Le postdoctorat se déroulera au sein du laboratoire Ecologie fonctionnelle et environnement (LEFE) à Toulouse.

Le projet a pour objectifs :
– De caractériser la réponse physiologique et comportementale de poissons exposés expérimentalement à des pesticides SDHI (Succinate DesHydrogenase Inhibitor) dont les effets sur les organismes et la biodiversité sont encore mal connus
– De caractériser les réponses métaboliques des organismes à différentes échelles (métabolomique, allocation énergétique, réserves etc)
– D’évaluer le statut métabolique des organismes afin de prédire les effets intégratifs sur la santé à différents niveaux biologiques, des molécules aux individus.

Le/la postdoctorant.e sera intégré.e dans un consortium pluridisciplinaire dynamique (Holimitox) dans lequel des chercheurs de plusieurs laboratoires et disciplines travaillent en synergie autour de questions scientifiques communes. La personne recrutée devra interagir avec les différents partenaires du consortium afin de valoriser les échantillons collectés lors de son postdoctorat et ainsi participer à la construction d’une vision intégrée de la toxicité des SDHI dans le cadre d’une approche Ecohealth.

Ce cas d’étude des effets des pesticides SDHI sur les organismes non cibles constituera une preuve de concept d’une nouvelle méthode d’évaluation du risque environnemental qui pourra être transposée à d’autres polluants.

Activités principales
– réaliser les expositions en conditions contrôlées pour étudier les toxicités aiguë et chronique sur modèle poisson
– réaliser le suivi du comportement et la collecte des échantillons physiologiques
– réaliser les analyses biochimiques et de biologie moléculaire (approches omiques, notamment métabolomiques)
– traiter les données produites (statistiques, biostatisques),
– rédiger et publier les résultats

Activités secondaires :
– participer au SBEA du laboratoire (Structure de Bien Etre Animal)
– participer à l’application des principes et des règles d’hygiène et sécurité au laboratoire,
– Une participation à des suivis de terrain est possible en fonction du calendrier

Compétences
– Doctorat en écotoxicologie ou écologie avec connaissances en écotoxicologie, biologie moléculaire (approches omiques) et traitement de données.
– Capacité à concevoir et mener des approches expérimentales
– Intérêt pour la recherche et forte motivation,
– Goût pour le travail interdisciplinaire,
– Capacités d’adaptation au travail autonome aussi bien qu’en équipe,
– Rigueur scientifique et capacités de communication
– Capacités de rédaction de publication scientifique

Contexte de travail
Le postdoctorat s’inscrit dans un projet sur les impacts des pesticides sur la faune sauvage et la santé humaine (consortium Holimitox : https://holimitox.fr/). Les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) sont une famille de fongicides dont l’usage a fortement augmenté ces dix dernières années. Ils partagent la particularité de bloquer la succinate déshydrogénase (SDH), une enzyme mitochondriale universelle de la respiration cellulaire et donc fortement conservée parmi les espèces vivantes. Une exposition chronique aux SDHI issus d’effluents agricoles pourrait conduire, chez des organismes non-cibles tels que les poissons à des dysfonctionnements physiologiques (fonctionnement mitochondrial) et comportementaux ainsi qu’à une reprogrammation métabolique. Cependant les effets en cascade de ces pesticides sur la santé de la faune sauvage sont encore très peu connus et constituent un enjeu scientifique majeur en écotoxicologie.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: severine.jean@ensat.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.