CONTEXTE SCIENTIFIQUE
L’accès à la reproduction chez les plantes zoogames est conditionné par les pollinisateurs, qui assurent les transferts de pollen entre individus. En ce sens, l’intensité de la sélection sexuelle (c.-à-d., la sélection qui agit sur les traits qui permettent d’augmenter l’accès aux gamètes du sexe opposé) devrait varier en fonction de l’abondance des pollinisateurs. Deux estimateurs de l’accès à la reproduction chez les plantes sont communément utilisés : (i) le nombre et/ou la durée des visites par les pollinisateurs et (ii) le nombre de grains de pollen présents sur les stigmates, appelé charge pollinique. Il existe cependant un troisième estimateur, (iii) le nombre de partenaires sexuels génétiques, qui est classiquement utilisé comme métrique de la sélection sexuelle chez les animaux. Ce dernier estimateur est par ailleurs un outil utile, puisqu’il permet de confronter les attendus théoriques de la sélection sexuelle aux résultats empiriques. A ce jour, le lien entre ces différents estimateurs de l’accès à la reproduction chez les plantes, particulièrement avec le nombre de partenaires sexuels génétiques, n’est encore que très peu documenté.

OBJECTIFS DU STAGE
Ce projet vise à comprendre comment l’intensité globale de la sélection sexuelle est influencée selon l’abondance des pollinisateurs, et ce via les deux fonctions sexuelles. Le modèle d’étude est Brassica rapa, une espèce hermaphrodite auto-incompatible. Après exposition à différentes abondances de pollinisateurs durant la phase de pollinisation, les graines ont été récoltées à maturité. Le stage visera à obtenir les profils alléliques des plantules et des adultes, afin de procéder à des analyses de paternité pour retrouver le nombre de partenaires sexuels génétiques de chacun des individus.

MISSIONS
– Gestion et suivi des plantules
– Aide à l’extraction d’ADN des parents et plantules
– PCR et préparation pour l’électrophorèse afin de caractériser les profils alléliques
Une autre expérimentation est également en vue, portant sur les mécanismes de choix femelle et de compétition entre mâles dans les interactions pollen-pistil, et pour laquelle il sera également possible de participer. Les missions seront ainsi variées, et l’étudiant·e travaillera en équipe avec les techniciens et les encadrantes.

ORGANISATION
Le stage pourra se dérouler du 06 Juin au 22 Juillet (dates négociables), à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM), dans l’équipe Evolution et Démographie. La ou le stagiaire sera encadré·e par Estelle Barbot (post-doctorante, ISEM) et Jeanne Tonnabel (chargée de recherche, ISEM).

PROFIL RECHERCHE
– Etudiant·e L3 issu·e d’une formation en biologie/écologie ou en biotechnologies
– Intérêt pour le travail de laboratoire
– Application et organisation pour l’obtention des données
D’autres profils pourront être considérés selon la motivation.

Si vous êtes intéressé·e, merci de contacter Estelle Barbot en joignant un CV ainsi qu’une lettre de motivation à votre candidature, à l’adresse suivante : estelle.barbot@umontpellier.fr

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: estelle.barbot@umontpellier.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.