Ce projet s’inscrit dans le cadre du projet ANR PRC PAMPAS 2019-2023 (https://pampas.recherche.univ-lr.fr/presentation-du-projet/) qui vise à lever un verrou dans la compréhension du devenir des zones humides côtières et de leur gestion, en se focalisant sur l’évolution de l’identité patrimoniale des marais littoraux des Pertuis Charentais en réponse aux submersions marines. Par une approche interdisciplinaire intégrée, PAMPAS objective de (1) caractériser l’identité patrimoniale naturelle, paysagère et culturelle de trois types de marais aux attraits patrimoniaux et modes de gestion contrastés, (2) définir sous l’angle socio-écosystémique, leur réponse à la submersion, et (3) comparer l’impact des différents scénarios de gestion sur leur potentiel adaptatif et l’évolution de leur identité patrimoniale. Les résultats, diffusés auprès des décideurs, des usagers et du grand public fourniront une vision globale de l’évolution physique, biologique, sociétale, et historique de trois socio-écosystèmes face à la submersion. L’identification de scénarios possibles d’évolution de ces habitats constitue la finalité ambitieuse de PAMPAS.
En outre, ce stage s’inscrit dans le projet La Rochelle Territoire Zéro Carbone (TIGA LRTZC), qui ambitionne d’évaluer et de suivre la captation du carbone par les zones humides (littoral et marais) le long du continuum océan-vasières intertidales-marais retro-littoraux, et d’intégrer cette fonction dans les stratégies de gestion futures de ces territoires (https://www.larochelle.fr/actualites/les-grands-projets-2/la-rochelle-territoire-zero-carbone).
Enfin, ce stage s’inscrit également dans le projet ICARE, visant à étudier l’intégration et le transfert des contaminants au sein des réseaux trophiques des marais littoraux.
Dans ce contexte, ce stage a pour but d’étudier les liens trophiques en se focalisant sur des compartiments trophiques clés de la biodiversité et du fonctionnement de l’écosystème et à l’origine de nombreux services écosystémiques : le plancton, les arthropodes, les crustacés, les mollusques et les poissons.

Objectifs du stage:
Le stage ciblera un marais Charentais, le marais péri-urbain de Tasdon. Celui-ci est protégé sur l’arrière-côte et rassemble diverses activités de loisirs (pêche, promenade, observation de l’avifaune) et services (voie de transit dans l’agglomération). Dans un objectif de préservation de la biodiversité du marais et des fonctions écologiques qui lui sont associées, des travaux de restauration (rectification des cours d’eau, remodelage des paysages et reconnexion aux eaux côtières) ont débuté en 2020 et se sont achevés début 2021.
L’objectif du stage est d’évaluer l’impact de ces travaux de restauration et de la reconnexion à la mer de ce marais sur le fonctionnement et la contamination des réseaux trophiques aquatiques.

Deux stations ont été choisies dans le marais de Tasdon pour cette étude : une première station initialement composée d’un bassin d’eau douce qui subit aujourd’hui une salinisation périodique liée aux travaux et à la reconnexion d’une partie du marais à la mer, ainsi qu’une seconde station composée de plusieurs bassins d’eau douce où, suite aux travaux, le lit de la rivière a été remodelé. Cette seconde station comporte aujourd’hui une zone lentique (bassin) et une zone lotique (rivière).

Les travaux de ce stage seront centrés sur la construction des relations trophiques entre les différents compartiments naturels du marais à partir des signatures isotopiques en δ13C et δ15N. La méthodologie consistera dans un premier temps à prélever les tissus d’intérêt dans les organismes échantillonnés lors des campagnes terrains qui ont eu lieu en 2019 et 2021. Les échantillons seront ensuite préparés pour les analyses isotopiques du carbone, azote et des éléments traces en laboratoire. A la lumière des données, les possibles changements de la structure des réseaux trophiques seront analysés à travers l’application de modèles mixtes de mélange bayésiens (mixSIAR). Enfin, les liens entre les niveaux de contamination des différentes espèces et leur position trophique seront analysés. Ces comparaisons avant et après travaux et la salinisation du milieu seront analysées selon la méthode BACI (before, after, control, impact) et à l’aide d’outils statistiques (logiciel R). Les résultats permettront de mieux comprendre les effets des modifications de l’écosystème initial et d’adapter les stratégies de gestion futures du marais.

Projet de travail du stagiaire:

– Traiter des échantillons biologiques (dissection, préparation à l’analyse isotopique et élémentaire trace)
– Conduire des analyses statistiques (stats inférentielles, analyses multivariées…) sous R pour traiter les données environnementales, biologiques et écologiques. Une expérience (ou formation) en analyses statistiques des réseaux trophiques (e.g. SIAR) sera fortement appréciée.
– Analyser et interpréter les résultats des analyses (carbone, azote et métaux)
– Collaborer étroitement avec les scientifiques du projet en écologie étudiant le rôle des compartiments biologique dans ce marais
– Rédiger un rapport scientifique sous la forme d’un draft de publication.
– Mettre en perspective les méthodologies et les résultats obtenus dans le contexte interdisciplinaire du projet PAMPAS en initiant des discussions avec les collègues de sciences humaines et sociales du projet- Préparer une communication orale de son travail pour l’obtention du diplôme, et également en vue de diffuser les résultats à la communauté scientifique (a minima celle du laboratoire d’accueil) et aux partenaires du projet PAMPAS (e.g. Ville de La Rochelle)

Profil Recherché:

– M1 en formation M2 en écologie, idéalement aquatique, ou en statistiques pour l’écologie
– Maîtrise de l’outil R, de la manipulation de bases de données et des analyses statistiques pour l’écologie des communautés et des populations
– Aptitudes pour le travail collaboratif
– Rigueur, autonomie, curiosité, organisation, goût pour le travail de laboratoire (terrain et paillasse)
– Bonnes capacités rédactionnelles en français et en anglais (B2)
– Permis B apprécié

Période de stage: 6 mois de mars à août 2022 (flexibilité possible en fonction du calendrier de la formation)
Accueil et lieu de stage: Laboratoire LIENSs (Littoral Environnement, Sociétés) – CNRS/ La Rochelle Université, 2 rue Olympe de Gouges, 17000 La Rochelle. La convention de stage sera établie avec le CNRS
Travail en présentiel au laboratoire et déplacements sur les terrains d’études

Gratification de stage : 590€ par mois environ, selon la grille CNRS 2022

Encadrement : l’étudiant/e sera encadré par Lauriane Bergeon, Mireia Kohler (doctorantes en écologie, LIENSs) et Adélaïde Lerebours (enseignante-chercheuse en écotoxicologie, LIENSs)

Modalités de candidature:

Envoyer un CV, une lettre de motivation, les relevés de notes de Licence, Master 1 et celles déjà obtenues en M2 à lauriane.bergeon@univ-lr.fr ET mireia.kohler_pacino@univ-lr.fr ET adelaide.lerebours@univ-lr.fr ET christine.dupuy@univ-lr.fr ET elodie.reveillac@univ-lr.fr ET thomas.lacoue-labarthe@univ-lr.fr ET marie.vagner@univ-brest.fr
Date limite de candidature : 17 décembre 2021

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.