Nous cherchons à monter une demande de financement pour une thèse doctorale CIFRE INRAE-Bordeaux Métropole. Le financement n’est pas encore acquis, car le dossier est à monter avec la personne intéressée. Si vous êtes intéressés par cette proposition, merci d’envoyer CV et lettre de motivation à Annabel Porté.

Résumé (10 – 15 lignes)
La thèse portera sur l’analyse de la structure et de la diversité de la forêt urbaine, au sein de la matrice du bâti, sa vulnérabilité vis-à-vis des stress abiotiques (sécheresse, température) afin d’évaluer son hétérogénéité dans le territoire et d’identifier ses forces et faiblesses en terme d’équité vis-à-vis des populations et sa durabilité face au changement climatique.
Elle repose sur une association d’analyse de données déjà disponibles (inventaires de Bordeaux Métropole, bibliographie), la réalisation d’inventaires écologiques, de mesures écophysiologiques au laboratoire et sur le terrain.
Nos hypothèses sont que la forêt urbaine pourra contribuer à adapter les villes au changement climatique de façon durable, d’une part si elle est elle-même résistante à l’accroissement prévu des stress estivaux, et d’autre part si elle est spatialement et équitablement répartie dans la ville et vis-à-vis des populations.

Le premier objectif de la thèse sera de déterminer les caractéristiques de la Forêt Urbaine en terme de diversité spécifique, intra-spécifique et organisationnelle pour identifier les zones d’implantation prioritaires pour assurer sa durabilité dans le futur. (1.1) A partir de l’analyse des bases de données de la Métropole, une analyse spatialisée par maille permettra d’évaluer l’hétérogénéité de son implantation au sein de la Métropole, d’identifier les zones de vulnérabilités pour les habitants ou les arbres. L’indice de vulnérabilité sera créé sur une base multicritère, associant la diversité des arbres dans la maille (richesse, abondance, âge) et les caractéristiques de la matrice urbaine (imperméabilité, EPT ou espaces arborés, type de propriété). (1.2) Pour appréhender la diversité génétique intra-spécifique, nous proposons d’associer une analyse d’archives (bon d’achat des arbres par BM) et d’enquêtes auprès des fournisseurs pour identifier les zones de provenances des arbres plantés, à une analyse de génétique quantitative. Des graines récoltées sur les 5 espèces dominantes de la forêt urbaine seront élevées en chambre climatique, comparées (germination, croissance, physiologie) à des populations forestières, afin d’évaluer les différences de diversité intra-spécifique.
Le second objectif sera de quantifier la vulnérabilité de la forêt urbaine sous climat actuel et sous climat futur, en caractérisant les marges de sécurité physiologiques des espèces présentes sur le territoire de la Métropole. Les MSP caractérisent les écarts entre les seuils de stress subis sur le terrain par les arbres et les seuils de disfonctionnement intrinsèque, tel que cavitation du xylème (HSM), mort cellulaire, chute des feuilles (2.1) Une analyse de la bibliographie scientifique visera à synthétiser les connaissances actuelles sur les capacités adaptatives des espèces principales de le forêt urbaine (2.2) des mesures de vulnérabilité aux stress hydrique et thermique seront réalisées, sur le terrain de façon non destructive (conductance stomatique, fluorescence des photosystèmes, couleur des feuilles) et au laboratoire de façon destructive sur des branches prélevées sur les arbres urbains (résistance à la cavitation, contenu en eau). La phénologie foliaire, notamment l’état du houppier en période estivale (coloration et perte de feuilles), sera suivie par photographie et analyse d’image (Phenopix R Package, Filippa et al. 2016). Le maintien ou la perte du houppier durant les périodes de stress hydrique et thermique permettra d’évaluer les capacités des arbres à contribuer aux îlots de fraîcheur estivale. Les suivis seront réalisés au sein des différentes structures de plantations utilisées en ville : arbres d’alignement isolés ou groupés (dont place, bois et micro-forêts), sols perméables ou non. Des propositions pourront être réalisées (changement d’espèces, changement de pratiques de plantation, changement de législation PLU) afin d’accroître la résistance de la forêt urbaine.

Profil recherché : master ou ingénieur en agronomie / écologie / foresterie, avec goût et si possible expérience, en recherche en biologie / écophysiologie des plantes. Utilisation de SIG et R (analyses de données, statistiques, ajustement de modèles). Anglais lu / écrit.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: annabel.porte@u-bordeaux.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.