Contexte:

Parmi les organismes présents dans les mangroves de Mayotte, les crabes jouent un rôle clef dans cet écosystème à l’interface entre la mer et la terre. De par leur position intermédiaire au sein des niveaux trophiques, ils jouent un rôle important quant aux échanges de matière et d’énergie. Ces crabes creusent de vastes terriers dans le sédiment et sont qualifiés d’espèces « ingénieures » via leur alimentation et leur activité bioturbatrice, qui modifient la structure physique, les cycles biogéochimiques du sédiment, ainsi que la composition florale et microbienne, régulant ainsi la disponibilité des ressources pour les autres organismes. Les conséquences de l’exposition aux eaux usées chez les crabes violonistes de Mayotte a été initiée par diverses approches : écologiques (diversité, abondance), biochimiques (activités enzymatiques, marqueurs de stress oxydant), métabolique (glucose, consommation d’oxygène) ainsi que comportementales (refuge, évitement). Un certain nombre de biomarqueurs ont d’ores et déjà pu être identifiés tandis que d’autres sont encore en développement. Récemment, un projet visant à étudier l’exposition d’un pesticide neurotoxique sur la physiologie et le stress oxydatif des crabes de mangroves a été entrepris.
C’est dans ce dernier contexte que le stage s’inscrit, visant à déterminer la toxicité du diméthoate sur la physiologie et la survie chez les larves d’une espèce de crabes violoniste de mangrove, Tubuca urvillei.

Objectifs:

L’objectif du stage sera dans un premier temps d’évaluer la toxicité du pesticide chez les larves de crabes provenant de deux sites d’études potentiellement différemment exposés à des pesticides de par leur proximité différente avec des sites agricoles. Dans un second temps, il s’agira de mesurer l’activité enzymatique de l’acétylcholinestérase, enzyme potentiellement inhibée par le diméthoate, ainsi que des marqueurs du métabolisme. Puis, les paramètres biologiques et biochimiques des mères seront mesurés afin d’étudier de déterminer d’éventuels effets maternels. Si le temps et les conditions le permettent, l’étude se mènera en parallèle sur une à deux espèces supplémentaires, et ce sur deux sites différemment impactés par l’activité humaine.

Profil recherché :

Etudiant de Master 2 Recherche rigoureux avec un attrait pour le travail en laboratoire et le terrain (captures régulières de crabes dans les mangroves). Une expérience en écotoxicologie, biochimie et/ou en biologie moléculaire serait appréciée. Comme une valorisation sous forme de publication scientifique est envisagée, une analyse critique et approfondie de la littérature scientifique sera demandée, ainsi qu’un bon niveau d’anglais scientifique.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Gratification : 577,50€/mois
Le billet d’avion aller/retour est pris en charge par le CUFR
Periode du stage : 24/01/22 au 24/06/22
Structure d’accueil : Centre Universitaire de Formation et de Recherche de Mayotte, Iloni, 97660 Dembéni
Encadrants du stage :
1- Dr. Thibaut L’Honoré – thibaut.lhonore@univ-mayotte.fr, ATER
2- Pr. Elliott Sucré – elliott.sucre@univ-mayotte.fr, Professeur

Date limite d’envoi des candidatures : 07/11/21

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: thibaut.lhonore@univ-mayotte.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.