Position dans l’organisation :
Le/La post-doctorant(e), recruté(e) pour dix huit mois à partir du 1er février 2022, mènera ses activités dans le cadre de l’UMR EDB de l’Université de Toulouse sur les deux sites, toulousain et albigeois, sous la direction d’Angélique Vétillard, MCF HDR et porteur du projet, et sera accompagné dans ses fonctions par Philipp Heeb, DR CNRS.

Contexte général du sujet :
Avec plus de 35000 tonnes de miel et ses dérivés importés contre 20000 tonnes produites en 2017, la France se place parmi les plus gros consommateurs de miel au monde. Même si la production de miel tend à augmenter au fil des années, à l’instar de l’Occitanie qui détient 22% des ruches en France et se place à la première place des régions apicoles de France (France Agrimer 2018), de grandes menaces pèsent sur les ruchers français. Depuis plusieurs années, la filière apicole est confrontée à une mortalité accrue et à un affaiblissement des colonies d’abeilles domestiques. Un des principaux responsables de cet hécatombe est l’acarien Varroa destructor, parasite vecteur de nombreux virus létaux pour les abeilles. Il n’y a actuellement aucun moyen de lutte efficace contre cette espèce compatible avec une apiculture biologique respectueuse de l’environnement. Le projet BeeFeeDIS pose les bases d’un nouveau concept de lutte par biocontrôle afin de réduire l’impact de ce fléau sur les colonies d’abeilles. Dans ce contexte, le laboratoire a identifié deux kairomones hémolymphatiques de l’abeille stimulatrices de la prise alimentaire de Varroa qui pourraient, à terme, être exploiter pour mettre au point un système de lutte sur la base d’une confusion parasitaire.

Profil et missions :
Le/La post-doctorant(e) sélectionné(e) devra être titulaire d’une thèse en biochimie analytique ou écologie chimique. Ses missions consisteront, en collaboration avec l’équipe, à déterminer la caractérisation structurale de deux nouvelles kairomones ainsi qu’à étudier les effets directs de ces deux-sémio-chimiques kairomonaux sur la prise alimentaire de Varroa. L’objectif est l’obtention d’une primo-formule à base de ces deux composés olfactifs utilisée en lutte biologique sur la base d’une confusion parasitaire. Le/la candidat(e) retenu(e) sera capable de travailler en équipe, fera preuve d’une grande rigueur scientifique et d’un grand sens de l’organisation. Pas d’allergie déclarée aux piqûres d’hyménoptères.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: angelique.vetillard@univ-jfc.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.