6 au total).
● Réaliser quelques analyses pour comprendre les effets des pratiques culturales sur les arthropodes collectés.

Principales missions :
En interaction avec les différentes personnes travaillant sur la plateforme, le stagiaire devra :
● Préparer le matériel de terrain
● Réaliser les observations de terrain et ramener les échantillons au laboratoire
● Réaliser le tri et l’identification des arthropodes collectés
● Saisir les données et réaliser quelques analyses

Profil recherché :
Ces compétences, bien que non obligatoires, seront appréciées :
– Intérêt pour la recherche appliquée dans le domaine de l’agroécologie et de la réduction des produits phytosanitaires
– Connaissances générales en écologie et en agronomie
– Connaissances naturalistes (arthropodes)
– Goût pour le travail de terrain et le travail en équipe
– Curiosité scientifique

Niveau recherché : L3
Structure : INRAE UMR IGEPP
Lieu : Le Rheu
Période de stage : mi mai à fin juin 2022 (6 semaines)
Co-encadrantes : Elsa Canard (INRAE) et Camille Puech (inov3PT)
Rémunération : stage non rémunéré
Candidatures : CV + lettre de motivation à envoyer avant le 24/04/2022 à elsa.canard@inrae.fr et camille.puech@inrae.fr

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: camille.puech@inrae.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.