Mots clefs : activités agricoles, biodiversité, agro-écosystèmes, oiseaux, dynamique de populations.

Contexte :
Aujourd’hui, le constat de l’érosion de la biodiversité dans les milieux agricoles ne fait plus de doute. L’enjeu de la préservation/restauration de la biodiversité suscite une mobilisation croissante de la part de nombreux acteurs. Mais au-delà de la volonté d’agir pour cette cause, se pose une question majeure : comment faire pour atteindre des objectifs ambitieux en matière de biodiversité à obtenir demain ?
En milieu agricole, depuis une vingtaine d’années, des initiatives ou réseaux ont vu le jour en France, portés par des collectifs d’agriculteurs, des associations de protection de la nature ou des organismes de développement agricole (ex. projet IBIS, réseau Agrifaune, programme « Des Terres et des Ailes »). Ces initiatives se basent sur des diagnostics de biodiversité et des conseils prodigués aux agriculteurs dans un souci d’optimisation et de diffusion des « bonnes pratiques » et de « bons aménagements » à réaliser sur leur exploitation. Le constat qui se dégage est cependant le manque d’outil » pour accompagner ces acteurs dans leur gestion de la biodiversité. C’est sur ce point que les instituts techniques ou les instituts de Recherche peuvent jouer un rôle, en mobilisant des dispositifs expérimentaux ou des Zones ateliers, pouvant servir de support à ces recherches. Il s’agit notamment de pouvoir éclairer les agriculteurs sur l’efficacité des mesures qu’ils mettent en œuvre et sur le temps de réponse de la biodiversité aux changements qu’ils opèrent.
La ferme expérimentale INRAe de Saint Laurent de la Prée (SLP) est notre cas d’étude. Elle se situe dans les marais littoraux de la Charente-Maritime, porteurs d’enjeux environnementaux forts, notamment vis-à-vis de la biodiversité. Depuis 2009, une transition agro-écologique est conduite sur cette ferme à travers son programme Transi’marsh. Des actions en faveur de la biodiversité y sont menées.

Descriptif et objectifs du stage :
Le/la stagiaire aura pour mission principale d’analyser la réponse de la biodiversité aux changements réalisés sur la ferme dans le cadre de sa transition agro-écologique. Son travail se concentrera sur les oiseaux dont les suivis existent depuis 2009. Il s’agira :
– A partir des données déjà disponibles, de comparer les évolutions des populations d’oiseaux au cours de trois périodes représentatives de trois stratégies de gestion de la biodiversité sur l’exploitation.
– D’analyser ces évolutions au regard des évolutions de populations d’oiseaux observées sur des sites proches au cours de la même période (sites Natura 2000, données de l’Observatoire Agricole de Biodiversité, etc).
– De proposer des indicateurs de résultat des évolutions de la biodiversité qui puissent être remobilisés dans le cadre d’une démarche de gestion adaptative de l’exploitation avec une logique de résultats pour la biodiversité.
– De discuter ces indicateurs de résultat au regard du temps de réponse observé aux changements de gestion de l’exploitation qui ont eu lieu au cours des 12 dernières années (à partir de quel seuil / existant voit-on un gain, quels indicateurs sont les plus pertinents pour l’action, comment différencier les effets annuels des effets à long terme ?).

Le/la stagiaire participera aux réunions de bilan de la démarche de gestion adaptative mise en œuvre sur l’exploitation. Le/la stagiaire participera à la collecte et l’analyse des données de biodiversité qui seront réalisés en 2022.

Méthodes : les méthodologies standard de suivi de la biodiversité seront appliquées (ex. points d’écoute pour les oiseaux). Les méthodes de statistiques inférentielles seront également mobilisées dans ce stage.

Compétences requises : connaissances en écologie. Un/une stagiaire avec un profil « naturaliste » (ou ornithologue) serait un plus, mais la connaissance des espèces animales et végétales n’est pas requise dans la mesure où le/la stagiaire sera accompagnée d’agents INRAe compétents sur le sujet. Le/la stagiaire doit avoir une bonne capacité d’organisation et le goût pour les analyses de données (statistiques). Permis B. Le/la stagiaire effectuera son travail sur l’UE de SLP ; il/elle pourra être amené(e) à se déplacer avec un véhicule d’INRAe sur un terrain proche de la ferme expérimentale.

Encadrement : Le/la stagiaire travaillera en étroite collaboration avec une ingénieure (Daphné Durant – écologue dans l’UE à Saint Laurent de la Prée) et une chercheuse (Aude Barbottin – agronome et agro-écologue dans l’UMR SAD-APT à Grignon). Il/elle aura également comme autres interlocuteurs les 4 technicien(ne)s de recherche de l’équipe « Biodiversité ».

Rémunération : allocation de stage d’environ 560 euros net/mois. S’il y a de la place, possibilité de louer une chambre dans le bâtiment stagiaires de l’unité (à Saint Laurent de la Prée).

Pour de plus amples renseignements ou pour poser votre candidature (CV et lettre de motivation), merci d’envoyer un mail à : Daphné Durant, daphne.durant@inrae.fr (05 46 82 10 50) ou à Aude Barbottin, aude.barbottin@inrae.fr (01 30 81 52 38).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: daphne.durant@inrae.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.