Malgré la mise en place d’accords internationaux en faveur de la préservation de la biodiversité (ex : objectifs d’Aichi, CBD), les actions mises en place par les décideurs et leur efficacité restent malheureusement limitées puisque les objectifs n’ont pas été atteints. A travers une récente méta-analyse, notre équipe a montré que la connexion à la nature (CN) -définie comme le sentiment d’appartenance au monde naturel- constitue un levier permettant de renforcer l’engagement des citoyens pour la préservation de la biodiversité et leur bien-être (Barragan-Jason et al., en révision). La méta-analyse de 147 études corrélationnelles a montré que les individus avec une forte CN sont plus heureux et en meilleure santé et sont également plus enclins à protéger la biodiversité. La méta-analyse de 59 études expérimentales montre que la CN augmente après la participation à des interventions comportementales impliquant une exposition à la nature (ex: balade en forêt) ou la pratique de la pleine conscience (focaliser son attention sur le moment/environnement présent) alors qu’aucun effet n’est observé après des interventions visant à améliorer les connaissances sur l’environnement ou sur la biodiversité (cours magistraux, interventions dans les classes). Cependant, cette revue complète de la littérature souligne que la CN a été très peu étudiée chez l’enfant (moins de 10% des études publiées). De plus, le lien causal entre « renforcement de la CN via des interventions » et « changement des valeurs et des comportements », levier fondamental pour la préservation de la biodiversité et de l’environnement, reste à démontrer. Pour combler ces lacunes, le stagiaire évaluera l’impact de plusieurs programmes d’éducation à l’environnement via l’administration de questionnaires destinés aux enfants de 5 à 11 ans. Afin de mettre en exergue l’effet causal, le stagiaire comparera en particulier l’impact de plusieurs programmes supposés modifier la CN (exposition à la nature, pleine conscience) à des programmes connus pour ne pas la modifier la CN (transmission de connaissances en intérieur ou via des capteurs de biodiversité) sur la CN, les comportements-pro-environnementaux et le bien-être des enfants (mesure avant et après et après l’intervention). Le stagiaire sera formé à la passation de questionnaire et participera à la collecte ainsi qu’à l’analyse des données (logiciel R).

Le/la stagiaire devra parler couramment le français et avoir de l’expérience dans la passation de protocoles expérimentaux, en particulier chez l’enfant (travail en milieu scolaire et périscolaire). Le(a) candidat(e) devra être motivé(e), rigoureux(se), autonome, persévérant(e), organisé(e) et avoir le sens du contact (nombreuses interactions avec les professeurs et parents). Le stage sera rattaché à la Station d’écologie Théorique et Expérimentale (SETE) de Moulis. Pour candidater, veuillez envoyer un CV + email de motivation à Gladys Barragan-Jason :gladys.barraganjason@gmail.com. L’étudiant.e sera accueuilli.e pour une durée de 2 mois. Stage à temps plein (35h/semaine) non rémunéré. Stage M1 ou stage de césure accepté

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