Contexte :
Face au réchauffement climatique, les modifications de la phénologie (c’est-à-dire les changements de la distribution dans le temps des événements cycliques de la vie) constituent une « réponse universelle » chez de nombreuses espèces animales et végétales. Alors que l’avancée de la phénologie de la reproduction en réponse aux changements climatiques est impliquée dans le déclin ou l’augmentation des populations de nombreux taxons, une question clé est de savoir si les espèces peuvent modifier leur phénologie assez rapidement pour suivre le rythme du réchauffement climatique. Pour ce faire, il est nécessaire d’étudier les opportunités et les contraintes portant sur la micro-évolution rapide ce trait.
Dans ce contexte, nous recherchons un(e) stagiaire de la mi-juin jusqu’au début du mois d’août pour participer à une expérience de « jardin commun » (élevage dans le même environnement d’individus de populations différentes) sur le lézard vivipare (Zootoca vivipara). Le lézard vivipare est un petit vertébré terrestre ectotherme qui constitue une espèce intéressante, car la durée de la gestation est fortement influencée par les conditions thermiques de l’environnement.

Les objectifs de ce projet sont multiples :
– Clarifier les déterminants individuels et inter-populationnels de la phénologie de la reproduction des femelles provenant de différentes populations avec des risques d’extinctions contrastés
– Caractériser les liens entre la phénologie de la reproduction, le contexte populationnel et le statut écophysiologique des femelles au cours de la gestation
– Comprendre les effets de la phénologie de la reproduction et du climat sur les juvéniles (croissance, survie, physiologie, comportement)

Les missions du (de la) stagiaire :
1) Participer aux captures des femelles gestantes en milieu naturel
2) Participer aux mesures morphologiques, physiologiques et comportementales sur les animaux en suivant des protocoles dédiés en collaboration avec les équipes de la Station d’Écologie Théorique et Expérimentale
3) Participer à la gestion de l’élevage et à la caractérisation de la reproduction des femelles
4) Relâcher les juvéniles dans le Métatron pour lancement du suivi de deux ans

Organisation du stage :
Ce stage bénéficie d’un financement de l’ANR AQUATHERM. Il sera mené en collaboration avec Pierre de Villemereuil (Maître de Conférences – EPHE), Jean-François LE GALLIARD (DR2 – CNRS) et Sandrine MEYLAN (Professeure des universités – Sorbonne université). Rétribution au montant forfaitaire mensuelle de Sorbonne Université. Logement à Villefort lors des captures en milieu naturel à partir de la mi-juin (environ 2-3 semaines) puis logement à la Station d’Écologie Théorique et Expérimentale à Moulis (Ariège, Midi-Pyrénées) jusqu’au début du mois d’aout avec frais d’hébergement pris en charge.

Profil recherché :
Nous recherchons un(e) étudiant(e) motivé(e), sérieux(se) et appréciant à la fois le travail sur le terrain et en laboratoire. Ce projet nécessitera une implication importante du (de la) stagiaire. Des horaires de travail décalés (travail dans l’élevage le week-end et jours fériés) s’appliqueront en fonction des expériences. Pour candidater, merci d’envoyer votre CV et une lettre de motivation en précisant si un rapport et/ou une soutenance sont à prévoir à Théo BODINEAU (theo.bodineau@sorbonne-université.fr), doctorant Sorbonne Université – Muséum National d’Histoire Naturelle.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: theo.bodineau@sorbonne-université.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.